Mouvements
La Découverte

I.S.B.N.2707145173
176 pages

p. 26 à 32
doi: 10.3917/mouv.037.0026

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Dossier : Menaces sur la diversité culturelle

no 37 2005/1

2005 Mouvements Dossier : Menaces sur la diversité culturelle

Trois propositions pour une véritable démocratie

Une autre musique pour le partage d’informations

Brian Holmes  [*]
On est très loin de l’utilisation de l’ensemble des potentialités démocratiques offertes par ce qu’on nomme « la révolution numérique ». Voici quelques idées qui n’ont rien de chimérique et au contraire s’appuient sur les transformations en cours, pour tenter de combler ce fossé qui n’est évidemment pas sans rapport avec les évolutions contemporaines du capitalisme.
Depuis l’apparition de Napster en 1999, suivi de Gnutella, de Kazaa et d’autres protocoles décentralisés, les réseaux d’échange de fichiers d’égal à égal (p2p en anglais) ont été la mouche du coche du capitalisme consumériste. Ponctionnant les bénéfices de l’industrie du disque, ils ont apporté des quantités illimitées de musique pop à la vie des adolescents et des sourires ironiques aux lèvres des puristes d’Internet, ceux qui n’ont jamais cru aux sirènes de la « nouvelle économie ». Pour les plus politisés – et surtout les plus âgés, pour qui guitare rime encore avec révolte – cette transgression massive des lois de propriété intellectuelle faisait pressentir comme un souffle renouvelé de révolution culturelle, longtemps attendu. Il n’y avait qu’un seul problème : qui paierait les violons ? Comment les artistes (et, rajoutaient certains, leurs producteurs et diffuseurs) pourraient-ils survivre dans un monde de musique gratuite ? Récemment, une gamme plutôt restreinte de solutions a été proposée : soit des sites commerciaux de téléchargement où l’on paie à la chanson, dans la formule centralisatrice favorisée par l’industrie, soit une taxe unique (flatrate) sur les utilisateurs du net, qui préserverait la liberté de partager des fichiers au format mp3 tout en fournissant une source de revenus à redistribuer parmi les ayants droit. L’une des propositions de taxe unique, adressée spécifiquement à la Direction générale du marché intérieur de l’Union européenne, présente cette défense des technologies d’égal à égal : « La révolution numérique contient le potentiel d’une démocratie sémiotique, la culture de la réutilisation et du remixage étant l’une de ses innovations les plus prometteuses [1] ». Posons donc la question : quelle est cette promesse ? Et surtout, comment l’accomplir ? Comment passer d’une démocratie sémiotique à une démocratie réelle ?
 
