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Revue du Nord

2011/5 (N° 393)


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Les référentiels dendrochronologiques permettant de remonter jusqu’à la période romaine ont été mis au point, pour la première fois, en Allemagne au début des années quatre-vingt. Le premier a été construit en 1980 par Ernst Hollstein sur base de matériel provenant d’Allemagne de l’ouest et de pays limitrophes [1]  Hollstein 1980, p. 1-273. [1] . Le deuxième est assemblé par Bernd Becker en 1981 et concerne plus particulièrement l’Allemagne du sud [2]  Becker 1981, p. 369-386. [2] . Pendant longtemps, seuls ces référentiels étaient disponibles pour dater des structures de l’époque romaine issues de nos régions (France, Belgique, Pays-Bas, Suisse).

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Face au peu de courbes de références pour la période gallo-romaine et surtout l’absence de référentiel pour certaine région comme la Belgique, la datation de certaines structures s’est avérée difficile, voire impossible. C’est ce problème qui s’est présenté lors de l’analyse dendrochronologique des embarcations gallo-romaines trouvées à Pommerœul. Sur les trois embarcations découvertes et analysées, l’une d’entre elle, la pirogue, n’avait pas pu être datée contrairement aux deux chalands.

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Au cours des dernières années, des travaux menés sur la période gallo-romaine ont permis la création de nouveaux étalons de références. En Suisse, le laboratoire de Neuchâtel met au point un référentiel qui s’étend de 546 av. J.-C. à 182 ap. J.-C [3]  Egger, Gassmann 1985. [3] . Pour la France, plusieurs référentiels sont assemblés. Ils concernent avant tout l’est et le nord de ce pays [4]  Voir la thèse de Sébastien Durost : Dendrochronologie... [4] . La création de ces référentiels rencontre néanmoins un problème. Ils ne remontent pas de façon continue de la période gallo-romaine jusqu’au présent. Leur datation absolue repose toujours sur les étalons construits par Hollstein et Becker.

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En même temps, le nombre de structures datées par dendrochronologie et provenant de sites archéologiques découverts en Belgique augmentent, notamment grâce aux analyses menées par le laboratoire de dendrochronologie de l’Université de Liège. Il devenait dès lors intéressant de regrouper ces sites [5]  Les données proviennent de sites étudiés par trois... [5] afin de créer la base d’un système de références pour la période gallo-romaine en Belgique, travail que j’ai pu réaliser dans le cadre de mon travail de fin d’études.

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Avant d’être intégré dans le système, chaque site a fait l’objet d’une révision complète : de la formation de la moyenne à sa datation. Ces analyses ont été réalisées à l’aide du logiciel Dendron IV mis au point par George-Noël Lambert du laboratoire de chrono-écologie de Besançon. La méthode de reconstruction et de calcul utilisée dans ce travail est récente et plus efficace. Elle met en jeu une calibration des données par la méthode du corridor associée au calcul t de Student pour la synchronisation des séries et la datation des moyennes [6]  Durost 2005, p. 34 ; Lambert 2006, p. 45-46. [6] .

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La création de ce référentiel pour la Belgique et de ceux mis au point pour la France et la Suisse a permis de reprendre certains dossiers restés sans date comme la pirogue de Pommerœul. La révision des données a permis également de confirmer ou de mettre en doute la date des chalands.

1 - Le système de références, BelgRom-AT2011

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La révision des données dendrochronologiques de l’époque gallo-romaine en Belgique a permis la construction de dix-neuf moyennes provenant de seize sites différents. Elles ont été regroupées dans un système de références, BelgRom-AT2011, base de départ pour un référentiel sur la période gallo-romaine en Belgique (fig. 1 et tab. 1). Cette référence, composée de 157 bois, est longue de 516 années et s’étend de 269 av. J.-C. à 247 ap. J.-C.

Fig. 1 - Chronologies des sites composant BelgRom-AT2011Fig. 1
Tableau 1 - Sites composant BelgRom-AT2011 (laboratoire, provenance, datation)Tableau 1
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Les seize sites composant la référence BelgRom-AT2011 se répartissent sur toute la Belgique avec une concentration plus importante au nord-ouest du pays. Les régions du nord et du centre de la Belgique ne sont pas du tout représentées (fig. 2). Il sera donc nécessaire, par la suite, de combler ces lacunes.

