- Hugues de Lannoy , auteur de l'Enseignement de vraie noblesse, de l'Instruction d'un jeune prince et des Enseignements paternels
- Introduction
- Jeunesse et engagement pendant la guerre d'Algérie
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S'inscrire Alertes e-mail - Le Moyen Age Cairn.info respecte votre vie privéeLe principal dessein de notre étude est d’attribuer l’
suite. Toutefois, compte tenu des ressemblances majeures entre cette œuvre et l’
2 Voici la liste des dix manuscrits existants de l’
3
4 Jusqu’à ce jour, personne n’a tenté d’identifier avec précision l’auteur de l’Enseignement de vraie noblesse. Quelques suggestions ont été faites, mais elles sont toujours entachées de doutes. F. Hachez, dans sa description détaillée du ms. 10 314 de la Bibliothèque Royale de Bruxelles, n’ose pas proposer une hypothèse, mais il constate une ressemblance entre l’
suite
suite. Comme il sait également que le ms. B.L. Harley 4 397 s’intitule
suite, il suppose que son auteur est soit Guillebert soit Hugues de Lannoy, mais il met l’accent sur la fragilité des conclusions fondées sur de simples analogies textuelles[15] [15] DOUTREPONT, La Littérature française, p. 317 : «...
suite.
5 Peu d’auteurs se sont aventurés plus loin. C.G. van Leeuwen se réfère à Hachez, en comparant pour la première fois des passages plus longs de l’Enseignement de vraie noblesse et de l’Instruction d’un jeune prince ; il tient pour probable qu’un même auteur a composé les deux œuvres[16] [16] GUILLEBERT DE LANNOY, Denkbeelden van een vliesridder. ...
suite. Mais il ne met pas en doute l’attribution de l’Instruction à Guillebert. M. Vale perçoit d’autres ressemblances entre les deux textes, surtout entre le quatrième chapitre de l’
suite. Fr. Lyna attribue le ms. K.B.R. 11 049 à Guillebert, mais il ajoute un point d’interrogation[18] [18] GASPARD, LYNA, VAN DEN BERGEN-PANTENS, Les principaux...
suite. Dans un article biogra~phique sur Guillebert, J. Paviot se montre très prudent sur cette question – « on lui attribue aussi l’Enseignement de la vraie noblesse» ; il se réfère proba~blement à Lyna[19] [19]
suite
suite. » B. Schnerb adopte la prudence de Doutrepont[21] [21] B. SCHNERB, L’Éducation d’un jeune noble à la Cour...
suite. Ph. Contamine, qui est l’un des rares auteurs à avoir cité des passages entiers de l’œuvre, ne tente aucune attribu~tion[22] [22] Ph. CONTAMINE, La Noblesse au royaume de France de Philippe...
suite. Cl. Lemaire, en revanche, parle du haut degré de certitude avec lequel on peut attribuer l’
suite. Seule L. Visser-Fuchs estime aujourd’hui que l’Enseignement a été écrit par Hugues de Lannoy[24] [24] Voir supra, n. 1. ...
suite. Donc, dans l’ensemble, jusqu’à présent, la recherche s’est prononcée en faveur d’une paternité de Guillebert ou d’Hugues de Lannoy, avec peut-être une légère préférence pour Guillebert, parce que Enseignement et Instruction se rassemblent.
6 À dire vrai, l’Enseignement de vraie noblesse est proche de divers textes attribués à Guillebert de Lannoy par Ch. Potvin. Il s’agit tout d’abord de l’
suite. Les ressemblances entre ces deux derniers textes, telles qu’énoncées par Potvin, permettent de conclure à une rédaction des deux œuvres par la même personne. Il y a et des passages où les textes sont identiques, et une même pensée exprimée sous des formes différentes[26] [26] POTVIN dans GUILLEBERT DE LANNOY,
suite. Les extraits qui suivent sont destinés à montrer les ressemblances existant entre les trois textes (l’
7 L’on trouve en grand nombre de véritables décalques entre l’Instruction et l’
8
9 Évidemment ce type de copie textuelle ne se retrouve pas dans l’avis. Cette absence s’explique par le fait que ce texte se concentre sur la situation de Philippe le Bon, sur son gouvernement et sur ses voisins.
10 À elles seules, les citations littérales ne permettent pas de présumer une identité d’auteur, parce que l’on peut très bien conclure que l’un a copié l’autre. Cette possibilité s’avère déjà beaucoup moins probable dès lors qu’une même pensée est exprimée sous des formes différentes. Ainsi, dans de longs passages, l’Instruction et l’Enseignement transmettent une même idée sous une forme et dans un cadre narratif différents. Les similitudes textuelles sont combinées avec des identités de motifs, de principes, et des variations dans la poursuite d’un argument. L’établissement de ces parallè~les doit faire l’objet d’une édition critique. L’on devra se contenter ici de quelques exemples :
11
12 Pour que l’on puisse continuer à parler de similitude avec l’avis, il est indispensable d’avoir recours à un argument différent[27] [27] Voir la comparaison systématique des trois textes par VAN...
suite. Le passage qui suit n’est pas seulement similaire dans chacune des trois œuvres : à notre con~naissance, on ne le trouve dans aucun autre texte et il présente une certaine originalité au sein de la littérature normative concernant la noblesse. L’auteur y explique au prince comment établir son budget annuel :
13
14 Des ressemblances du même type apparaissent dans la description du groupe des conseillers les plus proches du prince. Dans l’avis, ce paragraphe est suivi de l’esquisse d’un serment qui devait être prononcé par les con~seillers.
15
16 Par contraste, l’
17
18 L’Enseignement fait état de ce dernier élément et poursuit en expliquant comment il faut rassembler des avis sur les candidats.
19
20 L’analyse détaillée d’un passage des Preceptes d’Aristote dans l’
suite. Compte tenu des citations plus longues qu’il contient, l’
21
22 À côté de ce qui précède, l’on constate également des ressemblances sur le plan des motifs topiques. Il s’agit essentiellement de mots clefs comme raison et justice, lesquels structurent chacun de ces trois textes[32] [32] Pour le rôle des motifs topiques dans la littérature ...
suite. Dans l’
suite. Dans l’
23
24 Dans l’Enseignement de vraie noblesse, les allégories de
suite. De plus, ce texte utilise les expressions comme formules[36] [36] Id. , f° 89 : se ces choses n’ont esté faites duement...
suite. Ainsi l’expression
suite.
25 Ainsi, les similarités entre les textes tiennent à des passages copiés mot pour mot, à des réécritures d’une même idée et à l’utilisation de mots clefs identiques comme principe de construction du texte. Vu ce mélange de copie docile et de remaniement indépendant pourtant dans un même but, il paraît difficile d’admettre qu’un auteur a trouvé son inspiration chez un autre. L’adaptation assez complète, assez proche de la paraphrase, d’un texte écrit par quelqu’un autre, à côté de sa réécriture dans un cadre légèrement différent, plus littéraire dans le cas de l’
suite. Un auteur qui aurait reçu l’ordre de réécrire un de ces textes aurait soit suivi son original avec davantage de fidélité, soit, à l’inverse, affiché plus d’indépendance à l’égard dudit original, mais se serait montré aussi plus conforme aux courants de la littérature de son temps. L’on doit donc supposer que c’est un seul et même auteur qui a rédigé les trois textes – du moins cette supposition s’impose-t-elle si l’on est prêt à accepter l’attribution de l’Instruction d’un jeune prince opérée par Ch. Potvin, où le parallèle textuel entre l’avis et l’
26 Une grande partie de la préface à l’édition des Œuvres de Guillebert de Lannoy est consacrée à l’attribution de l’
suite. Il convient de noter que ce raisonnement détaillé va à l’encontre de l’opinion assez répandue à son époque, selon laquelle l’Instruction était une œuvre de Georges Chastellain[40] [40] Id. , p. XXXV s. KERVYN DE LETTENHOVE fonde son raisonnement...
suite. Une partie des arguments de Potvin sert donc à enrayer ce qu’il considère comme une erreur. L’éditeur compare le style des auteurs (1)[41] [41] Id. , p. XXXVI s. ...
suite, et, compte tenu du cadre narratif, il se prononce en faveur d’une attribution à un conseiller de Philippe le Bon (2)[42] [42] Id. , p. XL s. ...
suite. Peu d’indices, en revanche, conduisent à Guillebert de Lannoy. Le narrateur de l’
suite. Yonnal est l’exact inverse de Lannoy (3), et Foliant fait référence à quelqu’un qui voyage (folier) à travers le monde (4)[44] [44] Id. , p. XXXVIII s. ...
suite. En outre, la miniature de dédicace dans l’exemplaire de l’
suite. Dans la narration, celui qui introduit le « manuscrit » en France a fait un voyage en Prusse et en Livonie (6), ce qui, selon l’éditeur, renvoie à l’auteur réel, et, précisément, à Guillebert qui a entrepris un tel voyage[46] [46] GUILLEBERT DE LANNOY,
suite. Au vu de ce raisonnement, Ch. Potvin en arrive à une conclusion « indiscutable » :
27
28 Recourir à des autorités pour renforcer ses arguments, une procédure assez répandue en d’autres temps[48] [48] Voir le chapitre sur l’utilisation de titres nobiliaires...
suite, peut étonner. Mais le raisonnement ne s’achève pas là. En analysant un manuscrit utilisé pour une édition, assez imprécise, réalisée par J.B.M.C. Kervyn de Lettenhove sous le titre de Programme d’un gouvernement constitutionnel en Belgique[49] [49] PARIS, B. N. F. , ms. fr. 1 278 ; KERVYN DE LETTENHOVE, ...
