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Gestalt

2012/2 (n° 42)


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INTRODUCTION

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« Humour et entreprise » (entreprise au sens large d’organisation), un hors-sujet, un paradoxe, une antinomie ? « Ça ne rigole pas », dans les entreprises, au propre comme au figuré – voilà une représentation plutôt commune. David Autissier et Élodie Arnéguy ont réalisé en 2010 une enquête sur les salariés français et l’humour. Les têtes de chapitre de leur ouvrage sont parlants : « Des salariés français en manque d’humour », « Les constats : pas assez d’humour », ou encore « Les pratiques : l’humour se heurte au sérieux de l’entreprise ».

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Des questionnements ont surgi dans l’atelier que nous avons proposé lors des Journées de la SFG sur le thème de l’humour. L’humour serait-il un « outil » de communication des directions pour « manipuler » leurs équipes ? Quid de la relation de l’humour au pouvoir et à la séduction ? Et si l’humour pouvait aussi être une arme ? Mais peut-être l’humour permettrait-il de remettre de l’humain au sein des entreprises ? Une vraie curiosité a animé les participants sur cette question.

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Le PDG d’une des plus grandes entreprises mondiales d’informatique va ouvrir le colloque annuel auquel participent des centaines de managers de son entreprise. Il entre sur scène accompagné d’une musique tonique et rythmée, sautant dans tous les sens devant le parterre de ses collaborateurs pendant une petite minute, pour s’approcher du milieu de la scène quand la musique prend fin, essoufflé, transpirant, s’appuyant sur le pupitre pour reprendre son souffle tout en affichant un visage rieur et dévisageant le parterre. Lorsqu’au bout d’une trentaine de secondes, il récupère une parole plus fluide, le souffle retrouvé, son visage est encore hilare et il prononce ces mots d’ouverture du congrès : « I only have four words to tell you : I… love… this… company ! ».[1][1] « Je n’ai que quatre mots à vous dire : j’aime… cette…...

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En commençant notre atelier avec la projection de cette vidéo résumée en quelques mots ci-dessus, notre intention est de surprendre à partir d’un regard décalé sur humour et entreprise, et ouvrir la réflexion.

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Surpris par ce qui est tellement éloigné du référentiel français sur l’entreprise, cette vidéo soulève des questions chez les participants : cette manière de faire n’est-elle pas une tentative de manipuler, de séduire, de « galvaniser ses troupes » ? Vise-t-elle le sentiment d’appartenance à l’entreprise ? Finalement n’est-ce pas se ridiculiser en s’exposant ainsi ? Et puis, flûte, ça ne donne pas envie de travailler dans cette entreprise. Pourtant, il s’agit d’une des entreprises reconnues comme « où il fait bon vivre » [2][2] Palmarès France 2012 des entreprises où il fait bon.... Alors ?

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Cela nous permet un premier constat : l’humour est culturel et donc contextuel. Ce qui peut nous choquer en tant que Français dans la manière dont ce dirigeant américain se met en scène – s’imagine-t-on seulement quelques instants un des grands patrons du CAC40 ouvrir un des colloques annuels avec ses collaborateurs français sous cette forme ? – fait partie de l’humour « à l’américaine ». C’est-à-dire qu’on y a pour habitude de s’exposer sous forme d’humour dans un certain cadre, et cela commence par le Président des États-Unis. Celui-ci tient chaque année, et cela depuis 1924, un gala des correspondants de presse de la Maison Blanche, et l’exercice d’autodérision du Président y est attendu avec curiosité et… humour.

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Dans cet article, nous rappellerons dans un premier temps les deux grands axes « classiques » des études sur l’humour : le regard psychologique et le regard sociologique. Nous proposerons dans un deuxième temps un regard gestaltiste sur l’humour. Cela introduira l’humour comme système de communication ayant une fonction de contact au sens gestaltiste et s’inscrivant dans un processus et une temporalité (plutôt qu’en tant qu’événement ponctuel, technique et/ou stratégie). Nous proposerons pour clore de faire lien avec le monde de l’entreprise en soulevant la question de l’humour, pour l’intervenant gestaltiste, en tant que forme émergente à accompagner et/ou comme une modalité d’intervention.