Fig. 2 - Localisation des sites intégrés dans BelgRom-AT2011 et nombre de bois par siteFig. 2
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La Belgique n’est pas un territoire basé sur un climat et un relief unique. Le système de références, BelgRom-AT2011, doit donc être décomposé en deux sous-référentiels tenant compte de ces paramètres. Le premier rassemble les sites du nord-ouest du pays ce qui correspond plus ou moins à la Moyenne Belgique. Il s’agit des sites archéologiques de Wijnegem, d’Anvers, de Courtrai, d’Harelbeke, de Gullegem, de Mouscron, de Meslin-l’Évêque, de Pommerœul, de Namur et d’Ombret. Le second regroupe les sites localisés dans les Ardennes belges : Sainte-Marie-Chevigny, Habay et Arlon.

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La référence BelgRom-AT2011 n’est, bien sûr, qu’un point de départ pour un système de références sur la période gallo-romaine en Belgique. Seize sites ne sont en aucun cas suffisants pour construire une référence. Plus le nombre de bois analysés et le nombre de sites explorés est grand, plus fiable sera le système de références ainsi constitué [7]  Lambert 1998, p. 47. [7] .

2 - Pommerœul. Mise au jour d’un petit port en 1975

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Pommerœul, en province du Hainaut, est un village appartenant à la commune de Bernissart. À l’est de celui-ci, s’étend le canal de Pommerœul-Condé. En juillet 1975, ce canal est encore en chantier lorsque des vestiges archéologiques sont mis au jour. Il s’agit des premières traces d’une occupation gallo-romaine à Pommerœul [8]  De Boe, Hubert 1977, p. 5-6. [8] .

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Des premières fouilles rapides menées par Léonce Demarez, un chercheur local, vont permettre la découverte des premières structures. Celui-ci va alerter le Service national des fouilles ; François Hubert et Guy De Boe sont envoyés sur le site pour organiser les fouilles. Celles-ci vont durer trois mois et s’étendre sur 3 ha. Ce laps de temps écoulé, la construction du canal reprend.

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Même si des traces remontant à l’Âge du Fer ont été mises au jour, c’est durant l’époque romaine que le site de Pommerœul va se développer et verra l’établissement d’une agglomération et d’un port [9]  De Boe, Hubert 1977, p. 18-19. ; Bausier, Duhant 2008,... [9] . Des quais en bois consolidaient les berges d’un ancien cours de la Haine. Contre ces quais venait s’appuyer un débarcadère. Les fouilles ont également livré une autre découverte importante. Dans le chenal et sous le débarcadère, gisaient la pirogue et les deux chalands mentionnés plus haut.

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En 1995, à la demande du Ministère de la Région wallonne en la personne de François Hubert, les trois embarcations, la pirogue et les deux chalands, ont fait l’objet d’une analyse dendrochronologique réalisée par le laboratoire de dendrochronologie de l’Université de Liège.

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La mesure des cernes n’a pas été effectuée directement sur les échantillons, mais sur les photographies de ceux-ci. L’analyse a été réalisée lors de la restauration des épaves ce qui a permis d’avoir accès aux tranches des planches pour les chalands comme pour la pirogue monoxyle qui avait été découpée en plusieurs parties.

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Avant d’être photographiée, la surface des bois a été préparée au cutter et saupoudrée de fine poudre blanche (craie, poudre pour empreintes digitales) pour mieux faire ressortir les différents cernes. Les mesures sont ensuite effectuées sur les photographies.

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Les bois composant le chaland III ont été regroupés dans la moyenne POMIII4.SEQ. Celle-ci a été datée de 29 à 188 ap. J.-C. La moyenne représentant le chaland IV, POMIVII.SEQ a été datée de 84 à 178 ap. J.-C. Une structure, trouvée à proximité de la pirogue monoxyle et interprétée comme un coffre, a été datée de 23 av. J.-C. à 104 ap. J.-C. La pirogue n’a pas pu être datée [10]  Hoffsummer, Houbrechts 1997, p. 42-43. [10] .

3 - La révision des dates

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La révision des analyses dendrochronologiques des embarcations de Pommerœul a pu confirmer la date de deux moyennes, celle du bateau III et celle du coffre trouvé à proximité de la pirogue. Après révision, la date du chaland IV est mise en doute, tandis qu’une date qui doit être considérée uniquement comme une hypothèse a pu être avancée pour la pirogue.

