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Le Divan familial

2005/2 (N° 15)

  • Pages : 250
  • ISBN : 9732848350814
  • DOI : 10.3917/difa.015.0177
  • Éditeur : In Press


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Introduction

Le poids de l’opinion

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Après un nombre d’articles sur le phénomène sectaire, je ne sais toujours pas comment introduire ce thème. À l’analyse, je pense que cet embarras a deux sources. La première est assez banale : un article, c’est trop court pour donner ne serait-ce qu’une vague idée de la complexité du phénomène sectaire, il y faudrait tout un ouvrage (d’ailleurs en cours d’écriture). Une seconde source d’embarras, c’est d’avoir constaté de façon récurrente que ni mes nombreuses observations cliniques (Maes, 1997, 1999, 2002b, etc.), ni les résultats des deux recherches scientifiques que j’ai dirigées de 1996 à 2001 (Maes, 2001b), n’arrivent jamais tout à fait à bousculer certains préjugés sur le phénomène sectaire. Ce phénomène est devenu, pendant les années 1970, en même temps que le phénomène toxicomaniaque (Ehrenberg, 1995, etc.) et sans doute assez parallèlement, un phénomène de société, donc un sujet de polémique. L’opinion importe plus que l’observation, parce que l’opinion que chacun d’entre nous s’est faite sur le phénomène sectaire est un reflet de son opinion sur la société dans laquelle il vit.

Un exemple : de la différence entre les sectes et les religions

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L’exemple le plus trivial de ce que je viens de dénoncer, c’est la question de la différence entre les sectes et les religions, que les religieux résolvent en disant que les sectes sont des « nouveaux mouvements religieux » (NMR) et les laïques en disant que « les religions sont des sectes qui ont réussi ». Or, affirmons-le d’emblée, le phénomène sectaire est fondamentalement non religieux. Tout d’abord, il existe de nombreuses sectes dont les croyances ne sont pas de nature religieuse. Ensuite et surtout, les croyances comptent moins que les rituels (Hassan, 1995, Abgrall, 1996, Fournier et Monroy, 1999, etc.). En ce qui me concerne, je crois fermement que certains rituels poussent à l’autonomie, d’autres à la dépendance, et que les rituels sectaires sont clairement du second type.

La prétention des sectes à être une famille pour leurs adeptes

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Je vais donc tâcher de repérer, parmi les différents résultats des recherches que j’ai dirigées, des éléments qui me semblent démontrer que la dépendance à une secte est une des façons dont il peut advenir que le sujet post-moderne essaie de répondre à l’évolution des familles. Une première piste me semble être cette prétention qu’ont toutes les sectes d’être pour leurs adeptes une nouvelle famille, voire carrément leur « vraie » famille. J’ai montré ailleurs à quel point cette prétention pouvait relever de l’escroquerie pure et simple (Maes, 2001a). Quoi qu’il en soit, et avant de rentrer dans le vif du sujet, il me semble utile de s’attarder sur le profil des adeptes.

Le profil des adeptes

Profil individuel

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Un premier préjugé courant sur les sectes, c’est que pour se laisser embrigader, il faut être bête, faible ou fou. Au fil de mes recherches, je suis arrivé à la certitude que c’est tout le contraire : un individu bête, faible ou fou est immunisé, du simple fait qu’il n’intéresse aucun recruteur. Sauf s’il est riche. Nous avons fait passer le Rorschach et le TAT à une population représentative de 25 ex-adeptes. Il en ressort 23 profils névrotiques, 2 profils borderline et aucun psychotique. Je me souviens d’une psychotique qui s’estimait victime d’une secte, parce que ladite secte n’avait pas voulu d’elle! Je pense qu’il ne faut pas s’imaginer les adeptes étayés narcissiquement par le gourou, mais ce dernier, dont le profil relève probablement de la perversion narcissique, étayé par les adeptes. Un peu comme un lierre qui ne parasiterait pas un seul arbre, mais toute une forêt.