QU’EST-CE QUE L’HUMOUR ?

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Le terme « humour » est apparu au cours du XVIIe siècle en Angleterre pour désigner « à partir du sens de tendance, inclination, trait de caractère, celui de tempérament enjoué, gaîté, aptitude à voir ou à faire voir le comique des choses »[3][3] Centre National de Ressources Textuelles et Lexica.... César de Saussure propose, dans Lettres et voyages, 1728 : « mots piquants à double entente que les Anglois appellent humours » [4][4] Ibid..

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Gérard Rabinovitch [5][5] Communication lors des Journées de la SFG, mars 20... rappelle comment en Angleterre s’est opéré un glissement sémantique du nonsense vers la possibilité d’un rire de soi, un rire qui s’observe dans les comédies sur les humeurs (personnages du colérique, du bileux, …). Les Grecs anciens, eux, cultivaient de leur côté le rire moqueur, l’ironie, un rire de et sur l’autre.

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Il s’en dégage deux grands types d’humour, celui du rire bienveillant sur soi (soit en tant que ridicule partagé soit en tant qu’auto-parodie, autodérision) cultivé notamment par les anglais et les juifs (« Entre Yom Kippour et la fête des Cabanes, le philosophe Gérard Rabinovitch analyse l’esprit particulier des plaisanteries juives, que l’on retrouve dans des écrits datés du XIIe siècle et qui se rapprocherait de l’humour anglais… » Libération, 2010), et celui de la raillerie cultivé notamment par la tradition gréco-latine.

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Nous retrouvons ces deux types d’humour toujours, aujourd’hui, à la rencontre de différents contextes culturels (Entreprise et Carrières, 2009). Les Italiens, les Français, par exemple, pratiquent préférentiellement un humour qui se moque des autres ; les Allemands, Américains, Britanniques rient davantage d’eux-mêmes (D. Autissier et É. Arnéguy, 2011). Cette donnée est indispensable à prendre en compte en tant qu’intervenant dans des contextes multiculturels (organisations, équipes, réunions internationales) où l’humour est à utiliser avec prudence pour éviter de heurter des sensibilités qui peuvent varier fortement. Un « fond commun culturel » partagé apparaît comme une condition nécessaire pour que l’humour puisse s’exprimer.

THÉORIES PSYCHOLOGIQUES ET SOCIOLOGIQUES DE L’HUMOUR

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Le constat précédent nous amène à regarder de plus près les études qui ont été faites sur la thématique de l’humour. Force est de constater qu’il en existe peu, et que la littérature disponible est à très grande majorité de langue anglaise.

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Pour la plupart, les études existantes prennent comme prisme soit l’axe psychologique et motivationnel, soit l’axe sociologique, et la majorité des écrits s’appuie sur ces deux axes (Owen H. Lynch, 2002). Nous proposons de les passer rapidement en revue.

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L’axe psychologique et motivationnel se centre sur le pourquoi de l’utilisation de l’humour et se situe à un niveau individuel.

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Il distingue trois théories majeures :

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  •   

    Théorie de la supériorité : elle entend l’humour comme permettant de garder le contrôle sur l’autre, qu’il s’agisse d’un humour dirigé contre les autres (le contrôle sur l’autre est alors direct, en se moquant de l’autre) ou contre soi (le contrôle sur l’autre est alors indirect : en me moquant de moi, je contrôle alors le rire de l’autre sur moi. C’est l’autodérision). Il a une fonction acceptable d’agresser socialement.

    L’humour de supériorité ainsi défini est vu comme mécanisme de contrôle (garder le contrôle sur l’autre) et comme mécanisme de résistance (dire son désaccord par rapport à une situation).