suite, Ch. Potvin a décou~vert un groupe d’écrits politiques et de fragments divers provenant de l’entourage de la famille de Lannoy, parmi lesquels l’avis de 1439, que nous avons mentionné plus haut[50] [50] GUILLEBERT DE LANNOY,
suite. Ch. Potvin affirme qu’une grande partie de ces textes proviennent de l’entourage d’Hugues de Lannoy, et que quelquefois ils ont même été dictés par lui ou signés de sa main[51] [51] Id. , p. XLVII s. ...
suite. Quelques-unes de ces pièces, en revanche, doivent, selon l’éditeur, être attribuées à Guillebert. Il s’agit entre autres de l’avis déjà signalé, « car l’auteur recommande au duc de “en son conseil appeler, à ce : monseigneur Croy… et le seigneur de Santes” (mentionné à la troisième personne [7]) ; dans une première rédaction, qui a été corrigée, le seigneur de Santes n’était pas même placé le dernier dans la liste, comme il conviendrait à un conseiller qui oserait se désigner au choix de son souverain, comme il convenait même à son frère ». Cela signifie que c’est seulement au cours du processus de réécriture qu’il s’est placé – par modestie – à la fin de l’énumération (8)[52] [52] Id. , p. L. ...
suite. (L’
suite.) Ensuite, Potvin compare le contenu de l’
suite». Ce n’est donc pas l’attribution de l’
29 Parmi les textes contenus dans le manuscrit en question, il y a, selon son éditeur, deux autres pièces de Guillebert ; elles traitent de la guerre contre les Hussites. La première est un rapport d’ambassade, qui est nécessairement de la main de Guillebert, car il a précisément effectué semblable voyage (10)[55] [55] Ibid. , p. LI s. POTVIN cite le rapport d’ambassade,...
suite. Le deuxième texte est, comme l’
suite. Comme l’écriture est identique à une partie des esquisses de l’
suite.
30 À suivre ce raisonnement, l’attribution de l’avis de 1439 est devenue, durant l’argumentation, tellement indiscutable qu’elle en arrive à servir elle-même de base à d’autres attributions[58] [58] Id. , p. LXIV : « Si Ghillebert, comme je crois l’avoir...
suite. Pourquoi alors ce vocabulaire du doute : « comme je crois l’avoir prouvé », « vraisemblable », « probabili~tés » ? Sans doute, en soulignant avec une insistance croissante le caractère indiscutable de son attribution à Guillebert, Potvin avait-il ses raisons. Ainsi, au milieu de son raisonnement, il continue à répéter que les textes doivent forcément être de Guillebert[59] [59] Id. , p. LXII : « Est-il à présumer que l’auteur...
suite. Mais, alors que nous constatons que beaucoup des arguments de Potvin sont dirigés contre Hugues de Lannoy, l’éditeur n’a-t-il pas considéré celui-ci comme un second auteur possible pour ces œuvres ?
31 Les doutes éventuels de Potvin se matérialisent dans quelques textes plus récents. Il n’est pas étonnant qu’aucune incertitude ne soit encore exprimée dans les éditions de l’
suite. G. Doutrepont, qui remarque des ressemblances entre l’Enseignement de vraie noblesse et l’
suite. D’autres chercheurs ne s’occupent même pas de la question de l’auteur[62] [62] J. H. HEXTER, The Education of the Aristocracy in the ...
suite. En revanche, R. Vaughan attribue l’
suite, ce que van Leeuwen considère immédiatement comme faux et attribue à une lecture superficielle de l’introduction de Potvin[64] [64] VAN LEEUWEN, Denkbeelden van een vliesridder, p. 136. ...
suite. Plus tard, en 1987, R. Vaughan semble s’être rendu compte de toute cette problé~matique, mais il ne se laisse pas convaincre par Potvin. Il présente l’attribu~tion proposée par Potvin comme l’opinion propre de ce dernier, tandis que lui-même évite toute attribution explicite à l’un des deux frères : avec élégance il mentionne toujours l’auteur sous l’appellation « de Lannoy » – sans prénom[65] [65] R. VAUGHAN, Hue de Lannoy and the question of the Burgundian...
suite. Fr. Lyna présente Guillebert comme l’auteur présumé de l’
suite. B. Schnerb, en revanche, considère les raisonnements de Potvin comme « sinon péremptoires du moins relativement convaincants[67] [67] SCHNERB, L’Éducation d’un jeune noble, p. 115. Il se...
suite».
32 Avant de partir à la recherche d’autres indices susceptibles de permettre l’identification de l’auteur de l’
suite. En ce qui concerne la signification du terme Foliant (4) il y a quelque danger à trop vouloir interpréter un mot qui n’est pas nécessairement destiné à l’être. Au lieu de
suite. Mais il ne faut pas aller trop loin dans ces conjectures. Il en va de même pour l’hypothèse selon laquelle le retour du narrateur de Prusse serait une allusion au voyage de l’auteur dans ce même pays (6). Hugues, lui aussi, s’est rendu en Prusse et en Livonie ; il y a combattu aux côtés de l’ordre teutonique[70] [70] Selon son épitaphe, publié dans DE LANNOY, Hugues...
suite.
33 L’argument de Potvin selon lequel l’auteur de l’
suite. Et le fait même que le seigneur de Santes soit, dans une rédaction ultérieure, mentionné en dernière position, au sein d’une énumération (8), ne répond-il pas à un souci de modestie – typique de l’auteur[72] [72] Id. , p. 323 : commettre monseigneur le conte d’Estampes,...
suite? Restent la comparaison des écritures, le rapport d’ambassade et l’avis sur les Hussites (9-11). Il semble admissible que le rapport d’ambassade soit attribué à Guillebert, car ce déplacement est décrit dans les Voyages (10)[73] [73] Voir supra, n. 55. ...
suite. Mais il ne peut rien être déduit de cela – ainsi Potvin omet-il de nous expliquer en détail le rapport entre ce texte et les autres pièces contenues dans le manuscrit, et donc sa capacité à nous apprendre quelque chose sur ces textes. On a à dire vrai l’impression que cette attribution convaincante est évoquée simplement pour accroître la probabilité du fait que Guillebert est aussi l’auteur de l’avis sur les Hussites – la proximité matérielle dans le paragraphe tient lieu de la connexion logique du raisonnement. Immédiatement à la suite est implicite~ment soutenue l’idée voulant que Guillebert, auteur de l’avis sur les Hussi~tes, a aussi composé l’avis de 1439 et par conséquent l’Instruction. Cette affirmation implicite va à contre-courant du syllogisme proposé explicite~ment par Potvin : il présuppose l’attribution « indubitable » de l’
suite. Mais quand bien même ce serait le cas, la main peut toujours être celle d’un secrétaire. Il convient de préciser en outre que ce n’est pas la main régulière du texte principal de l’
suite. Par conséquent, la qualité d’auteur de l’avis sur les Hussites, pour Guillebert, est incertaine non seulement parce que l’auteur de l’
34 En conclusion, la plupart des arguments de Potvin conduisent aussi bien à Hugues de Lannoy qu’à son frère Guillebert. Seul le rapport d’ambassade est sans doute à attribuer à Guillebert, mais il ne permet pas de tirer des conclusions sur le reste du corpus.
35 Les recherches menées sur l’
suite, il a ignoré, tout au moins partiellement, l’Enseignement de vraie noblesse et quelques autres pièces qui vont être évoquées plus loin. Chaque argument relatif à l’un des trois textes s’appliquant aussi, avec force, aux deux autres, ce seront les liens assez évidents entre l’
36 Un premier indice est constitué par la désignation de l’auteur de l’Ensei~gnement de vraie noblesse, dans le ms. B.L. Harley 4 397 sous l’appellation de Seigneur de Santes :
37
38 Cette expression apparaît également deux fois dans l’inventaire de la biblio~thèque de Charles de Lalaing (env. 1506-1558). Le titre de l’œuvre se réfère au cadre narratif :
39
40 L’éditrice de l’inventaire n’a pas identifié les deux textes. En fait, on peut même identifier le manuscrit de la deuxième entrée. Il s’agit du ms B.L. Harley 4 397 déjà évoqué, qui se retrouve entre les mains de l’arrière-neveu de Charles, qui porte le même nom que lui (1569-1626)[79] [79] FILLASTRE, Le Traittié de conseil, p. 83 s. ...
suite. L’entrée fautive dans l’inventaire est composée de l’incipit du premier et de l’explicit du dernier texte du recueil, lequel s’intitule :
41
42 Il est utile de préciser que cette deuxième entrée dans l’inventaire de Charles de Lalaing est suivie de celle-ci : Instruction d’un josne prinche pour se bien governer envers Dieu et le monde contenant huict chappitres escript de Jossequin[81] [81] MESTAYER, op. cit. , p. 206. ...
suite. Le dénommé
suite. Le nombre de chapitres indiqué dans l'inven~taire est identique à celui de notre
43 Ainsi, manuscrits et entrées d’inventaire de bibliothèque signalent un auteur connu sous le titre de seigneur de Santes. Mais qui a reçu ce titre ? Hugues de Lannoy a acheté la seigneurie de Santes en 1422[83] [83] LILLE, Archives Départementales du Nord, B 1081, n° 15...
suite. Après sa mort, en 1456, le titre est passé à son frère Guillebert[84] [84] J. PAVIOT, Art. Ghillebert de Lannoy, Les Chevaliers...
suite. Malheureusement, aucun des manuscrits n’est daté avec précision. En revanche, le cadre narratif nous indique que le narrateur de l’Enseignement a eu une vision non loin de l’église Notre-Dame de Hal, précisément le 5 mai 1440, date à laquelle le seigneur de Santes était Hugues[85] [85] HACHEZ, Un Manuscrit de l’
suite
44 Sur un autre plan, un inventaire des manuscrits d’Antoine de Lalaing (env. 1480-1540) attribue au moins un livre à Hugues de Lannoy (s’agit-il de son auteur ou seulement du possesseur antérieur ?), mais nous en ignorons le titre :
45
46 Un élément plus concret se trouve dans l’Add. Ms. 15 469 de la British Library, dont nous ignorons le propriétaire. À la suite de l’
suite. Qui plus est, sur les fermoirs de ce manuscrit, l’on trouve des armes, qui peuvent être identifiées comme étant celles d’Hugues, et non de Guillebert de Lannoy[88] [88] VISSER-FUCHS, voir
suite.