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La date du dernier cerne de la moyenne issue du bateau III est de 188 ap. J.-C. Grâce à la présence d’aubier, la date d’abattage est estimée entre 197 et 217 de notre ère (fig. 3).

Fig. 3 - Synchronisation de la moyenne du bateau III avec la chronologie de site, Wijn4.SEQ comprise dans le système de références, BelgRom-AT2011Fig. 3
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L’abattage des arbres composant le coffre a eu lieu après 104 ap. J.-C. (fig. 4)

Fig. 4 - Synchronisation de la moyenne du coffre avec la chronologie de site, S652M7.SEQ comprise dans le système de références, BelgRom-AT2011Fig. 4
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Lors de la première analyse en 1995, le terminus post quem obtenu pour le chaland IV était de 178 ap. J.-C. Cette date est, après cette étude, sujette à caution. La datation avec les référentiels d’E. Hollstein et de B. Becker confirme la date trouvée à l’époque (fig. 5). Mais, lors de la datation avec le système de référence BelgRom-AT2011, une autre date est mise en évidence : 137 ap. J.-C., un demi-siècle plus tôt (fig. 6).

Fig. 5 - Synchronisation de la moyenne du chaland IV avec la courbe de référence de B. BeckerFig. 5
Fig. 6 - Synchronisation de la moyenne du chaland IV avec la chronologie de site, Wijn4.SEQ comprise dans le système de références, BelgRom-AT2011Fig. 6
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Lors de la première analyse, la pirogue n’avait pas pu être datée. Une des raisons avancées face à cet échec était l’absence de référentiel pour la période et la région. Ce problème étant en partie résolu, une nouvelle analyse a été effectuée. La date obtenue (67 ap. J.-C.) ne peut cependant être envisagée que comme une hypothèse face à la faible qualité des résultats aux calculs de Student (fig. 7).

Fig. 7 - Synchronisation de la moyenne de la pirogue II avec la chronologie de site, S600M4.SEQ comprise dans le système de références, BelgRom-AT2011Fig. 7
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Une autre raison peut également être avancée pour expliquer la difficulté de dater cette embarcation lors des deux analyses : le caractère monoxyle de la pirogue. Bien que composée de mesures de plusieurs rayons, la moyenne formée est toujours représentative d’un seul arbre. La datation d’un seul bois est souvent difficile, car sa croissance n’est pas obligatoirement représentative d’un signal global au-delà du lieu où a poussé l’arbre.

4 - Remarques conclusives

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Comme l’a montré l’exemple des embarcations de Pommerœul, un résultat en dendrochronologie n’est pas toujours définitif surtout pour les périodes peu étudiées comme la période gallo-romaine. Une date considérée comme acquise peut être remise en question ; le chaland IV de Pommerœul l’a démontré. Une analyse dans l’impasse peut être reprise et finalement aboutir à une datation. Un résultat en dendrochronologie est toujours intéressant même négatif ; la conservation des mesures effectuées sur les bois permet de tenter de nouvelles datations lorsque la recherche évolue.

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Les deux chalands de Pommerœul datent du iie s. de notre ère. Une grande partie des embarcations fluviales découvertes en Gaule appartiennent à ce siècle. C’est le cas de la plupart des bateaux mis au jour aux Pays-Bas : à Zwammerdam (iie-iiie s.), à Druten et à De Meern [11]  Arnold 1993, p. 75. [11] . A Woerden, sept embarcations ont été découvertes ; deux d’entre elles ont fait l’objet d’une analyse dendrochronologique qui a permis de les dater du iie s. ap. J.-C [12]  Wouter, Morel 2011, p. 113. [12] . En Suisse, les barques de Bevaix et d’Yverdon retrouvées dans le lac de Neuchâtel sont également datées du iie s. par dendrochronologie. En France, cinq des six embarcations récemment découvertes à Lyon, dans le quartier Saint-Georges, présentent des dates qui s’échelonnent du iie au milieu du iiie s. de notre ère [13]  Rieth 2010, p. 149. [13] . La Tamise à Londres a également révélé des bateaux datant du iie s. (Blackfriars, New Guy’s House) [14]  Arnold 1993, p. 70-71. [14] . L’intensification du commerce et la prospérité économique qui caractérise le iie s. de notre ère dans l’empire romain explique l’importance des découvertes d’embarcations fluviales datant de cette époque. Les cours d’eau faisaient partie intégrante des voies utilisées pour acheminer les marchandises dans l’empire.