• Les limites de la démocratie sémiotique
 
 
Prenons un autre exemple de la révolution numérique : l’appel à la publication électronique de revues scientifiques, promu par des organisations comme la Public library of science ou la Budapest open access initiative [2]. De tels projets ont reçu un très large appui de la part des chercheurs, car ils feraient tomber les barrières à l’échange du savoir imposées actuellement par le prix toujours plus élevé des revues sur papier, qui deviennent inabordables, même pour beaucoup d’universités dans le monde développé. Mis ensemble avec des protocoles d’auto-archivage (c’est-à-dire de publication électronique avant ou sans l’examen de comités de pairs), ces initiatives promettent la création de ce que certains théoriciens appellent des « biens communs informationnels [3] » permettant le transfert du savoir des institutions les plus riches vers les moins favorisées, et donc à l’échelle mondiale, du Nord vers le Sud. Bien sûr, on parle encore d’une égalité sémiotique. Mais qu’est-ce qui pourrait se produire à partir de la « réutilisation et remixage » de savoirs scientifiques ? Et bien, des applications technologiques, par exemple. Et là, le besoin de franchir les limites de la démocratie sémiotique est patent, si l’on ose dire.
Pensez aux médicaments fort coûteux qui permettent de soigner le sida. Les connaissances scientifiques et les techniques existent pour la production de ces médicaments à très bas prix. Mais la possibilité de le faire est limitée par le régime des brevets établi à l’échelle planétaire par l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) et par l’Accord sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce (ADPIC, négocié au sein de l’OMC). Le droit international interdit de sauver des vies pauvres avec la science des riches. Néanmoins, les efforts combinés d’activistes contre le sida, des ONG de la santé et des fabricants « génériques » comme Cipla, en Inde, ont mené à la transgression délibérée des régimes de brevets (en 2001, Cipla pouvait offrir ses tri-thérapies génériques à Médecins sans frontières pour le prix annuel de $340 par patient, face aux $10 400 demandés pour des médicaments de marque [4]). Le résultat de cet activisme a été la déclaration de Doha au sein de l’OMC, accordant des exceptions aux dispositions de l’ADPIC concernant les brevets dans des cas « d’urgence nationale », et spécifiquement pour les épidémies du sida, de la malaria et de la tuberculose [5]. Cependant, l’intention claire de cette déclaration est actuellement mise à mal par une collusion entre l’industrie pharmaceutique transnationale et l’administration américaine [6]. Les défenseurs des lois de propriété intellectuelle empêchent de réaliser les promesses de l’échange libre et gratuit de l’information.
Pourquoi ne voit-on pas, immédiatement et intuitivement, les liens entre l’échange de fichiers musicaux (dans la vie quotidienne), la publication ouverte (dans les disciplines scientifiques) et le transfert de technologies d’intérêt vital (dans le domaine des rapports Nord-Sud) ? Ou pour le dire autrement : pourquoi tourne-t-on le dos aux promesses de la révolution numérique ? Revenons au point de départ : les solutions au « problème » de la musique gratuite. Un essayiste du nom de Rasmus Fleischer a fait une critique très juste de la proposition de taxe unique et spécifiquement de sa prétention centrale, qui est d’offrir une compensation financière aux ayants droit sans exercer de contrôle sur les utilisateurs : « L’industrie du disque a bâti son pouvoir et son business model sur sa capacité de contrôler les goûts des gens, et il est important pour eux de ne pas perdre leur mainmise là-dessus. Il est plutôt aléatoire de prévoir pendant combien de temps ils pourront justifier leur existence dans une situation où ils ne contrôlent pas eux-même comment la musique est emballée et présentée, quelles sortes de compilations sont mises sur le marché, quand les différentes chansons sont lancées dans les différents pays du monde, etc. De fait, on pourrait dire que l’industrie du disque a besoin de l’argent que les lois actuelles de propriété intellectuelle lui accordent précisément pour exercer ce contrôle [7] ».
 