  • Théorie du soulagement : elle entend l’humour comme permettant la réduction des tensions, du stress. Cette théorie est notamment développée par Sigmund Freud en tant que pulsion : « Nous dirions que le rire se déclenche dans le cas où une somme d’énergie psychique, primitivement employée à l’investissement de certaines voies psychiques, a perdu toute utilisation, de telle sorte qu’elle peut se décharger librement. » (S. Freud, p.130).

  • Théorie de l’incongruité : elle entend l’humour comme ponctuant l’incohérence entre deux parties d’un récit, d’une situation, d’une question/réponse. Groucho Marx (Marx Brothers) disait de l’humour qu’il est « un raisonnement qui a déraillé ».

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L’axe sociologique des études qui existent sur l’humour se centre sur l’impact de l’humour et le considère comme lié à un contexte. Il définit l’humour comme dualiste par nature : si l’humour crée une polarité dans un système, il en crée simultanément la polarité opposée. Par exemple, en entreprise, des codes, normes et références communes permettent de créer de la cohésion dans un groupe (une équipe, un service, un site) tout en excluant de fait et automatiquement quelqu’un qui n’a pas connaissance et accès à cette référence, à cette « culture » commune.

L’HUMOUR COMME MODALITÉ DE CONTACT

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Le concept organisateur de la théorie de la Gestalt-thérapie est le « contact » : « contact désigne tout mouvement entre un organisme donné et son environnement, c’est-à-dire tout mouvement du champ » [6][6] Jean-Marie Robine, Cahiers n° 25, p. 97, organisme.... Ce mouvement-là, que ce soit aller-vers ou s’éloigner, constitue l’expérience (dans le sens « faire une expérience » [7][7] Jean-Marie Robine, 2004, p. 53), de cet organisme à la frontière-contact de cet environnement dans cette situation.

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En tant que gestalt-thérapeutes/gestaltistes, nous nous intéressons d’une part à la question du contact et notamment au comment du contacter, et d’autre part à la question de l’expérience en cours (« quelle expérience je fais dans ce contacter »).

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Le contact soulève deux questions, celle de la modalité (comment j’entre en contact, selon quelles modalités : par quoi, « ensemble des activités humaines : penser, agir, parler, s’émouvoir, explorer l’environnement, etc. » [8][8] Jean-Marie Robine, 2004, p. 97.) et celle du contenu (avec quoi j’entre en contact).

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L’expérience soulève la question du sens. Dans la théorie proposée par PHG, tout est « corps » avant de devenir expérience à la frontière-contact puis sens. Le processus du contact – « cycle » du contact [9][9] Jean-Marie Robine, 2004, p. 250-251 – modélise cette conception, voir par exemple James Kepner (Cahiers de Gestalt-thérapie n°3) et J.-M. Robine (Cahiers de Gestalt-thérapie n°25). L’expérience n’est pas sens. Une expérience en cours à la frontière-contact entre l’organisme et l’environnement est un événement, toujours continu [10][10] Jean-Marie Robine, 2004, p. 106, toujours en cours, qui prend forme en tant que rapport figure/fond.

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Un lieu commun semble penser l’humour comme modalité en tant que déflexion (Susan Jacobs, 2009).

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Notre hypothèse dans cet article est que l’humour est une forme émergeant à la frontière-contact entre un organisme et un environnement dans une situation donnée. Cette forme signe une expérience en cours à cette frontière-contact, expérience « saine » ou non en fonction de la présence ou non du mode ego.

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Posant cette hypothèse, nous suggérons dès lors que l’humour ne se limite pas à un mécanisme particulier de flexion (« Ce terme, emprunté à la linguistique, désigne l’ensemble des modifications subies par le signifiant des mots. Transposé au registre qui nous occupe, les variations de modalités, les déformations et autres fluctuations du contacter ainsi ne subissent pas l’opprobre que pourrait induire l’idée d’interruption. » (J.-M. Robine, Cahiers n°25, p.103) du contact, comme la déflexion, mais qu’il s’agit d’une expression toujours renouvelée d’expériences diverses à la frontière-contact.