Bibliographie

  • Arnold 1993 : Arnold B., Batellerie gallo-romaine sur le lac de Neuchâtel, t. 2, Neuchâtel, 1993. (Archéologie neuchâteloise, 13)
  • Bausier, Duhant 2008 : Bausier K., Duhant G. et Marchant C., Boisson d’immortalité. Regards sur Pommerœul gallo-romain, s.l., 2008. (Catalogue d’exposition, Espace gallo-romain, Ath, 20 juin-24 décembre 2008, collection du Patrimoine culturel, 1)
  • Becker 1981 : Becker B., « Fällungsdaten römischer Bauhölzer, anhand einer 2350 jährigen süddeutschen Eichen-Jahrringchronologie », Fundberichte aus Bad-Würtemberg, 6, 1981, p. 369-386.
  • De Boe, Hubert 1977 : De Boe G. et Hubert F., Une installation portuaire d’époque romaine à Pommerœul, Bruxelles, 1977. (Archaeologia Belgica, 192)
  • Durost 2005 : Durost S., Dendrochronologie et dendroclimatologie du 2e âge du fer et de l’époque romaine dans le nord et l’est de la France. Datations, Systèmes de références et modélisations, Besançon, 2005. (Thèse inédite, Université de Franche-Comté)
  • Egger, Gassmann 1985 : Egger H., Gassmann P. et Burri N., « Situation actuelle du travail au laboratoire de dendrochronologie de Neuchâtel », Dendrochronologia, 3, 1985, p. 177-192.
  • Hoffsummer, Houbrechts 1997 : Hoffsummer P., Houbrechts D. et Zambon J.-M., « Analyse dendrochronologique des embarcations de Pommerœul », dans Pommerœul, 20 ans après. Bilan et perspectives 1975-1995. Actes de la journée d’étude du 21 octobre 1995, Ath, 1997, p. 39-43.
  • Hollstein 1980 : Hollstein E., Mitteleuropaïsche Eichenchronologie. Trierer dendrochronologische Forschungen zur Archäologie und Kunstgeschichte, Mayence, 1980. (Trierer Grabungen und Forschungen, 11)
  • Lambert 1998 : Lambert G.-N., « La dendrochronologie, mémoire de l’arbre », dans Ferdière A. (dir.), La datation en laboratoire, Paris, 1998, p. 13-169.
  • Lambert 2006 : Lambert G.- N., Dendrochronologie, histoire et archéologie, modélisation du temps. Le logiciel Dendron II et le projet Historic Oaks, Besançon, 2006. (Thèse HDR inédite, Université de Franche-Comté)
  • Rieth, 2010 : Rieth E. (dir.), Les épaves de Saint-Georges, Lyon : ier-xviiie siècles, s.l., 2010. (Archaeonautica, 16)
  • Wouter, Morel, 2011 : Wouter K. V., Morel J. et Hazenberg T., « The Woerden 7 : an oar-powered Roman barge Built in the Netherlands. Details on the excavation at the Nieuwe Markt in Woerden (Hoochwoert) », Archäologisches Korrespondenzblatt, 41, 2011, p. 101-118.

Notes

[*]

Aurélie Thiébaux, Université de Liège, courriel : athiebaux@hotmail.com. Cet article est issu de mon mémoire, La datation des embarcations gallo-romaines trouvées à Pommerœul : apport de la révision des données dendrochronologiques, dirigé par Patrick Hoffsummer et réalisé au laboratoire de dendrochronologie de l’Université de Liège. Je tiens à remercier Pascale Fraiture de l’IRPA-KIK et Willy Tegel de DendroNet de m’avoir permis d’accéder à leurs données ainsi que George-Noël Lambert pour m’avoir appris à maîtriser son logiciel, Dendron IV.

[1]

Hollstein 1980, p. 1-273.

[2]

Becker 1981, p. 369-386.

[3]

Egger, Gassmann 1985.

[4]

Voir la thèse de Sébastien Durost : Dendrochronologie et dendroclimatologie du 2e âge du fer à l’époque gallo-romaine dans le nord et l’est de la France ainsi que les travaux de Willy Tegel du laboratoire DendroNet à Bohlingen.

[5]

Les données proviennent de sites étudiés par trois laboratoires : celui de l’ULg, de l’IRPA et de DendroNet.

[6]

Durost 2005, p. 34 ; Lambert 2006, p. 45-46.

[7]

Lambert 1998, p. 47.