47 Peut-on tirer des conclusions de la transmission des manuscrits, eu égard au fait que très souvent les manuscrits sont cédés à parents et amis ? Le lecteur répondra lui-même à cette question. Il convient toutefois de noter qu’un exemplaire de l’
suite. Parmi les détenteurs de l’
suite. Les manuscrits de Warwick et de Philippe de Croÿ portent tous deux la devise de Warwick[91] [91] Pour les devises voir
suite. De plus, Philippe de Croÿ figure parmi les exécuteurs testamentaires de l’épouse d’Hugues, Marguerite de Bécourt, décédée le 21 août 1461[92] [92] Publié dans DE LANNOY, Hugues de Lannoy, p. 281-295. ...
suite. Le testament est daté du 14 juin 1460.
48 Ce testament nous apporte des informations beaucoup plus importantes quant à l’identité de l’auteur de l’
suite. – le livre des xij. signes, pour Antoine de Croÿ[94] [94] DE LANNOY, Hugues de Lannoy, p. 284. ...
suite: probablement Les Douze signes du firmament[95] [95] DOUTREPONT, La Littérature française, p. 205. Les...
suite.
49 – ung livre de Valère, pour Jean de Croÿ[96] [96] DE LANNOY, Hugues de Lannoy, p. 285. ...
suite: Valère Maxime, Facta et dicta memorabilia, dans la traduction de Simon de Hesdin et de Nicolas de Gonesse. Il s’agit du K.B.R. ms. 9 078. M. Debae estime que Philippe de Croÿ a acquis son exemplaire après 1475, parce que, cette année-là, il a obtenu la permission d’ajouter à son blason les armes de Ferdinand d’Aragon[97] [97] DEBAE, La Bibliothèque de Marguerite d’Autriche,...
suite. L’on peut quand même penser que Philippe a hérité ce manuscrit de son père. Dans les Enseignements paternels on trouve le passage suivant :
50 Dans l’Enseignement de vraie noblesse se trouvent deux passages :
51 – mon grant psaultier, pour Marie de la Bare[101] [101] DE LANNOY, Hugues de Lannoy, p. 287. ...
suite : non identifié.
52 – le livre du jeu d’eschez moralisé, pour Philippe de Croÿ, seigneur de Sempy (le fils d’Antoine)[102] [102] Id. , p. 288. ...
suite: Jacques de Cessoles, Liber de moribus hominum et officiis nobilium ac popularium super ludo scaccorum, traduit par Jean de Vignay ou par Jean Ferron, Le Jeu des échecs moralisés. Il s’agit très probablement du ms. K.B.R., 11 136 avec le blason et la devise du cousin du seigneur de Sempy, Philippe, comte de Chimay[103] [103] DEBAE, La Bibliothèque de Marguerite d’Autriche,...
suite.
53 – ung livre de l’arbre des batailles, pour Jean de Lannoy[104] [104] DE LANNOY, Hugues de Lannoy, p. 288. ...
suite: Honoré Bouvet,
suite. On retrouve quelques ressemblances avec cette œuvre dans l’Enseignement de vraie noblesse, mais ce dernier ne remonte pas nécessai~rement à cette source. Dans la Lettre à Loys de Jean de Lannoy, on ne trouve aucune trace de l’Arbre des batailles[106] [106] JEAN DE LANNOY, Lettre à Loys son filz, Jean de Lannoy,...
suite.
54
55 Il convient d’ajouter par ailleurs que l’auteur de l’
56
57 – ung livre qui est traictier des dix commandemens de la loy, pour Jacques de Jauche, seigneur de Mastaing[114] [114] DE LANNOY, Hugues de Lannoy, p. 288. ...
suite: B. Schnerb émet l’hypothèse d’une traduc~tion française du De preceptis Dei de Jean Gerson[115] [115] SCHNERB, Piété et culture d’une noble dame, p. 241 n. ...
suite.
58 – ung livre qui traite du gouvernement des roix, des princes et de toutes gens, pour Jean de Melun, seigneur d’Antoing[116] [116] DE LANNOY, Hugues de Lannoy, p. 289. ...
suite. Étant donné le nombre important de miroirs de princes, il semble impossible d’identifier cette œuvre avec préci~sion. Diverses possibilités : le De regimine principum de Gilles de Rome, dans la traduction de Henry de Gauchy[117] [117] F. LAJARD, Gilles de Rome, religieux augustin, théologien,...
suite, le Liber de informatione principum, anonyme, dans la traduction de Jean Golein[118] [118] L. DELISLE, Anonyme, auteur du
suite
suite, peut-être même une traduction du Secretum secretorum[120] [120] Cette suggestion est faite par SCHNERB, Piété et culture...
suite. L’imprécision de cette entrée se fait encore plus saillante si l’on considère le titre que donne précisément l’ex-libris de Charles de Croÿ à l’Enseignement de vraie noblesse d’Hugues de Lannoy. L’entrée originale – C’est ung livre qui traicte d’aucuns miracles fais par notre dame de Hals et de pluseurs aultres enseignements, lequel est à monseigneur Charles de Croy conte de Chimay [sign.] Charles – est partiellement rayée et remplacée par : C’est ung livre qui traicte d’aucuns einseignements des roys et princes, lequel est à […][121] [121] BRUXELLES, K. B. R. , ms. 10 314, f° 103 v°, reproduit de...
suite – mon livre de cronicques de France, pour Jean de Rubempré, seigneur de Biévène[122] [122] DE LANNOY, Hugues de Lannoy, p. 290. ...
suite: il s’agit probablement des Grandes chroniques de France[123] [123] Comme le présume SCHNERB, Piété et culture d’une noble...
suite ou des
suite. Il est peu probable qu’il s’agisse de ce fragment des
suite. Les éléments d’histoire de France que l’on découvre dans les œuvres d’Hugues ne proviennent pas nécessairement de sources écrites.
59 – le livre de la chétiveté de la misérable condition humaine, pour Agnès de Craon, abbesse de Notre-Dame de Messines[126] [126] DE LANNOY, Hugues de Lannoy, p. 290. ...
suite. En principe, deux possibilités doi~vent être envisagées. Le De contemptu mundi du pape Innocent III a souvent été copié sous le titre De miseria humanae conditionis, traduit par Le Livre de la misère humaine[127] [127] Cette attribution se trouve dans SCHNERB, Piété et culture...
suite. Si la similarité des titres suggère une telle identification, l’on ne possède aucune trace de la réception de cette œuvre dans celles y comparées – l’explication pourrait être que Marguerite de Bécourt est la seule à l’avoir utilisé. L’idée qui semble prévaloir dans l’
suite. Il est donc peu probable que l’auteur de l’
suite, Le Livre des cas et ruysne des nobles hommes et femmes renversés par Fortune[130] [130] CHANTILLY, Musée Condé, ms. 859, p. 87. ...
suite, Le Livre de Bocace des nobles malheureux[131] [131] DEBAE, La Bibliothèque de Marguerite d’Autriche,...
suite ou Malheu~reuses fortunes et fins des nobles hommes et femmes[132] [132] PARIS, B. N. F. , ms. fr. 132 ; BOZZOLO, Manuscrits des...
suite. Mais si on regarde les mentions de seconde main, l’on peut constater une plus grande diversité dans la manière de le désigner. Le titre donné ultérieurement au manuscrit de Louis de Bruges est accompagné d’un ex-libris qui parle du Livre du dechiet des nobles hommes[133] [133] Id. , p. 61. ...
suite. Le Petit traictyé de noblesse évoque Le Livre des tresbuchemens[134] [134] A. VANDERJAGT, Qui sa vertu anoblist
suite
suite.
60 – ung livre de Boece de consolation, pour Aleaume de Lompré[136] [136] DE LANNOY, Hugues de Lannoy, p. 291. ...
suite: Boèce,
suite. On ne retrouve pas de référence explicite à ce livre dans les trois œuvres d’Hugues. Il y a beaucoup d’allusions topiques à Fortune, mais il est à remarquer qu’Hugues ne suit pas le raisonnement subtil de Boèce sur la gloire divine et la gloire terrestre[138] [138] Pour l’opinion spécifique d’Hugues de Lannoy sur la...
suite.
61 – le livre de Boece de consolation modus et ratio, pour Philippe Frémault[139] [139] DE LANNOY, Hugues de Lannoy, p. 291. ...
suite, un autre Boèce, De consolatio philosophiae, en compagnie du Livre du roy Modus et de la royne Ratio, destiné à Henri de Ferrières[140] [140] Les Livres du Roy Modus et de la Royne Ratio, éd. G. ...
suite.
62 – le livre des exemples, pour Jeanne de Ligne, épouse de Jean de Lannoy[141] [141] DE LANNOY, Hugues de Lannoy, p. 291. L’entrée se...
suite: non identifié[142] [142] SCHNERB, Piété et culture d’une noble dame, p. 242 n. ...
suite.