GESTALT, HUMOUR ET INTERVENTION EN ENTREPRISE

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Repartons de l’exemple de la vidéo mentionnée en début de cet article et observons l’expérience que fait l’auditoire à partir de la forme (du comment) que prend l’arrivée sur scène de cette personne.

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Dans le parterre composé de ses employés et de ce que nous en percevons, nous pouvons imaginer des rires, de la légèreté, de l’hilarité. Chez les participants de notre atelier, nous avons perçu plutôt de l’agacement, du rejet et de la colère. Nous pouvons imaginer que l’expérience faite par ces deux publics a été différente. Ou plutôt, l’expérience vécue par chacun a été différente : la forme du contact du PDG a été perçue par certains comme humour, par d’autres comme manipulation, séduction, etc.

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L’intervenant gestaltiste en entreprise s’intéresse au « comment » le contact se fait. L’humour en tant que modalité possible du contacter attirera alors son attention, comme des formes d’émotion, des formes langagières, des mouvements et postures corporels, etc.

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Un premier axe auquel il pourra être attentif sera de « déplier » l’expérience en cours : « expliciter ce qui se passe, on dit déplier l’expérience. Nommer ce que j’observe, ressens, imagine va contribuer à développer la forme du contact. Il ne s’agit pas d’analyser le psychisme du client. Juste observer, nommer, faire des liens et développer la conscience de soi, de son corps, de la situation, de l’autre, coach ou coaché. » (Jean-Paul Sauzède, 2012).

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A l’occasion d’un séminaire de coaching d’équipe, l’intervenant et l’équipe qu’il accompagne ont travaillé toute la matinée pour faire émerger leur vision pour les années à venir, dont les priorités des deux prochaines années. L’intervenant a utilisé le support du dessin pour permettre d’explorer les pistes possibles, pour faire apparaître de nouvelles idées, pour trouver des images symbolisant la situation actuelle de l’équipe et la direction qu’elle souhaite prendre dans le cadre des objectifs plus globaux de l’entreprise. Les séquences de travail ont été actives et créatives de la part de l’ensemble des participants. C’est le moment du déjeuner et l’intervenant se rend compte que des blagues commencent à fuser… Le ton change. A l’ambiance très feutrée et retenue du matin vient se substituer une ambiance plus libérée teintée d’autodérision, d’anecdotes décalées et drôles, en lien avec les projets du moment au sein de l’entreprise…

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Au retour du déjeuner l’intervenant pourra reprendre et déplier avec l’équipe ce qu’il a observé : la différence de ton entre la matinée de travail et lors du déjeuner ; les formes d’humour qui ont émergé (autodérision, anecdotes, ironie… : nous renvoyons à titre d’exemples aux différentes formes d’humour mentionnées dans la première partie de cet article). Par expérience, nous notons que fréquemment, les temps de pause ne sont pas « remis au travail ». En regardant l’humour comme modalité du contact et forme émergente à accompagner dans la situation et donc cocréation, et en dépliant avec les protagonistes l’expérience en cours, l’intervenant pourra permettre de l’expliciter.

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Un second axe auquel pourra être attentif l’intervenant sera d’observer si, au travers de cette modalité qu’est l’humour, et la forme qu’il prend, il y a quelque chose qui in-siste pour ex-ister « Exister, qu’est-ce que ça veut dire ? Ca veut dire être dehors, sistere ex. Ce qui est à l’extérieur existe. Ce qui est à l’intérieur n’existe pas (…). Ce qui n’existe pas in-siste. Insiste pour exister. Tout ce petit monde se pousse à la porte du grand, du vrai monde. Et c’est autrui qui en tient la clef. » (Michel Tournier, cité par J.-M. Robine, 2004, p.58). Il pourra alors interroger ce qui se passe avec le client.