• Un tramage de sollicitations, de divertissements et d’incitations
 
 
Fleischer met le doigt sur ce qu’une majorité des défenseurs du partage des fichiers ne disent jamais : ce qui s’échange massivement à travers des systèmes d’égal à égal, ce ne sont pas des œuvres indépendamment produites comme les logiciels à code source ouvert, mais des morceaux de musique pop qui font partie de la culture actuelle du contrôle. Dans les sociétés contemporaines, le mot « contrôle » peut servir à désigner l’ensemble de manières dont des droits exclusifs de propriété sur des biens potentiellement communs sont protégés de toute critique effective, par une modulation médiatique de l’attention, de la mémoire et de la croyance. On ne peut plus parler de l’idéologie comme d’une vision du monde unique, totalisante ; et la description que Debord a fait de la société du spectacle reste trop générale, trop imprécise. Ce que l’on trouve dans la réalité est un tramage de sollicitations, de divertissements et d’incitations, tous concurrents, mais qui concourent tous à renforcer l’ensemble de règles de base qui façonnent notre productivité et notre désir. Maurizio Lazzarato a décrit la manière dont les sociétés transnationales « créent des mondes » pour leurs ouvriers et leurs consommateurs, et livrent des « guerres esthétiques » pour maintenir leur pouvoir d’attraction et assurer la consistance des croyances en ces mondes : « Il suffit d’allumer la télévision ou la radio, de se promener dans une ville, d’acheter un hebdomadaire ou un quotidien pour savoir que ce monde est constitué par des agencements d’énonciation, par des régimes de signes dont l’expression s’appelle publicité et dont l’exprimé constitue une sollicitation, un commandement qui sont, en soi, une évaluation, un jugement, une croyance portés sur le monde, sur soi et les autres. L’exprimé n’est pas une évaluation idéologique, mais une incitation (il fait signe), une sollicitation à épouser une forme de vie, c’est-à-dire à épouser une manière de s’habiller, une manière d’avoir un corps, une manière de manger, une manière de communiquer, une manière d’habiter, une manière de se déplacer, une manière d’avoir un genre, une manière de parler, etc. [8] ».
La création de mondes et la modulation rythmique de leur présence affective se conçoit assez facilement dans le cas de la consommation de musique – et cela reste assez anodin, pourrait-on penser. Un exemple plus aigu serait les flux ininterrompus de publicités pour les produits pharmaceutiques, qui offrent une vie plus longue et plus saine, en promettant la vitalité, voire l’excitation et l’extase, au moyen de drogues qui moduleront directement la sensation et l’humeur du consommateur. Mais ce genre de publicité n’est qu’une partie du calcul de contrôle. Pensez aux opérations entreprises au niveau mondial pour façonner l’opinion, et soutenir la croyance que les prix des produits pharmaceutiques se justifient, même quand les découvertes scientifiques qui les ont rendus possibles ont été faites dans des universités publiques, avec des subventions de l’État, comme c’est souvent le cas aux USA. L’argument classique, répété dans les médias américains chaque fois que cela paraît nécessaire, c’est qu’il faut de $500 à $800 millions pour développer, tester et mettre sur le marché un nouveau médicament – des sommes qu’aucune institution publique ne pourrait réunir. Mais ces chiffres sont fournis par un lobby, celui des Pharmaceutical research and manufacturers of America, aidé par un centre de recherche financé à 65 % par l’industrie pharmaceutique. Quand un juge sud-africain a demandé à un consortium de trente-neuf firmes d’ouvrir leurs comptes et de prouver l’existence de dépenses justifiant la détention de brevets exclusifs sur les médicaments pour le traitement du sida, les firmes ont préféré abandonner leur procès contre les fournisseurs de génériques [9]. Ce type de procès menace la capacité qu’a l’industrie pharmaceutique à manipuler nos croyances ; mais elle continue de totaliser $400 milliards de chiffre d’affaires mondiales, et elle tient la troisième place parmi les industries les plus rentables du monde en 2003 (après avoir été le numéro un en 2001 et 2002). Marcia Angell, auteur d’un livre sur le sujet, fait cette remarque : « La chose la plus étonnante en 2002 c’est que les bénéfices des dix premières sociétés pharmaceutiques ($35,9 milliards ) qui figurent dans la liste des cinq cents plus grandes sociétés, liste établie par le magazine Fortune, excèdent la somme des bénéfices des 490 autres firmes ($33,7 milliards) [10] ». Avoir une longue vie heureuse, ça coûte très cher par les temps qui courent.
Quelles sont donc les mélodies que « Big Pharma » veut nous faire entendre ? Une qui séduit, une autre qui trompe, et une troisième qui mobilise – comme la musique du gros lot qui tombe chez vous. Pour comprendre les subtilités de l’ingénierie sociale néolibérale, rien n’est plus instructif que la transformation de la recherche publique américaine (qu’Europharma trouve tellement positive [11]). Depuis la loi Bayh-Dole de 1980, les découvertes faites dans une université américaine avec des subventions fédérales peuvent être brevetées par l’université en question, et le brevet peut être cédé à une start-up, qui développera la technologie en tant que prototype, pour la vendre ensuite à de grandes sociétés de production. Le chercheur doit recevoir une part des royalties, et peut également avoir un intérêt dans la start-up [12]. L’une des conséquences, c’est qu’il est de plus en plus fréquent que les chercheurs retardent la publication de leurs découvertes pour protéger leurs futurs brevets [13]. Ainsi la culture de la privatisation contrôle de manière subtile, non seulement la disponibilité et les applications de la recherche, mais aussi la motivation et le désir des chercheurs qui sont encouragés à chercher leur propre bénéfice et non à partager le savoir comme un bien public.
 