63 – ung livre nommé tulle de vielesse, pour Georges Gherbode[143] [143] DE LANNOY, Hugues de Lannoy, p. 291. ...
suite: Ciceron, De senectute, dans la traduction de Laurent de Premierfait[144] [144] P. PERDRIZET, Jean Miélot, l’un des traducteurs de Philippe...
suite. Hormis une récep~tion très semblable de Cicéron chez Premierfait et dans l’
suite, l’on trouve des mentions explicites de Cicéron dans les
suite.
64 – le livre d’Alexandre, pour Bertrand de la Bare[147] [147] DE LANNOY, Hugues de Lannoy, p. 292. ...
suite. Parmi les différents textes d’Alexandre, il s’agit très probablement de la traduction par Jean Wauquelin du Roman d’Alexandre en ancien français[148] [148] SCHNERB, Piété et culture d’une noble dame, p. 243 n. ...
suite, ou, peut-être, d’un autre texte contenant les
suite.
65 – le livre du Romant de la Rose, pour Jean de Bécourt[150] [150] DE LANNOY, Hugues de Lannoy, p. 292. ...
suite: Guillaume de Lorris et Jean de Meun, Le Roman de la Rose[151] [151] GUILLAUME DE LORRIS, JEAN DE MEUN, Le Roman de la Rose,...
suite.
66 – ung livre que fist et composa mon dit feu seigneur mary, pour Jean Frémault[152] [152] DE LANNOY, Hugues de Lannoy, p. 292. ...
suite. Voir la prochaine entrée.
67 – ung livre couvert de noir, où sont escrips les deux livres que fist mon dit seigneur mary pour Hue de Carvin[153] [153] Ibid. ...
suite. Apparemment, Hugues de Lannoy n’a pas composé un seul livre, comme il est indiqué dans l’inventaire d’Antoine de Lalaing, mais deux ou trois, si l’on se réfère aux deux dernières entrées du testament. Sur la base des indices récoltés et compte tenu du grand nombre de recueils où sont reliés ensemble l’Instruction d’un jeune prince et les Enseignements paternels, on peut penser que cette entrée se réfère à un recueil de ce type, tandis que la seconde renvoie à l’
suite.
68 – le livre de la Cité des Dames pour ma commère, femme de Jehan le Preudhomme[155] [155] DE LANNOY, Hugues de Lannoy, p. 292. ...
suite: Christine de Pizan,
suite. La
69 – ung livre nommé de Bonnes Mœurs pour maistre Lois Dommessent[157] [157] DE LANNOY, Hugues de Lannoy, p. 292. ...
suite. Jacques Legrand, Le Livre des Bonnes Mœurs[158] [158] JACQUES LEGRAND, Archiloge Sophie, Livre de Bonnes Meurs,...
suite. Il est difficile de constater des em~prunts explicites, parce que Legrand lui-même fait beaucoup de citations, par exemple de Valère Maxime.
70 – ung livre de l’Esquillon d’Amours divine pour Isabeau de Verchocq[159] [159] DE LANNOY, Hugues de Lannoy, p. 293. ...
suite.
suite.
71 – ung livre de la Passion de Notre Seigneur Jésus pour Isabeau de Verchocq[161] [161] DE LANNOY, Hugues de Lannoy, p. 293. ...
suite. B. Schnerb propose Les très dévotes contemplations sur les VII heures de la Passion de Jean Miélot[162] [162] SCHNERB, Piété et culture d’une noble dame, p. 242 n. ...
suite, que l’on trouve dans les bibliothèques de Philippe le Bon et de Marguerite d’Autriche[163] [163] DOUTREPONT, La Littérature française à la cour des...
suite.
72 – le livre de Lanceloit du Lacq pour Philippe Gomer[164] [164] DE LANNOY, Hugues de Lannoy, p. 293. ...
suite. Lancelot du Lac[165] [165] Lancelot du Lac. The Non-Cyclic Old French Prose Romance,...
suite.
73 Tel est le dernier des livres mentionnés dans le testament de Marguerite de Bécourt. L’influence d’un grand nombre de ces textes sur l’Enseignement de vraie noblesse et sur l’Instruction d’un jeune prince est évidente. Dans le cadre d’une édition critique de l’
suite. On peut aussi exclure qu’elle l’ait reçue de Guillebert de Lannoy. Marguerite est décédée avant son beau-frère. Il est donc impossible qu’elle en ait hérité[167] [167] Voir supra, n. 92. Guillebert est décédé en 1462...
suite. Reste la possibilité d’un don, tout de même beaucoup moins probable qu’une appartenance des livres à son époux Hugues, ou au moins un partage avec lui.
74 L’argument de loin le plus convaincant à propos d’Hugues reste les deux ou trois livres qu’il a écrits. Eu égard à tout cet ensemble d’arguments, il paraît clair que ce furent l’
suite.
75 Même si la présente attribution n’avance pas de preuves explicites et univoques, mais – comme d’ailleurs celles de Potvin en faveur de Guillebert – seulement une riche collection d’indices, la force des arguments favorables à Hugues est sensiblement plus importante que celle de l’argumentaire développé par Potvin en faveur de Guillebert, alors que les arguments en faveur d’un seul auteur pour l’
suite. L’on pourrait donc établir un lien entre Guillebert et le lieu qui figure dans le cadre narratif de l’Enseignement. Toutefois, eu égard au testament de Marguerite de Bécourt et à la mention des œuvres écrites par Hugues, cet argument ne nous semble pas avoir une importance majeure.
76 L’attribution des Enseignements paternels se base également en grande partie sur les raisonnements de Ch. Potvin[170] [170] GUILLEBERT DE LANNOY,
suite. Une nouvelle fois, ses arguments sont dirigés contre une possible attribution à Chastellain, proposée par Kervyn de Lettenhove. Potvin réfute l’un des arguments principaux de Kervyn selon lequel une anecdote sur Hugues de Tiberias se trouverait et dans l’Instruction et dans les Enseignements paternels[171] [171] Id. , p. LXVII ; raisonnement de KERVYN DE LETTENHOVE,...
suite. Potvin a raison : elle n‘est pas dans les Enseignements paternels. En revanche, on la trouve dans l’Enseignement de vraie noblesse – autre point commun entre les deux textes[172] [172] GUILLEBERT DE LANNOY,
suite. Non seulement le fait que, dans bien des copies, les
suite. La datation et la diffusion des textes vont dans le même sens. Et puis, autre argument, il y a cet épisode relatif à Louis de Robersart, que l’on trouve dans les
suite. Cependant Chastellain parle d’un livre du père à son fils, qu’il a dédié à Charles de Bourgogne. Or, dans le texte des Enseignements, ce n’est pas un prince mais un courtisan qui enseigne à son fils, entre autres choses comment obtenir la faveur du prince[175] [175] Id. , p. LXVIII s. et p. 469 : Et, s’il plaist à Dieu...
suite. Potvin ajoute que, dans l’une des miniatures des Enseignements, le père porte le collier de la Toison d’or ; il en déduit qu’il s’agit d’un chevalier parlant à son fils, pas d’un auteur offrant son livre au comte de Charolais. Mais cette analyse de la miniature n’est pas complète. L’on y voit les deux lettres E, l’une en face de l’autre, sur le baldaquin placé derrière le père, et elles sont aussi présentes dans la miniature de dédicace du manuscrit de l’
suite. S’agit-il de Philippe enseignant à son fils ? Il est bien hasardeux de répondre par l’affirmative, car Charles devrait alors aussi arborer le collier de la Toison d’or, lui qui le portait dès son baptême. De deux choses l’une : soit il est question du narrateur, chevalier de la Toison d’or, qui enseigne à son fils, soit il s’agit du duc Philippe, destinateur-lecteur, faisant le même. En fin de compte, Potvin compare les styles des Enseignements et de l’Instruction, et il cite le narrateur qui conseille d’écouter les personnes qui ont beaucoup voyagé, pour y détecter un indice sur l’identité de l’auteur – ce qui, nous l’avons vu, vaut aussi bien pour Hugues que pour Guillebert, d’autant plus que le même conseil se retrouve dans l’Enseignement de vraie noblesse[177] [177] GUILLEBERT DE LANNOY,
suite.
77 Même si le raisonnement en faveur d’une identité d’auteur pour les Enseignements paternels, l’Instruction d’un jeune prince et l’Enseignement de vraie noblesse ne se fonde pas sur une collection d’indices aussi riche que celle montrant la connexion entre ces deux dernières œuvres, il contient au moins tous les arguments utilisés par Potvin, qui ont été considérés comme suffi~sants au cours du XXe siècle, et l’on y ajoutera la ressemblance textuelle avec l’Enseignement de vraie noblesse, mentionnée à la fin du paragraphe précédent. Ainsi, sur la base des choses connues à ce jour, tout notre argumentaire relatif à l’Enseignement de vraie noblesse est aussi celui qui permet d’identifier l’auteur des
suite. Selon l’habitude en matière de transmission des manuscrits, il s’agit d’une part d’un recueil contentant l’Instruction et les Enseignements, d’autre part d’une copie séparée de l’
78 À propos des Enseignement paternels aussi, l’on se doit de signaler une objection au raisonnement qui précède : Hugues de Lannoy n’a pas eu de fils, de sorte que l’élément biographique bien présent dans un texte comme la Lettre à son fils de Jean de Lannoy ne se retrouve évidemment pas dans les Enseignements paternels[179] [179] Voir Europäische Stammtafeln, éd. D. SCHWENNICKE,...
suite. Laissons au lecteur le soin de juger s’il est à ce point improbable qu’un auteur sans fils ait écrit un texte où le narrateur instruit son fils. Il faut sur ce point se souvenir de la miniature des Enseignements où un père enseigne à son fils devant l’emblème du duc Philippe. Cette miniature, elle aussi, se refuse à être lue comme un miroir exact de la réalité : ou Charles a oublié de mettre son collier, ou un narrateur des plus prétentieux s’est placé devant l’emblème du bon duc.