[8]

De Boe, Hubert 1977, p. 5-6.

[9]

De Boe, Hubert 1977, p. 18-19. ; Bausier, Duhant 2008, p. 39-40.

[10]

Hoffsummer, Houbrechts 1997, p. 42-43.

[11]

Arnold 1993, p. 75.

[12]

Wouter, Morel 2011, p. 113.

[13]

Rieth 2010, p. 149.

[14]

Arnold 1993, p. 70-71.

Résumé

Français

Les trois embarcations gallo-romaines trouvées à Pommeroeul en 1975 lors du creusement du canal Pommeroeul-Condé ont été datées par dendrochronologie en 1995 par le Laboratoire de dendrochronologie de l’Université de Liège. Sur les trois embarcations (deux chalands et une pirogue) découvertes et analysées, l’une d’entre elle, la pirogue, n’avait pas pu être datée.
L’augmentation de sites gallo-romains découverts en Belgique et datés par dendrochronologie a permis la création d’un référentiel pour la période gallo-romaine. Avant d’être intégré dans le système, chaque site a fait l’objet d’une révision complète : de la formation de la moyenne à sa datation.
Cette révision a permis de confirmer la date du chaland III (188 ap. J.-C.), ainsi que celle du coffre (104 ap. J.-C.) trouvé à proximité de la pirogue. Par contre, la date du chaland IV est mise en doute. Par ailleurs, la pirogue a été à nouveau analysée : la date de 67 ap. J.-C. ne peut cependant être envisagée que comme une hypothèse.

Mots-clés

  • époque romaine
  • Belgique
  • Pommeroeul
  • chaland
  • pirogue
  • dendrochronologie

English

The Gallo-Roman Boats Found in Pommeroeul : A Reassessment of their Dendrochronological DatingThe three Gallo-Roman vessels found in Pommerœul in 1975 during the digging of the Pommeroeul-Condé Canal were dated through dendrochronology in 1995 by the Dendrochronology Laboratory of Liège University. Of the three crafts (two barges and a pirogue) that were recovered and analyzed, one of them, the pirogue could not be dated.
The increase in the number of Gallo-Roman sites discovered in Belgium that could be dated through dendrochronology has though resulted in the creation of a firm referential sequence for the Gallo-Roman period. Before it was allowed into the system, each site with dated samples was submitted to a thorough reassessment : from the constitution of the average to its dating.
This reassessment has permitted the confirmation of the date of Barge III (188 AD), as well as that of the trunk (104 AD) found in the vicinity of the pirogue. On the other hand, the dating of Barge IV is questioned. Furthermore, the pirogue was submitted to a fresh survey : the dating to 67 AD can unfortunately only be considered as an assumption.

nl

De Gallo-Romeinse schepen gevonden in Pommeroeul : herziening van de dendrochronologische dateringDe drie Gallo-Romeinse schepen die werden gevonden in 1975 in Pommeroeul tijdens de aanleg van het kanaal Pommeroeul-Condé werden in 1995 gedateerd door het laboratorium voor dendrochronologie van de universiteit van Luik. Van de drie aangetroffen en bestudeerde vaartuigen (twee aken en een prauw), kon de prauw niet worden gedateerd.
De toename van het aantal in België ontdekte Gallo-Romeinse sites die met behulp van dendrochronologie konden worden gedateerd, heeft ondertussen geleid tot een goed referentiekader voor die periode. Vooraleer een site in dit systeem op te nemen, werd elk site met gedateerde stalen grondig geëvalueerd.
Dit nieuwe onderzoek heeft niet alleen de ouderdom bevestigd van aak nr. III (188 na Chr.), ook van de koffer gevonden naast de prauw (104 na Chr.) Anderzijds wordt de datering van aak IV in vraag gesteld. Ook de prauw werd opnieuw onderzocht. De bekomen datering van 67 na Chr. is wel hypothetisch.

Plan de l'article

  1. Le système de références, BelgRom-AT2011
  2. Pommerœul. Mise au jour d’un petit port en 1975
  3. La révision des dates
  4. Remarques conclusives

Pour citer cet article

Thiébaux Aurélie, « Les embarcations gallo-romaines trouvées à Pommerœul : révision de leur datation dendrochronologique », Revue du Nord, 5/2011 (N° 393), p. 227-232.

URL : http://www.cairn.info/revue-du-nord-2011-5-page-227.htm
DOI : 10.3917/rdn.393.0227


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