• La nouveauté de l’échange gratuit de fichiers musicaux
 
 
Un peu de sagesse commune s’applique : « Celui qui paie les violons choisit la musique ». Mais quand les paiements sont devenus structurels, quand ils sont encastrés dans un vaste système d’intérêts, de réglementations, de stratégies et de séductions, alors une transformation des rythmes qui gouvernent l’expérience sociale requiert l’introduction de quelque chose de fondamentalement nouveau, en-dehors des systèmes de compensation (ou d’extorsion) qui caractérisent le capitalisme cognitif [14]. L’échange gratuit de fichiers musicaux a quelque chose de fondamentalement nouveau, non pas dans le choix des morceaux coulés dans le moule de l’industrie du disque, mais dans le fait de l’échange gratuit, en-dehors d’un marché qui est structuré à la faveur des ayants droit et des sociétés oligopolistiques. Chaque fichier échangé est un don qui met au défi, non seulement l’industrie du disque, mais toute l’institution de la propriété intellectuelle, telle qu’elle se développe aujourd’hui.
Néanmoins, si on veut faire quelque chose de cette irruption de biens communs dans l’expérience quotidienne, il faut la relier à un programme plus vaste pour la transformation des règles de base régissant les échanges entre les individus. Cela suppose, en premier lieu, d’inventer et d’instituer les conditions pour la production et la distribution de formes alternatives du journalisme, du savoir, mais aussi de création culturelle (musique, littérature, arts visuels, etc.). Ces formes alternatives, dans toute leur complexité et dans toute leur diversité, peuvent devenir des « machines de guerre » d’une puissance insolite, dans la lutte discursive et esthétique pour créer les mondes où nous vivons. Ce que l’on doit faire aujourd’hui, à gauche, c’est transformer les possibilités sémiotiques, libérées par les échanges d’égal à égal, en propositions cohérentes et argumentées, communicables et réalisables, visant à instaurer une véritable démocratie.
Pour commencer à ce faire, il faut pouvoir surmonter la censure effective qui empêche de débattre à grande échelle du bien-fondé des régimes de propriété en vigueur. Venons-en donc aux conditions, non-seulement sémiotiques mais aussi matérielles, de l’échange non-marchand d’informations, de textes, d’images, d’œuvres – ce qui impliquera, à terme, des transformations dans les relations entre l’État, le marché et le bien commun. Dans une société soumise à des procédés de contrôle permettant de vendre « du temps de cerveau humain disponible » – selon la phrase tristement célèbre de Patrick Le Lay [15] – il faut bâtir un projet politique à partir de la promesse du partage d’égal à égal, de sensibilité à sensibilité, de cerveau à cerveau. Sans cela, on peut s’attendre à voir la débilitation progressive et continue de ce qu’on appelait autrefois « la gauche » – alors que la culture de la privatisation fait croître démesurément les tensions dans le monde, en creusant les inégalités.
 
• Trois faisceaux de propositions
 
 
Trois faisceaux de propositions, qui se renforcent et s’approfondissent réciproquement en allant de l’immatériel vers le matériel, peuvent servir à lancer ce débat.
Premièrement, la constitution d’un statut juridique de biens communs informationnels et culturels, librement utilisables et protégés de la privatisation, selon le modèle du General public licence pour les logiciels informatiques (copyleft), du projet de creativecommons.org pour les créations artistiques et littéraires, et de la Budapest open access initiative pour les publications scientifiques. L’existence de ces biens communs irait à l’encontre des accords internationaux de l’OMPI et de l’OMC concernant la propriété intellectuelle, et représenterait une alternative nette au paradigme naissant du capitalisme cognitif, en proposant que le savoir et l’expression humaine soient essentiellement un bien commun, qui doit être partagé et disponible comme une ressource virtuelle pour des créations futures. Il s’agirait, à terme, de permettre le transfert intégral (et non pas parcellaire, propriétaire) des technologies émancipatrices du Nord vers le Sud.
Deuxièmement, la transformation égalitaire de l’infrastructure culturelle existante (où le goût des élites détermine encore la consommation de masse), à travers l’invention de nouveaux protocoles d’accès aux moyens de production et de diffusion de l’information journalistique, de la culture artistique et du savoir scientifique, mais aussi aux ressources nécessaires pour cette production (archives, bibliothèques, laboratoires, espaces de répétition, cours universitaires, etc.). Cette transformation, qui seule nous permettra d’aller au-delà de la domination télévisuelle indexée sur le marché, peut favoriser le débat raisonné (l’échange d’idées) mais aussi la création artistique autonome et la politique expressive (nouveaux mouvements sociaux).
Et troisièmement, la réinvention des anciens programmes d’assurance sociale, mais de manière plus diversifiée, intégrant à la fois le présupposé de l’égalité de tous et le droit à la différence de chacun : le revenu garanti de citoyenneté, des loyers gratuits ou à prix très réduits, la garantie d’une assurance maladie et d’une éducation de qualité pour tous ainsi que d’autres services de base. Le défi, ici, n’est pas celui de ressusciter l’État bureaucratique avec ses méthodes froides et homogénéisantes d’égalisation, mais d’inventer de nouvelles formes d’appropriation, voire de propriété, qui auraient des effets socialisants et non pas individualisants.
Chacune de ces trois propositions est essentielle pour la création d’un système de communication démocratique et égalitaire car on ne peut pas contribuer à la production de la richesse des biens communs mondiaux sans avoir accès aux outils de production/diffusion et aux ressources informationnelles et culturelles. Il faudra également en avoir le temps, un temps libéré de l’obligation de travailler de manière excessive pour subvenir aux nécessités de base. Le caractère apparemment audacieux de propositions telles qu’un statut de bien commun qui empiéterait sur le droits d’auteurs et les brevets technologiques, ou d’un revenu universel garanti permettant de sortir de la relation salariale – leur manque apparent de « réalisme » – ne fait que souligner l’absence d’un débat politique de fond, capable de prendre les mesures de l’économie actuelle et de ses formes d’exploitation et de domination. Il y a autre chose en jeu ici qu’une belle mélodie, ou une pilule pour vous faire rêver. Seule une ambition de transformer les règles de l’économie et les formes institutionnelles de l’État et des services sociaux peut générer la force d’opposition dont on a besoin, face au capitalisme du xxie siècle. Mais ces propositions, inspirées en partie par la « révolution numérique », ne sont pas de pures chimères : elles s’appuient sur des transformations dans les usages qui suivent leur cours, avec ou sans la bénédiction des lois. Il ne s’agit pas d’un programme bouclé, mais d’une invitation à chercher une voie d’exode de l’impasse présente. •
 