79 Il nous reste à préciser, une dernière fois, que tous les arguments proposés dans le présent article ne créent pas une preuve irréfragable quant à la question de l’auteur des trois textes. De nouveaux indices apparaissent à propos de l’auteur de l’
Bâle
[ 1] La biographie la plus complète est celle de B. DE LANNOY, Hugues de Lannoy, le bon seigneur de Santes, 1384-1456, Bruxelles, 1957. Pour la place de l’œuvre dans la littérature nobiliaire de la Bourgogne du XVe siècle, voir B. STERCHI, Über den Umgang mit Lob und Tadel. Normative Adelsliteratur und politische Kommunikation im burgundischen Hofadel, 1430-1506, Turnhout, Brepols, 2004 (sous presse dans la coll. Burgundica). Une attribution de l’Enseignement à Hugues de Lannoy a été avancée indépendamment du présent travail par L. VISSER-FUCHS, dans un article qui paraîtra sous le titre The Manuscript of the Enseignement de Vraie Noblesse made for Richard Neville, Earl of Warwick, in 1464 : an example of Anglo-Burgundian literary contact, dans Manuscripts in Transition. Recycling Manuscripts, Texts and Images, Mediaevalia Lovaniensia. Cet article traite du manuscrit de Genève et de son histoire plutôt que de son auteur et des autres œuvres de celui-ci. Nous tenons à remercier L. VISSER- FUCHS pour nos nombreuses conversations informelles et surtout pour nous avoir fait connaître le testament de Marguerite de Bécourt, ainsi qu’A. MARCHANDISSE pour la révision stylistique de notre article.
[ 2] M. DEBAE, La Bibliothèque de Marguerite d’Autriche. Essai de reconstitution d’après l’inventaire de 1523-1524, Louvain-Paris, 1995, p. 405. Bibliothèque Royale Albert Ier=K.B.R.
[ 3] La Librairie des ducs de Bourgogne. Manuscrits conservés à la Bibliothèque royale de Belgique, t. 2, Textes didactiques, éd. B. BOUSMANNE, Fr. JOHAN et C. VAN HOOREBEECK, Turnhout, 2003, p. 222 s.
[ 4] DEBAE, La Bibliothèque de Marguerite d’Autriche, p. 484 ; C. GASPARD, F. LYNA, Chr. VAN DEN BERGEN-PANTENS, Les principaux manuscrits à peintures de la Bibliothèque royale de Belgique, t. 3, Bruxelles, 1989, p. 370.
[ 5] L. DELISLE, G. MACON, H. D’ORLÉANS, Chantilly. Le cabinet des livres. Manuscrits, t. 1, Paris, 1900, p. 242-244.
[ 6] H. AUBERT, Notices sur les manuscrits Petau conservés à la Bibliothèque de Genève, Paris, 1911, p. 126-129.
[ 7] G.F. WARNER, J.S. GILSON, 
[ 8] Voir infra, n. 77.
[ 9] Catalogue of Additions to the Manuscripts in the British Museum in the Years 1841- 1845, Londres, 1964, p. 8 ; M. VALE, War and Chivalry, Londres, 1981, p. 24 n. 49.
[ 10] H. MARTIN, Catalogue des Manuscrits de la Bibliothèque de l’Arsenal, t. 2, Paris, 1885, p. 478 s.
[ 11] L DELISLE, Bibliothèque Nationale, Département des manuscrits. Catalogue des manuscrits français, ancien fonds (N° 1-6170), t. 1, Paris, 1868, p. 202. Bibliothèque nationale de France=B.N.F.
[ 12] F. HACHEZ, Un manuscrit de l’
[ 13] G. DOUTREPONT, La Littérature française à la cour des ducs de Bourgogne, Paris, 1909, p. 317-318.
[ 14] Il se réfère à E. VAN BRUYSSEL, Liste des documents manuscrits relatifs à l’histoire de Belgique qui sont conservés au British Museum, Bulletin de la Commission royale d’Histoire de Belgique, 3e sér., t. 8, 1866, p. 208. Même si van Bruyssel se trompe dans l’ordre des textes contenus dans le recueil, le titre est juste. Voir infra, n. 77.
[ 15] DOUTREPONT, La Littérature française, p. 317 : « Par son cadre et ses idées, l’
[ 16] GUILLEBERT DE LANNOY, Denkbeelden van een vliesridder. De Instruction d’un jeune prince, éd. C.G. VAN LEEUWEN, Thèse, Amsterdam, 1975, p. 226-232 et XXIII s. : « Het is op grond van deze gelijkluidenheid verleidelijk te concluderen dat één auteur beide werken geschreven heeft. »
[ 17] VALE, War and Chivalry, p. 25
[ 18] GASPARD, LYNA, VAN DEN BERGEN-PANTENS, Les principaux manuscrits à peintures, t. 3, 1, p. 370 : « Peut-on attribuer cet ouvrage à Ghillebert de Lannoy, l’auteur présumé de l’Instruction d’un jeune prince ? »
[ 19] 
[ 20] DEBAE, La Bibliothèque de Marguerite d’Autriche, p. 405. Elle connaît BRUXELLES, K.B.R., mss 10 314 et 11 049 (id., p. 484).
[ 21] B. SCHNERB, L’Éducation d’un jeune noble à la Cour de Philippe le Bon d’après les Enseignements paternels de Ghillebert de Lannoy, 
[ 22] Ph. CONTAMINE, La Noblesse au royaume de France de Philippe le Bel à Louis XII. Essai de synthèse, Paris, 1997.
[ 23] La Librairie des ducs de Bourgogne, t. 2, p. 223.
[ 24] Voir supra, n. 1.
[ 25] GUILLEBERT DE LANNOY, 
[ 26] POTVIN dans GUILLEBERT DE LANNOY, 
[ 27] Voir la comparaison systématique des trois textes par VAN LEEUWEN, Denkbeelden van een vliesridder, p. 233 s.
[ 28] GUILLEBERT DE LANNOY, 
[ 29] Id., p. 367 s.
[ 30] BRUXELLES, K.B.R., ms. 11 047, f° 54 s.
[ 31] Cet exemple fait l’objet d’une analyse dans STERCHI, Über den Umgang mit Lob und Tadel.
[ 32] Pour le rôle des motifs topiques dans la littérature nobiliaire, voir id.
[ 33] GUILLEBERT DE LANNOY, 
[ 34] Id., p. 363. Les deux expressions sont expliquées dans le chapitre.
[ 35] BRUXELLES, K.B.R., ms. 11 047, f° 1 s. (Table des matières) : La tierche, comment seignourie temporelle est venue en avant, les causes et moyens pourquoy, et qui plus est, ce que empereurs, roys et princes sont tenuz de faire selon la doctrine de Raison et [f° 1 v°] Justice, ainsi que cy aprés sera plusaplain dit et remoustré. Le chapitre se poursuit au f° 16, avec l’arrivé des allégories au f° 19 : Et nostre bon Createur Jhesucrist qui oncques ne failly a nul qui de bon cuer le requisist, oy leurs prieres, et bien y paru, car de son hault trosne celestiel fist descendre en terre Raison et Justice, et les envoya aux princes qui ainsi devotement l’avoient apellé et requis. Le cinquième chapitre revient aux allégories, f° 1 v° (Table de matières) : La chinquiesme, comment Ymaginacion par examples moustre et enseigne la providence et sagesse que doivent avoir princes et chevalerie, pour executer et faire deuement ce que Raison et Justice leur ont chairgié et ordonné, comme dessus est dit. Le chapitre commence au f° 37.
[ 36] Id., f° 89 : se ces choses n’ont esté faites duement par raison et justice, f° 80 v° : sans avoir regart au salut de l’ame, a raison ne a justice.
[ 37] Le premier passage 
[ 38] Pour l’originalité des idées et les raisonnements dans les textes, voir le traitement du thème de la renommée dans STERCHI, Über den Umgang mit Lob und Tadel.
[ 39] POTVIN dans GUILLEBERT DE LANNOY, 
[ 40] Id., p. XXXV s. KERVYN DE LETTENHOVE fonde son raisonnement sur une attribution fautive, transmise par une édition de 1517.
[ 41] Id., p. XXXVI s.
[ 42] Id., p. XL s.
[ 43] Id., p. XXXVIII. La mention id., p. 304.
[ 44] Id., p. XXXVIII s.
[ 45] BRUXELLES, K.B.R., ms. 10 976 ; GUILLEBERT DE LANNOY, Œuvres, p. XXXVIII. Voir ill. 1.
[ 46] GUILLEBERT DE LANNOY, 
[ 47] Id., p. XL s.
[ 48] Voir le chapitre sur l’utilisation de titres nobiliaires comme argument dans STERCHI, Über den Umgang mit Lob und Tadel.
[ 49] PARIS, B.N.F., ms. fr. 1 278 ; KERVYN DE LETTENHOVE, Programme.
[ 50] GUILLEBERT DE LANNOY, 
[ 51] Id., p. XLVII s.
[ 52] Id., p. L.