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Le plus souvent, l’adepte potentiel est un idéaliste, et souvent aussi quelqu’un qui, au moment où il est recruté, traverse une phase de crise identitaire. Par exemple, un deuil. Ou encore, le passage d’une phase de vie à une autre. Ici, on pourrait s’interroger sur la responsabilité d’une société dans laquelle il n’y a presque plus de rituels de passage susceptibles de soutenir les grandes crises de la vie. Ma première hypothèse sera donc que les adeptes cherchent dans la secte les rituels qui manquent dans la société. Malheureusement pour eux, ce ne sont pas des « rituels d’appartenance », mais ce que Neuburger (1985) appelle des « rituels d’inclusion ». Ils n’initient dès lors pas un rapport au semblable, à un « objet a » selon Lacan, mais un rapport au même (Maes, 2002b). Ce qui a pu faire dire à certains observateurs du phénomène sectaire que l’idéal sectaire était un idéal de clonage.

Profil familial

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La plupart des familles d’origine rencontrées par mon service sont peu pathogènes, et présentées par nos sujets comme unies et chaleureuses. Certaines d’entre elles cultivent une pudeur émotionnelle et, en particulier, ont des difficultés à gérer les conflits. Ce qui recoupe les données récoltées sur le profil individuel, affichant pour un certain nombre de nos sujets des difficultés dans le contrôle des affects et dans la gestion de la vie pulsionnelle. Ma deuxième hypothèse est que l’expression de croyances remplace, chez les adeptes, l’expression des émotions. Le problème, c’est qu’en pratique, les rituels sectaires sont construits de telle façon qu’ils provoquent des décharges émotionnelles tellement intenses qu’elles débordent presque immanquablement le pare-excitation.

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La plupart des familles dites nucléaires ont un fonctionnement démocratique. Par recoupements statistiques, nous avons été amené à formuler une troisième hypothèse qui est qu’une cause d’entrée en secte pourrait bien être la difficulté à gérer le modèle démocratique au quotidien. Cette hypothèse s’avère d’autant plus intéressante que certaines observations plus sociologiques lient le développement du sectarisme aux avatars du néo-libéralisme et de la démocratie des Droits de l’homme (Fournier et Picard, 2002, Michel, 1999, etc.). Là encore, l’idéal sectaire ne tient pas ses promesses, puisque l’autorité du gourou, loin de servir de tiers pacifiant par l’émission d’interdits œdipiens, émet une série d’obligations incestuelles. À bien des égards, on pourrait dire ici que la toute-puissance du gourou conspire contre la fonction paternelle. Concrètement, cela donne par exemple l’obligation de surveiller les actes et les idées des pairs, ce qui crée une ambiance de suspicion. Comme par ailleurs il est interdit de remettre en question l’idéal, il se développe entre les adeptes toute une conflictualité impossible à dire, voire à penser. Si l’adepte est angoissé, on lui apporte de l’aide, mais les ex-adeptes ressentent cette aide, rétrospectivement, comme tout à fait inadéquate et surtout très culpabilisante : on lui demande plus d’investissement dans l’idéal, et on accompagne cette demande d’un certain nombre de rappels doctrinaux.

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De façon générale, l’étude des modalités de gestion de l’angoisse au sein des groupes observés donne l’impression d’un clivage entre la secte, extension du gourou, qui fonctionne sur un mode narcissique, et les adeptes qui fonctionnent sur un mode libidinal. Ici, je vais me permettre de citer Racamier sur la séduction narcissique : « La mère incestuante éprouve moins d’intérêt pour les actes que pour les pensées. (Il est bien vrai que les conduites relèvent de la loi, et que la loi est faite en vertu de l’ordre paternel.) De la part d’un objet narcissiquement élu, elle entend qu’il se conforme à ce qu’elle pense, à ce qu’elle affirme » (Racamier, 1995, p. 80). Il définit également un surmoi incestuel : « Cette instance est une héritière de la séduction narcissique. […] Coordonnant étroitement l’exigence et l’interdit, elle exige de croire tout en interdisant de savoir. […] Elle interdit mais ne protège pas. […] Elle présente la vérité comme une faute, la pensée comme un crime, et les secrets comme intouchables » (ibid., p. 95-96). C’est tout à fait comme cela que les choses se passent dans une secte.