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A l’occasion de sa seconde séance de coaching individuel, Anna commence par une phrase prononcée sur un ton humoristique et sarcastique en évoquant le type de relation professionnelle qu’elle entretient avec son chef. « Mon chef m’a demandé de faire un coaching avec vous et j’ai bien failli ne pas venir à notre séance parce qu’il m’a donné un travail à faire juste avant notre séance alors qu’il savait que je venais vous voir. Je lui ai dit que c’est peut-être à lui de faire un coaching et pas à moi ! »

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Le coach peut « prendre acte » de la modalité avec laquelle Anna débute la séance ; il peut éventuellement l’interroger au regard d’une expérience à déplier, comme dans l’exemple précédent. Il peut aussi « garder au chaud », en mémoire, cette manière d’entrer en contact avec lui, son coach dans cette situation, le moment auquel elle a lieu (en début de séance), à l’occasion de quelle thématique (son supérieur hiérarchique), etc. Si elle se reproduit au point que « ça » semble in-sister, il pourra alors l’expliciter et déplier ce qui pousse à ex-ister.

POUR CONTINUER…

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« L’humour est à l’entreprise ce que le corps en mouvement est à la thérapie ».

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Cette affirmation, caricaturale à souhait, propose de faire prendre conscience de la puissance potentielle de l’humour : l’humour peut être un vecteur de changement important au sein des organisations (remarque : le corps est également un levier de changement très important en entreprise).

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Cela nous paraît possible à condition que

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  • l’humour ne soit pas perçu comme un outil (exemple : l’intervenant va chercher à faire rire les membres de l’équipe pour détendre l’atmosphère, à partir de dessins humoristiques, afin de mieux travailler sur les relations au sein de l’équipe), mais comme une forme émergente à accompagner : l’intervenant gestaltiste va être autant attentif aux « pointes d’humour » qu’il est attentif aux microgestes

  • l’humour soit perçu non pas comme un instant, isolé, dans le processus de contact (exemple : un manager fait une blague, toute l’équipe rit de cette blague, puis tous redeviennent sérieux et continuent le travail), mais comme une modalité de contact d’un processus qui peut éventuellement nécessiter un soutien pour devenir un ajustement créateur

  • l’humour soit perçu comme phénomène, comme quelque chose qui apparaît sous une forme humoristique et non comme l’expression d’un sens caché qu’il y aurait à décrypter, à décoder : recours à l’épochè à travers la suspension du jugement et à travers l’arrêt de l’adhésion à la thèse du « ça va de soi », « c’est normal » : « c’est normal dans une situation de forte tension d’utiliser l’humour pour détendre l’atmosphère », par exemple.

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Nous posons ainsi comme hypothèse, sur la base de nos expériences et à condition de respecter les conditions mentionnées ci-dessus, que l’humour peut être :

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  • un moyen d’accéder aux sujets importants qui émergent dans le cadre d’un accompagnement d’une équipe ou d’un manager

  • un moyen de déplier ces thèmes de travail émergents.

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L’humour peut être considéré comme un capteur et un mode d’expression, riche en finesses, des maux et des ressources des personnes et des collectifs de travail.

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Hypothèse à partager avec des collègues « intervenants gestaltistes en entreprise » à l’occasion de prochains séminaires, prochains articles, prochains échanges…