[ 53] Id., p. LIII s. : « Il suffit de feuilleter le manuscrit pour s’assurer qu’il s’y trouve, non pas deux, mais quatre copies de cet avis (fol. 16, 22, 26 et 44). L’écriture seule les désignerait aussitôt, elle est la même pour les quatre pièces et elle diffère sensiblement de celle des autres documents. Pour le brouillon comme pour la mise au net, pour la rédaction si différente des trois autres comme pour celles-ci, c’est la même main qui tient la plume. » Sur le passage autographe voir infra, n. 57.
[ 54] Id., p. LIII-LXII, la citation p. LVIII.
[ 55] Ibid., p. LI s. POTVIN cite le rapport d’ambassade, id., p. 251 : Item, estoit l’entention du dit Roy, quant je me partis, d’aller à Rome sur ceste saint Remy, pour soy coronner et parler au pape desdites matières. Par comparaison les Voyages, 
[ 56] Id., p. LV (1er fragment) : « On y voit quelques ratures, quelques surcharges et quelques corrections en marge, d’une autre écriture que le texte.», p. LVI (2e fragment) : « Sur la dernière page laissée en blanc, on lit, non sans difficulté, un essai de variantes, avec des ratures et des surcharges, d’une écriture toute autre, rapide et négligée, que nous retrouverons ailleurs. », p. LVII (3e fragment) : « Elle est corrigée et augmentée, soit entre les lignes, soit en marge, par une autre main, la même qui a corrigé les deux autres textes ; et elle est beaucoup plus développée que sa mise au net. »
[ 57] Ibid., p. LXIII s. : « Ce travail de rédaction ressemble beaucoup à celui de l’Avis de 1439. Or, sur le verso d’un feuillet de cet avis (fol. 25), on lit avec peine un essai de variante qui ne peut pas non plus être ni d’un copiste ni d’un secrétaire, car ni l’un ni l’autre n’écrivent sur le dos d’une pièce, et qui doit être de l’auteur. Elle est de la même écriture que le long brouillon sur la guerre de Bohême. »
[ 58] Id., p. LXIV : « Si Ghillebert, comme je crois l’avoir prouvé, est l’auteur de l’avis de 1439, la variante qu’il y a essayée devant être de sa main, on peut en inférer qu’il est aussi l’auteur du mémoire contre les Hussites. Rien n’est plus vraisemblable d’ailleurs et toutes les probabilités sont en faveur de Ghillebert. »
[ 59] Id., p. LXII : « Est-il à présumer que l’auteur du livre [l’
[ 60] VAN LEEUWEN, Denkbeelden van een vliesridder, p. XVI s. : « Op grond van deze overweging is Potvin er terecht toe gekomen Guillebert als de opsteller van de memorie aan te wijzen zodat hij ook op grond van de overeenkomst tussen het Avis en de Instruction de auteur van het laatstgenoemde werk moet zijn. » ; J. CONELL dans GUILLEBERT DE LANNOY, L’Instruction d’un jeune prince : a Critical Edition and Analysis, Thèse publiée dans les Dissertation abstracts, Ann Arbor, 1984, p. XIII : « I agree, therefore, that Ghillebert de Lannoy is the author of L’instruction d’un jeune prince. » Les observations de Conell ajoutent au raisonnement de particularités stylistiques très répandues en ce temps-là. Voir 
[ 61] Voir 
[ 62] J.H. HEXTER, The Education of the Aristocracy in the Renaissance, Journal of modern History, t. 22, 1950, p. 15 ; VALE, 
[ 63] R. VAUGHAN, Philip the Good. The Apogee of Burgundy, Londres, 1970, p. 170 et 259.
[ 64] VAN LEEUWEN, Denkbeelden van een vliesridder, p. 136.
[ 65] R. VAUGHAN, Hue de Lannoy and the question of the Burgundian state, Das spätmittelalterliche Königtum im europäischen Vergleich, éd. R. SCHNEIDER, Sigmaringen, 1987, p. 339 et 343 s.
[ 66] Voir supra, n. 18.
[ 67] SCHNERB, L’Éducation d’un jeune noble, p. 115. Il se réfère et aux Enseigne- ments paternels et à l’Instruction d’un jeune prince.
[ 68] H. BRAND, Art. Hue (Hugues) de Lannoy, Les Chevaliers de l’Ordre de la Toison d’or, p. 14. Dans GENÈVE, Bibliothèque publique et universitaire, ms. fr. 166, f° 3, le narrateur de l’Enseignement de vraie noblesse est représenté avec le collier. Voir ill. 2.
[ 69] Lui-même écrit son nom de cette manière. Voir infra, n. 71.
[ 70] Selon son épitaphe, publié dans DE LANNOY, Hugues de Lannoy, p. 167 : Premièrement, en l’âge de xx ans, receut l’ordre de chevalerie au très saint lieu de Jhérusalem, dont, au retour, avec le maistre de Liflant s’en alla en Prusse, frontière contre les Turcqz, ralla avec le duc Wiltolt encontre les Tatares, fist congnoître et eslever son nom en plusieurs haulx et valeureux faits, partout plus que home de sa nation piéçà. Voir l’importance des voyageurs dans les Enseignements paternels et dans l’Enseignement de vraie noblesse, infra, n. 177.
[ 71] GUILLEBERT DE LANNOY, 
[ 72] Id., p. 323 : commettre monseigneur le conte d’Estampes, et son conseil, appellé à ce monseigneur de Croy, [son premier chambellan,] aucuns des seigneurs de Brabant et de Flandres, monseigneur le bailli de Haynau, monseigneur de Habourdin, messire Baudet de Noyelle, [le souverain de Flandres, les gouverneurs d’Arras et de Lille] et le seigneur de Santes, pour […]. Dans la première rédaction, le passage se lisait : messire Baudet de Noyelle, le gouverneur d’Arras et de Lille, le sire de Santes et le souverain de Flandres.
[ 73] Voir supra, n. 55.
[ 74] Voici ce que nous écrit sur ce point, en date du 14 février 2001, M. Fr. AVRIL, que nous tenons à remercier ici : « Ce sont ces deux feuillets (146-147) qui présentent le plus de rapports, me semble-t il, avec les ff. de l’avis de 1439 (ff. 16, 22, 26 et 44), sans qu’il soit possible de se prononcer cependant en faveur d’une identité d’écriture. Les corrections ou insertions de ces feuillets (il se réfère aux f° 16, 22, 26 et 44, les f° 146- 147 ne contenant pas de corrections, voir GUILLEBERT DE LANNOY, Œuvres, p. LI, 202, 250- 253) ne me semblent pas de la même main que celles des ff. 151-159. C’est tout ce que je puis dire sur ce problème bien difficile et sur lequel je préfère rester prudent. » PARIS, B.N.F., ms. fr. 1 278, contient le rapport d’ambassade aux f° 146-147, les rédactions de l’avis sur les Hussites aux f° 151-159.
[ 75] Voir n. 74.
[ 76] Voir le registre des sources de J. POTVIN, Hugues de Lannoy, 1384-1456, Bulletin de la Commission royale d’Histoire de Belgique, 4e sér., t. 6, 1879, p. 117-138.
[ 77] LONDRES, B.L., ms. Harley 4 397, f° 1. Monsr. et Sante. sont abrégés. Les différents textes du recueil sont reproduits avec des titres imprécis, mais dans l’ordre exact, dans R. NARES et al., A Catalogue of the Harleian Manuscripts in the British Museum, t. 3, Londres, 1808-1812, p. 140 s. : « 1. Le Livre de l’imaginacion par Mr. de St Tomas, 1440. 2. Balade bien substancieuse. 3. Passe-temps de michault. 4. Le temps perdu de Pier-Chastellain, a Michault Faill-event. 5. A short Chronicle of the Kings of France. 6. La Complainte de Madame Ysabel de Bourbon. 7. Le Testament de Pierre de Nesson. 8. A ballad on death. 9. A tract in prose, entitled Ung brief et utile Traittée de Conseil compilé au commendement de mon tres redoubté Seigneur & Prince Charles le Duc de Bourgoyne, par Reverent pere en dieu Guillaume, evesque de Tournay. », et de façon erronée chez VAN BRUYSSEL, Liste des documents manuscrits relatifs à l’histoire de Belgique qui sont conservés au British Museum, p. 208 : « 1. Le livre de l’imagination au pèlerin de Haulx, fait par Mr. de Sante, commencant par ces mots : Comment imagination vestoue et attournée moult noblement s’apparut etc. 2. Balade bien substancieuse : Le temps perdu, etc. (de Pierre Chastelain). 3. Quelques notes et dates, extraites de la chronique de St-Denis. 4. La complainte de la mort de madame Ysabel de Bourbon, comtesse de Charolois. 5. Le testament de maître Pierre de Nesson. Ballade de la mort. » Curieusement, dans GUILLAUME FILLASTRE, Le Traittié du conseil, éd. H. HÄYRYNEN, Jyväskylä, 1994, p. 83, l’éditrice ne donne pas la table des matières du manuscrit, mais la translittération de H. Wanley : Le livre de l’Imagination au Pelerin de Haulz en Haynnau, par Monsr. de Santé.
[ 78] M. MESTAYER, La bibliothèque de Charles II, comte de Lalaing, en 1541, 
[ 79] FILLASTRE, Le Traittié de conseil, p. 83 s.
[ 80] Id., p. 255 n.
[ 81] MESTAYER, op. cit., p. 206.
[ 82] A.M. LEGARÉ, Le Livre des Faits de Jacques de Lalaing enluminé par le Maître d’Antoine Rolin, Mélanges à la mémoire du Prof. Maurits Smeyers, Louvain, 2004, sous presse.
[ 83] LILLE, Archives Départementales du Nord, B 1081, n° 15 454, mentionné par DE LANNOY, Hugues de Lannoy, p. 67 n. 55.