NOTES
 
[*]Critique d’art.
[1]« Berlin Declaration on Collectively Managed Online Rights : Compensation Without Control » accessible en ligne : http://wizards-of-os.org/index.php?id=1699.
[2]Pour une description de la Budapest open access initiative et un ensemble de liens vers des projets complémentaires, voir le FAQ accessible en ligne : http://www.earlham.edu/~peters/fos/boaifaq.htm#impactaffordable.
[3]La notion de biens communs informationnel (information commons) est définie succinctement par Y. Benchler, « The Political Economy of Commons », Upgrade, vol. IV, n° 3, juin 2003.
[4]Libération du 8 juillet 2004.
[5]Texte accessible en ligne : www.wto.org/english/thewto_e/minist_e/min01_e/mindecl_trips_e.htm.
[6]Voir l’article du Health Global Access Project accessible en ligne : www.healthgap.org/press_releases/03/.
[7]« “Content Flatrate” and the Social Democracy of the Digital Commons » accessible en ligne : http://amsterdam.nettime.org/Lists-Archives/nettime-1-0407/msg00020.html.
[8]« Créer des mondes », Multitudes n° 15, Hiver 2004.
[9]« Ces profiteurs du sida », Le Monde diplomatique, février 2002.
[10]« The Truth About the Drug Companies », Review of Books, New York, vol. 51, n° 12, juillet 2004.
[11]Non seulement la possibilité de s’accaparer de la recherche publique, mais également la rentabilité élevée du marché excitent la cupidité des sociétés pharmaceutiques européennes. Voir les références aux USA dans le rapport du lobby pharmaceutique européen en 2003 accessible en ligne : www.efpia.org/6_publ/Infigures2003.pdf.
[12]Le texte de cette loi peut être consulté en ligne : www.cctec.cornell.edu/bayh-dole.html.
[13]E. Press & J. Washburn, « The Kept University », The Atlantic, mars 2000.
[14]Pour la définition du capitalisme cognitif voir Multitudes n° 2, printemps 2000, ou le collectif Vers un capitalisme cognitif, L’Harmattan, 2001.
[15]Propos cités dans l’article d’A. Molfese, publié en juin 2004 sur le site de l’Acrimed, « Quand les cerveaux ne pensent pas à la pub, TF1 sort son revolver » accessible en ligne : www.acrimed.org/article1690.html.
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Texte accessible en ligne : www.wto.org/english/thewto_e/mi...
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Voir l’article du Health Global Access Project accessible e...
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« “Content Flatrate” and the Social Democracy of the Digita...
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« Créer des mondes », Multitudes n° 15, Hiver 2004. Suite de la note...
[9]
« Ces profiteurs du sida », Le Monde diplomatique, février ...
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[10]
« The Truth About the Drug Companies », Review of Books, Ne...
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Non seulement la possibilité de s’accaparer de la recherche...
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Le texte de cette loi peut être consulté en ligne : www.cct...
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