L’emprise sectaire

Les mécanismes de clivage

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D’autres recoupements démontrent la coexistence, chez un grand nombre d’adeptes, de mécanismes de clivage avec une structure névrotique. Dans le cas de nos sujets structurés sur un mode plus hystérique, il a pu s’agir de faire l’économie de leur ambivalence. Par contre, dans le cas de nos sujets structurés sur un mode plus obsessionnel, il apparaît assez clairement qu’il s’agit de clivages post-traumatiques (Ferenczi, 1919, 1934, etc.). De tous les ex-adeptes, on peut dire que leur expérience en secte les a « hystérisés » (Maes, 1998), du moins si l’on se réfère aux théories que Breuer et Freud défendaient dans les Études sur l’hystérie en 1895. Pour la petite histoire, rappelons que Freud a pris le contre-pied de ces théories dès 1896 dans son « Étiologie de l’hystérie », mais qu’un certain nombre de ses contemporains y sont restés fidèles, à commencer par Ferenczi (1919, etc.)

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On observe par ailleurs de nombreuses « lignes de partage » à la fois au sein des sectes, entre les sectes et les familles, et au sein des familles en réaction au traumatisme ressenti à l’entrée d’un de leurs proches dans une secte. Ces « lignes de partage », Minuchin (1974) les aurait qualifiées de « frontières rigides », je n’ai personnellement pas hésité à y voir ce que j’ai appelé des « clivages systémiques » (Maes, 2001a, 2002b, etc.). L’idée me vient de Racamier, qui disait le clivage « contagieux » (1995, p. 102) : pour lui, si le clivage apparaît au niveau intrapsychique comme mécanisme de défense, il apparaît également, plus ou moins rapidement, comme modalité structurelle du groupe. Cela dit, l’honnêteté scientifique me pousse à relever que la définition des mécanismes de clivage est un sujet polémique en soi. Je conseille, à ce sujet, le numéro spécial de la Revue française de psychanalyse consacré aux clivages (Collectif, 1996), ainsi que le plus récent Clivage et modernité, de Chemama (2003), qui défend entre autres l’idée que le développement actuel des maladies narcissiques nous oblige à repenser le concept de clivage.

La comparaison avec la toxicomanie

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Ma quatrième hypothèse est que les mécanismes à l’œuvre dans la dépendance à une secte sont les mêmes que dans les toxicomanies, autre fléau de notre époque. Me référant aux travaux de Rosenfeld (1960) et à d’autres qui s’en inspirent, j’ai défendu à plusieurs reprises l’idée que la dépendance psychologique à un produit ne dépend pas du produit lui-même mais de l’alternance dans la vie du toxicomane d’états d’extase et d’états de manque, alternance qu’on trouve également dans la vie de l’adepte de secte. Je vois là comme une dimension dynamique du mécanisme de clivage (Maes, 2001a, etc.). Perrone et Nannini (1995), à propos de l’emprise en contexte violent, rendent compte du même phénomène par le concept de « totémisation ».

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Partant de cette hypothèse, j’ai tenu à insérer dans une de nos recherches une mesure du positionnement des adeptes par rapport à l’incomplétude et au vide, ceci avant, pendant et après l’inclusion sectaire. On sait que la drogue creuse sans cesse le vide social dans lequel se trouve le drogué, et finit par être, comme le résume le chanteur Mano Solo, « la femme de ceux qui n’en ont pas ». Conclusion : on trouve exactement le même syndrome de manque chez les ex-adeptes que chez les drogués…

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Une autre question importante dans le cadre de la même hypothèse me semblait celle de la temporalité sectaire, circulaire comme celle des toxicomanes (Neuburger, 1988). Avec, ici aussi, un clivage : le passé familial de l’adepte est honteux, le passé de la secte est glorieux. Et même deux : le passé de l’adepte est tout noir, le futur de la secte, et par conséquent le futur de l’adepte au sein de la secte, est tout blanc. Avec pour conséquence une espèce d’apologie du passage à l’acte : le présent étant « supposé parfait », il doit être répété, éternellement, comme une espèce de rituel de pureté.