[ 84] J. PAVIOT, Art. Ghillebert de Lannoy, Les Chevaliers de l’Ordre de la Toison d’or, p. 26.
[ 85] HACHEZ, Un Manuscrit de l’
[ 86] H.A.E. VAN GELDER, 
[ 87] Catalogue of Additions to the Manuscripts in the British Museum in the Years 1841- 1845, p. 8 : Coppie de l’epitaphe de Messire Hue de Lannoy, Seigner de Santes, comme il est sur la sepulture à Saint Pierre à Lille, en la chapelle Saint Michiel par luy fondée. Le 20 août 1470, présenté dans le catalogue comme la date du décès est fautif. L’épitaphe est publiée dans DE LANNOY, Hugues de Lannoy, p. 167 s., sans référence au manuscrit, mais à Saint-Pierre à Lille.
[ 88] VISSER-FUCHS, voir 
[ 89] Letters from Hue de Lannoy and the Treasurer of the Boulennois, in which they give a history of their embassy into England, Letters and Papers illustrative of the wars of the English in France during the reign of Henry the sixth, éd. J. STEVENSON, t. 2, 1, Londres, 1864, p. 218-249. Il s’agit du manuscrit de Genève. Voir supra, n. 6.
[ 90] Il s’agit du ms. 10 314 de BRUXELLES, K.B.R. Pour l’identification du détenteur, voir STERCHI, Über den Umgang mit Lob und Tadel.
[ 91] Pour les devises voir 
[ 92] Publié dans DE LANNOY, Hugues de Lannoy, p. 281-295. Les exécuteurs testa- mentaires, ibid., p. 294 : Philippe de Croÿ, seigneur de Sempy, Jean de Lannoy et Louis Dommessent, Jean de Bécourt, George Gherbode et Jean Hérenc. La date du décès dans BRAND, Art. Hue (Hugues) de Lannoy, p. 14.
[ 93] Nous sommes convaincu qu’une comparaison systématique, dans le cadre d’une édition critique de l’Enseignement de vraie noblesse, établirait davantage de parallèles et ainsi d’indices sur la manière dont un auteur laïque du XVe siècle a utilisé ses sources. Une première identification des livres a été faite par B. SCHNERB, Piété et culture d’une noble dame au milieu du XVe siècle : l’exemple de Marguerite de Bécourt, dame de Santes, 
[ 94] DE LANNOY, Hugues de Lannoy, p. 284.
[ 95] DOUTREPONT, La Littérature française, p. 205. Les douze signes du firmament sont proposés par SCHNERB, Piété et culture d’une noble dame, p. 243.
[ 96] DE LANNOY, Hugues de Lannoy, p. 285.
[ 97] DEBAE, La Bibliothèque de Marguerite d’Autriche, p. 48.
[ 98] GUILLEBERT DE LANNOY, 
[ 99] BRUXELLES, K.B.R., ms. 11 047, f° 78.
[ 100] Id., f° 18 s. Correspond à VAL. MAX. IV, 1, ext. 8.
[ 101] DE LANNOY, Hugues de Lannoy, p. 287.
[ 102] Id., p. 288.
[ 103] DEBAE, La Bibliothèque de Marguerite d’Autriche, p. 290.
[ 104] DE LANNOY, Hugues de Lannoy, p. 288.
[ 105] HONORÉ BONET (en réalité : BOUVET), L’Arbre des Batailles, éd. E. NYS, Bruxelles- Paris, 1883.
[ 106] JEAN DE LANNOY, Lettre à Loys son filz, Jean de Lannoy, le bâtisseur, 1410-1492, éd. B. DE LANNOY, G. DANSAERT, Paris-Bruxelles, 1937, p. 119-210.
[ 107] BRUXELLES, K.B.R., ms. 11 047, f° 87.
[ 108] HONORÉ BOUVET, L’Arbre des Batailles, p. 70 s.
[ 109] BRUXELLES, K.B.R., ms. 11 047, f° 86 s.
[ 110] HONORÉ BOUVET, L’Arbre des Batailles, p. 98.
[ 111] BRUXELLES, K.B.R., ms. 11 047, f° 17.
[ 112] HONORÉ BOUVET, L’Arbre des Batailles, p. 35 s.
[ 113] BRUXELLES, K.B.R., ms. 11 047, f° 78 v°.
[ 114] DE LANNOY, Hugues de Lannoy, p. 288.
[ 115] SCHNERB, Piété et culture d’une noble dame, p. 241 n. 37.
[ 116] DE LANNOY, Hugues de Lannoy, p. 289.
[ 117] F. LAJARD, Gilles de Rome, religieux augustin, théologien, Histoire littéraire de la France, t. 30, 1888, p. 421-566. PARIS, B.N.F., ms. fr. 1 728, a pour titre Le Livre du gouvernement des rois et des princes. J.K. ATKINSON, Manuscript context as a guide to generic shift : some Middle French Consolations, Medieval Codicology, Iconography, Literature and Translation. Studies for Keith Val Sinclair, éd. P.R. MONKS, D.D.R. OWEN, Leyde, 1994, p. 327.
[ 118] L. DELISLE, Anonyme, auteur du 
[ 119] THOMAS D’AQUIN, De regimine principum, Selected Political Writings, éd. J.G. DAWSON, Oxford, 1978, p. 1-83.
[ 120] Cette suggestion est faite par SCHNERB, Piété et culture d’une noble dame, p. 243 n. 49.
[ 121] BRUXELLES, K.B.R., ms. 10 314, f° 103 v°, reproduit de façon imprécise dans HACHEZ, Un Manuscrit de l’
[ 122] DE LANNOY, Hugues de Lannoy, p. 290.
[ 123] Comme le présume SCHNERB, Piété et culture d’une noble dame, p. 243 n. 47. Voir BRUXELLES, K.B.R., ms. 11 047, f° 73 : Mais pourtant ne demeure pas que le noble Godefroy par sa vaillance ne conquist la sainte cité de Jherusalem, et en maintes diverses batailles desconfist les Sarrazins, comme l’en peut veoir en la cronicque.
[ 124] LILLE, Bibliothèque municipale, ms. 538, correspond, sous ce titre, f° 1-98 v°, à une Istore et chroniques de Flandres, éd. J.M.B.C. KERVYN DE LETTENHOVE, t. 1, Bruxelles, 1879, p. 238-419, et t. 2, Bruxelles, 1880, p. 1-358, et, f° 99-228, au Livre des Trahisons de France, publié dans les Chroniques relatives à l’histoire de la Belgique sous la domination des ducs de Bourgogne, éd. J.B.M.C. KERVYN DE LETTENHOVE, t. 2, Bruxelles, 1873, p. 1-236. Le texte finit avec l'affaire Rubempré en 1464. Entre autres ex-libris, le manuscrit contient celui-ci au f° 229 v° : Je suis appartenant à Guilbert de Lannoy, seigneur de Courtembus, la Capelle, Sassignies etc. Pourtant, il ne s’agit pas du frère de Hugues. H. RIGAUX, Manuscrits de la Bibliothèque de Lille, Catalogue général des Manuscrits des Bibliothèques publiques de France. Départements, t. 26, Paris, 1897, p. 407 s.
[ 125] GUILLEBERT DE LANNOY, 
[ 126] DE LANNOY, Hugues de Lannoy, p. 290.
[ 127] Cette attribution se trouve dans SCHNERB, Piété et culture d’une noble dame, p. 242 n. 38. Sur le titre latin voir R.E. LEWIS, More new manuscripts of Pope Innocent III’s De miseria humanae conditionis, 
[ 128] Voir B.M. BOLTON, Via ascetica : A Papal Quandary, Studies in Church History, t. 22, 1985, p. 161-191 pour l’œuvre d’Innocent, STERCHI, Über den Umgang mit Lob und Tadel pour l’Enseignement de vraie noblesse.
[ 129] Ainsi en va-t-il de la plupart des manuscrits, selon C. BOZZOLO, Manuscrits des traductions françaises d’œuvres de Boccace, Padoue, 1973, p. 16.
[ 130] CHANTILLY, Musée Condé, ms. 859, p. 87.
[ 131] DEBAE, La Bibliothèque de Marguerite d’Autriche, p. 45. Le même titre apparaît dans MARTIN LE FRANC, L’Estrif de Fortune et Vertu, éd. P.F. DEMBOWSKI, Genève, 1999, p. 35.
[ 132] PARIS, B.N.F., ms. fr. 132 ; BOZZOLO, Manuscrits des traductions françaises d’œuvres de Boccace, p. 60.
[ 133] Id., p. 61.
[ 134] A. VANDERJAGT, Qui sa vertu anoblist
[ 135] BRUXELLES, K.B.R., ms. 11 047, f° 17 v° : Et grant quantité qui par princes d’estranges rigions furent deboutez et supplantez de leurs royaulmes, ainsi que l’en peut veoir et que l’en treuve es histoires et livres de Bocasse qui regarder y vouldra.
[ 136] DE LANNOY, Hugues de Lannoy, p. 291.
[ 137] B. ATHERTON, Édition critique de la version longue du Roman de Fortune et de Félicité de Boèce, Thèse, Université du Queensland, 1994. La traduction de Louhans est souvent intitulée Le Roman de Fortune et de Felicité. Pour les différentes versions du texte, voir ATKINSON, Manuscript context as a guide to generic shift.
[ 138] Pour l’opinion spécifique d’Hugues de Lannoy sur la question de la gloire, voir STERCHI, Über den Umgang mit Lob und Tadel.
[ 139] DE LANNOY, Hugues de Lannoy, p. 291.