AGNÈS PORTAL

  • AUTISSIER D., ARNÉGUY E. : Petit traité de l’humour au travail, Eyrolles, 2012.
  • AUTISSIER D., BENSEBAA F. : L’humour dans les organisations : avantages, limites et perspectives, AIMS, htpp://www.strategie-aims.com, 2011.
  • FREUD S. : (1905), Le mot d’esprit et ses rapports avec l’inconscient, Edition électronique http://classiques.uqac.ca/classiques/freud_sigmund/le_mot_d_esprit/le_mot_d_esprit.html.
  • JACOBS S. : The implementation of humour as deflective technique in contact boundary disturbances, dissertation, 2007 (L’humour comme outil de déflexion dans les perturbations à la frontière-contact, mémoire de fin d’études, Université d’Afrique du Sud, 2007).
  • KEPNER J. : Sensation et processus corporel, Les Cahiers de Gestalt-thérapie, n°3, 1998.
  • LYNCH, O. H., Humorous communication, Finding a place for humor in communication research, Communication theory, novembre 2002.
  • MAIER N.R.F. : A Gestalt theory of humour, British Journal of Psychology, General Section, Vol. 23, Issue 1, p.69-74, juillet 1932.
  • PERLS F., HEFFERLINE R., GOODMAN P. : Gestalt-thérapie, nouveauté, excitation et développement, L’exprimerie, 2001.
  • ROBINE J.-M. : S’apparaître à l’occasion d’un autre, L’exprimerie, 2004. – Une thérapie des formes de l’expérience, Les Cahiers de Gestalt-thérapie, n° 24, 2010. – Le contact, à la source de l’expérience, Les Cahiers de Gestalt-thérapie, n°25, 2010.
  • PEYRET E. : Libération, 21 septembre 2010, http://www.liberation.fr/vous/01012291382-humour-juif-un-petit-coin-d-autoparodie
  • SAMPIETRO M. : Etude internationale sur l’usage de l’humour en entreprise, Entreprise et Carrières, n°965, 2009.
  • SAUZÈDE J.-P. : http://www.coach-abondance.com, juillet 2012.

Notes

[1]

« Je n’ai que quatre mots à vous dire : j’aime… cette… entreprise ! ».

[2]

Palmarès France 2012 des entreprises où il fait bon travailler : http://www.greatplacetowork.fr

[3]

Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales.

[4]

Ibid.

[5]

Communication lors des Journées de la SFG, mars 2012.

[6]

Jean-Marie Robine, Cahiers n° 25, p. 97, organisme/environnement.

[7]

Jean-Marie Robine, 2004, p. 53

[8]

Jean-Marie Robine, 2004, p. 97.

[9]

Jean-Marie Robine, 2004, p. 250-251

[10]

Jean-Marie Robine, 2004, p. 106

Résumé

English

Humor in Business as seen from the Perspective of Gestalt-TherapyThis article begins with the two main points of view on humor - psychological and sociological. The authors then propose to look at humor as a communication system having a function of “contacting”, according to the Gestalt meaning of the word, which is part of a process and a temporality (rather than as an event point, technique and strategy). Finally, the authors make the link with the world of business by raising the issue of humor for the Gestalt facilitator as both an emerging form to accompany and/ or an intervention modality.

Français

Cet article aborde d’abord les deux grands axes « classiques » des études existant sur l’humour, psychologique et sociologique. Puis il propose de regarder l’humour comme un système de communication ayant une fonction de contact au sens gestaltiste, s’inscrivant dans un processus et une temporalité (plutôt qu’en tant qu’événement ponctuel, technique et stratégie). Enfin les auteurs font le lien avec le monde de l’entreprise en soulevant la question de l’humour pour l’intervenant gestaltiste en tant que forme émergente à accompagner et/ou comme modalité d’intervention.

Plan de l'article

  1. INTRODUCTION
  2. QU’EST-CE QUE L’HUMOUR ?
  3. THÉORIES PSYCHOLOGIQUES ET SOCIOLOGIQUES DE L’HUMOUR
  4. L’HUMOUR COMME MODALITÉ DE CONTACT
  5. GESTALT, HUMOUR ET INTERVENTION EN ENTREPRISE
  6. POUR CONTINUER…

Pour citer cet article

Alemany-Dusendschön Astrid, Rousseau Bruno, « L'humour en entreprise au regard de la Gestalt », Gestalt, 2/2012 (n° 42), p. 115-126.

URL : http://www.cairn.info/revue-gestalt-2012-2-page-115.htm


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