Le concept de co-adepte

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La comparaison ne s’arrête pas là : je suis persuadé qu’il existe une co-dépendance sectaire, au même titre qu’une co-dépendance alcoolique ou toxicomaniaque (cf. Maes, 2000, etc.). J’ai observé à maintes reprises que si les adeptes sont dans une dépendance « positive » à la secte, c’est-à-dire ont toutes leurs pensées occupées par une secte qu’ils jugent être l’incarnation du bien, ceux que j’appelle les « co-adeptes » sont, eux, dans une dépendance négative à la secte, c’est-à-dire ont toutes leurs pensées occupées par une secte qu’ils jugent être l’incarnation du mal. L’ensemble de mon modèle d’intervention part de ce concept : je propose des thérapies avec toute la famille sauf l’adepte, pendant lesquelles j’œuvre à réduire la dépendance des co-adeptes. Quand cette thérapie réussit, elle a invariablement un effet sur l’adepte, qui quitte la secte, ou à défaut retrouve une relation familiale satisfaisante pour tous.

De la culpabilité à la responsabilité

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En ce qui concerne la thérapie de l’ex-adepte (cf. Maes, 2002a), il faut procéder en deux étapes : d’abord une déculpabilisation et un étayage (reconnaître et même établir son statut de victime), ensuite seulement une responsabilisation/subjectivation (renoncer à une réparation qui vienne de l’extérieur, afin de reprendre en main « la capitainerie de son âme »). Mais rien n’est simple avec le phénomène sectaire, et les résultats d’une de nos recherches laissent entendre que, si les adeptes se sentent culpabilisés au sein de la secte, ils se sentent responsabilisés plus encore. Nous avons d’abord voulu croire que nos sujets avaient mal compris la différence entre la culpabilité et la responsabilité. Puis nous nous sommes rendu compte que c’était nous qui étions passé à côté d’une dimension importante du phénomène sectaire : si le groupe décide à la place de l’adepte, cela ne veut pas dire qu’il ne soit pas responsable de ses actes. Ainsi, si ses actes sont suivis de conséquences négatives, la responsabilité ne retombe pas sur celui qui a décidé (le gourou ne peut par définition pas s’être trompé), mais sur celui qui a mis la décision en œuvre (c’est lui qui a dû se tromper, également par définition).

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Cette nuance m’amène à formuler une cinquième hypothèse, dont je dois signaler qu’elle colle parfaitement à l’observation objective de l’entrée en secte des adeptes d’à peu près toutes les sectes : le désir du futur de l’adepte, c’est très fondamentalement de devenir plus responsable qu’il ne l’était. Mais ici encore, son désir sera perverti, puisqu’il ne sera pas responsable de son propre désir, mais de celui d’un autre. Cela dit, nous observons par ailleurs que si la responsabilité augmente après l’entrée en secte, dans la plupart des cas, elle ne retombe pas après la sortie, mais tend à se déplacer du groupe au sujet. C’est ce déplacement que nous essayons de soutenir.


Bibliographie

  • Abgrall J.-M. (1996), La mécanique des sectes, Paris, Payot.
  • Breuer J. et Freud S. (1895), Études sur l’hystérie, Paris, PUF, 1956.
  • Chemama R. (2003), Clivage et modernité, Ramonville Saint-Agne, Erès.
  • Collectif (1996), Les clivages. Revue française de psychanalyse, 60, numéro spécial congrès, Paris, PUF.
  • Ehrenberg A. (1995), L’individu incertain, Paris, Calmann-Lévy.
  • Ferenczi S. (1919), Psychanalyse des névroses de guerre, Psychanalyse III, Paris, Payot, 1974, p. 27-43.
  • Ferenczi S. (1934), Réflexion sur le traumatisme, Psychanalyse IV, Paris, Payot, 1982, p. 139-147.
  • Fournier A. et Monroy M. (1999), La dérive sectaire, Paris, PUF.
  • Fournier A. et Picard C. (2002), Sectes, démocratie et mondialisation, Paris, PUF.
  • Freud S. (1896), L’étiologie de l’hystérie, in Névrose, psychose et perversion, Paris, PUF, 1999, p. 83-112.
  • Hassan S. (1995), Protégez-vous contre les sectes, Monaco, Éditions du Rocher.
  • Maes J.-C. (1997), Les couples sectaires, in Thérapie familiale, 18, p. 95-107.
  • Maes J.-C. (1998), L’hystérisation sectaire, Psychothérapies, 18, p. 171-178.
  • Maes J.-C. (1999), La collusion sectaire, Dialogue, 145, p. 27-50.
  • Maes J.-C. (2000), Dépendance et co-dépendance à une secte, Thérapie familiale, 21, p. 111-127.
  • Maes J.-C. (2001a), Famille et sectes, Cahiers critiques de thérapie familiale et de pratiques de réseaux, 27, p. 203-225.
  • Maes J.-C. al (2001b), Santé mentale et phénomène sectaire, Commission Communautaire Française, Bruxelles.
  • Maes J.-C. (2002a), Aux prises avec l’emprise sectaire, Commission Communautaire Française et Question Santé, Bruxelles.
  • Maes J.-C. (2002b), La chose sectaire, in Psychothérapies n° 22, p. 175-188.
  • Michel J. (1999), L’attitude sectaire ou la négation du droit, in Denis P. et Schaeffer J. et al., Débats de psychanalyse : « Sectes », Paris, PUF, p. 71-92.
  • Minuchin S. (1974), Familles en thérapies, Belgedis, Paris, 1983.
  • Neuburger R. (1988), L’irrationnel dans le couple et la famille, ESF, Paris.
  • Perrone R. et Nannini M. (1995), Violence et abus sexuels dans la famille, Paris, ESF, 2000.
  • Racamier P.-C. (1995), L’inceste et l’incestuel, Paris, Éditions du Collège.
  • Rosenfeld H. (1960), La toxicomanie, in États psychotiques, Paris, PUF, 1976.

Résumé

Français

De deux recherches menées sur le profil individuel et sur le profil familial des adeptes de sectes, l’auteur de cet article a essayé de tirer cinq hypothèses quant aux métamorphoses familiales pouvant expliquer que le phénomène sectaire ait pris, dans le courant des années 1970, l’ampleur d’un phénomène de société.

Mots-clés

  • rituel
  • croyance
  • démocratie
  • dépendance
  • responsabilité

English

Family evolution and the sect phenomenonThe author has conducted two studies about the individual and familial profile of cult followers. From these studies, he tries to infer five hypotheses about family metamorphoses that can explain that cult phenomena have become a societal phenomenon during of seventies.

Keywords

  • ritual
  • belief
  • democracy
  • dependency
  • responsibility

Español

Evolución de la familia y fenómeno sectarioDe dos investigaciones llevadas a cabo acerca del perfil individual y familiar de los adeptos de sectas, el autor intenta extraer cinco hipótesis en cuanto a las metamorfosis familiares que podían explicar que el fenómeno sectario haya tomado, en el transcurso de los años setenta, la amplitud de un fenómeno de sociedad.

Palabras claves

  • ritual
  • creencia
  • democracia
  • dependencia
  • responsabilidad

Plan de l'article

  1. Introduction
    1. Le poids de l’opinion
    2. Un exemple : de la différence entre les sectes et les religions
    3. La prétention des sectes à être une famille pour leurs adeptes
  2. Le profil des adeptes
    1. Profil individuel
    2. Profil familial
  3. L’emprise sectaire
    1. Les mécanismes de clivage
    2. La comparaison avec la toxicomanie
    3. Le concept de co-adepte
    4. De la culpabilité à la responsabilité

Pour citer cet article

Maes Jean-Claude, « Évolution des familles et phénomène sectaire », Le Divan familial 2/ 2005 (N° 15), p. 177-185
URL : www.cairn.info/revue-le-divan-familial-2005-2-page-177.htm.
DOI : 10.3917/difa.015.0177

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