[ 140] Les Livres du Roy Modus et de la Royne Ratio, éd. G. TILANDER, 2 vol., Paris, 1932 ; G. TILANDER, Les Manuscrits des Livres du roi Modus et de la reine Ratio, Lund, 1932, ne nomme aucun recueil avec Boèce.
[ 141] DE LANNOY, Hugues de Lannoy, p. 291. L’entrée se lit : ma commère femme Jehan de Lannoy. Le nouveau mari (1460) de Jeanne, Jean seigneur de Lannoy, est l’unique Jean de Lannoy vivant à ce temps.
[ 142] SCHNERB, Piété et culture d’une noble dame, p. 242 n. 42, suppose qu’il s’agit d’une collection d’
[ 143] DE LANNOY, Hugues de Lannoy, p. 291.
[ 144] P. PERDRIZET, Jean Miélot, l’un des traducteurs de Philippe le Bon, Revue d’Histoire littéraire de la France, t. 14, 1907, p. 481 ; É. PELLEGRIN, Note sur deux manuscrits enluminés contenant le De senectute de Cicéron avec la traduction fran- çaise de Premierfait, Scriptorium, t. 12, 1958, p. 276-280.
[ 145] Voir le chapitre sur la gloire dans STERCHI, Über den Umgang mit Lob und Tadel.
[ 146] Voir supra, n. 98.
[ 147] DE LANNOY, Hugues de Lannoy, p. 292.
[ 148] SCHNERB, Piété et culture d’une noble dame, p. 243 n. 46. Ce texte était, à cette époque, le seul à pouvoir être appelé Livre d’Alexandre en français. La traduction de Quinte-Curce par Vasque de Lucène date de 1468 seulement. Parmi les autres textes contenant les 
[ 149] Un autre exemple : L’Enseignement de vraie noblesse, K.B.R., ms. 11 047, f° 46 v° : Aristotle le grant philosophe, entre les enseignemens qu’il fist au fort roy Alixandre, le induisi a hardement et haultesse de cuer, comme l’en peut veoir en son hystoire ou il lui remoustra entre autres choses s’il advenoit que sa gent [f° 47] tournast en fuyte, qu’il se meist derriere pour soustenir la chairge des ennemis et ralier sa gent. Le passage correspond à R. DE CESARE, Volgarizzamenti antico-francesi dei Praecepta Aristotelis ad Alexandrum (Alexandreidos I, 72-183), Miscellanea del Centro di studi medievali, 2e sér., Publicazioni dell’Università cattolica del Sacro Cuore, nlle sér., t. 62, 1958, p. 100 : Et si te couvient (
[ 150] DE LANNOY, Hugues de Lannoy, p. 292.
[ 151] GUILLAUME DE LORRIS, JEAN DE MEUN, Le Roman de la Rose, éd. F. LECOY, 3 vol., Paris, 1965-1970.
[ 152] DE LANNOY, Hugues de Lannoy, p. 292.
[ 153] Ibid.
[ 154] Recueils dans GUILLEBERT DE LANNOY, Œuvres, p. 329-334, 443-446, avec additions et corrections dans STERCHI, Über den Umgang mit Lob und Tadel.
[ 155] DE LANNOY, Hugues de Lannoy, p. 292.
[ 156] Malheureusement, l’édition critique de M. CURNOW, Vanderbilt University, 1975, n’est accessible que par des 
[ 157] DE LANNOY, Hugues de Lannoy, p. 292.
[ 158] JACQUES LEGRAND, Archiloge Sophie, Livre de Bonnes Meurs, éd. E. BELTRAN, Paris, 1986. Parmi les inventaires contemporains cités p. 297 s, la présente entrée est manquante.
[ 159] DE LANNOY, Hugues de Lannoy, p. 293.
[ 160] SCHNERB, Piété et culture d’une noble dame, p. 242 n. 39.
[ 161] DE LANNOY, Hugues de Lannoy, p. 293.
[ 162] SCHNERB, Piété et culture d’une noble dame, p. 242 n. 40.
[ 163] DOUTREPONT, La Littérature française à la cour des ducs de Bourgogne, p. 204 s. ; DEBAE, La Bibliothèque de Marguerite d’Autriche, p. 460.
[ 164] DE LANNOY, Hugues de Lannoy, p. 293.
[ 165] Lancelot du Lac. The Non-Cyclic Old French Prose Romance, éd. E. KENNEDY, 2 vol., Oxford, 1980. L’entrée n’est pas à confondre avec le Fragment de Lannoy du même roman. Celui-ci date du XVIe siècle et est désigné d’après le nom de son détenteur actuel : O. JODOGNE, Fragments d’un manuscrit inconnu du Conte du Graal. Les fragments de Lannoy, 
[ 166] Suggestion de SCHNERB, Piété et culture d’une noble dame, p. 241, sur la base de l’usage répété de l’expression mon livre.
[ 167] Voir supra, n. 92. Guillebert est décédé en 1462 (PAVIOT, Art. Ghillebert de Lannoy, p. 26).
[ 168] Cette retraite est mentionnée dans son épitaphe, éd. DE LANNOY, Hugues de Lannoy, p. 168 : En ses lx ans, pour rendre celluy hault eage non serf fors que à Dieu, a délenquy offices et auctoritéz de court, renonchié aux pensions des princes et emprins à vivre du sien seulement, en très large et honorable estat ; est venu prendre demeure en cestuy tres noble collège de Saint-Pierre, où il at hanté le service divin et, en examinant sa conscience sur toutes choses passées, en œuvres et dévotions méritoires, pensé de son salut. L’année est établie en fonction de la date de naissance de Hugues, soit 1384. Voir BRAND, Art. Hue (Hugues) de Lannoy, p. 14. D’autre part, l’on trouve ibid. l’indice d’une poursuite des activités politiques d’Hugues, après cette date. Voir un passage dans BRUXELLES, K.B.R., ms. 11 047, f° 90 v°: Et si verroies les chevaliers et notables hommes demourrer aux champs en leurs terres et seignouries vivre du leur […].
[ 169] N.N., Gilbert de Lannoy et la fondation de la Messe matinale au sanctuaire de Hal, Parochieblad van Onze Lieve Vrouw-Halle/Bulletin paroissial de Hal-Notre-Dame, 9 juin 1917, col. 116. De plus, l’article mentionne le tableau mémorial dans l’église : En ceste capelle de nostre-dame de hal a fondé mese guillebert de lannoy chevalier seigneur de willerval de ses propres biens et amortis par bulles du pape en lonneur de dieu et de la vierge marie une messe perpétuele pour les pelerins qui se doibt celebrer par prestre de bonne vie cescun jour sur le grand autel après le son de la cloke au point du jour. Et sont les mambours fabrique et tresor de leglise ensemble la loi de la ville de hal tenus et obligies a lui et a ses hoirs par lettre dottroy du prince et par leurs lettres de faire ledit service entretenir a tous jours as depens de laditte eglise. Et fu celebree la premiere messe le jour saint pierre en aoust l’an MIIIIC XXIII. Pour Cl. LEMAIRE, dans La Librairie des ducs de Bourgogne, t. 2, p. 223, cette relation de Guillebert avec Hal suffit pour lui attribuer les trois textes.
[ 170] GUILLEBERT DE LANNOY, 
[ 171] Id., p. LXVII ; raisonnement de KERVYN DE LETTENHOVE, 
[ 172] GUILLEBERT DE LANNOY, 
[ 173] GUILLEBERT DE LANNOY, 
[ 174] GUILLEBERT DE LANNOY, 
[ 175] Id., p. LXVIII s. et p. 469 : Et, s’il plaist à Dieu notre seigneur, saulveur et bénoit rédempteur, que tu puisses parvenir à avoir aulcunes bonnes et honnourables conditions par le moyen des choses dessusdittes, tellement que par telles et icelles tu puisses en l’amour et la grâce de ton prince, maistre ou seigneur, et aussy de tous aultres, parvenir, et par ce moyen estre avancié en quelque honnourable service, soyes diligent de servir léaulment et de complaire en toutes façons honnourables, et plaines de vertus.
[ 176] La miniature se trouve dans le manuscrit de PARIS, B.N.F., ms. fr. 1 216, f° 76. Voir ill. 3. La miniature de dédicace de la copie de Philippe le Bon de l’Instruction se trouve en ill. 1. L’attribution de l'emblème au duc Philippe dans F. SALET, La fête de la Toison d’Or de 1468, Annales de la Société royale d’Archéologie de Bruxelles, t. 51, 1966, p. 22 s.
[ 177] GUILLEBERT DE LANNOY, 
[ 178] En revanche, L. VISSER-FUCHS (voir supra, n. 1) estime qu’il est seulement question de deux œuvres dans le testament. Son argument tient à l’utilisation de l’article défini « les » dans l’expression les deux livres que fist mon dit seigneur mary. Pour notre part, nous préférons nous fonder sur le nombre des textes logiquement attribué à Hugues.
[ 179] Voir Europäische Stammtafeln, éd. D. SCHWENNICKE, n. sér., t. 7, Marbourg, 1979, tabl. 117.
The paper argues that Hugues de Lannoy is the author of the Enseignement de vraie noblesse. It also questions the authorship of the Instruction d’un jeune prince and the Enseignements paternels hitherto attributed by Charles Potvin to Hugues’ brother Guillebert. Since neither Potvin nor the present paper can produce more than circumstantial evidence, the argumentation is comparative. If Potvin’s arguments are valid, they must according to their own logic include the Enseignement in the corpus of texts written by the same author. Once this is established, the reasons speaking in favour of Hugues clearly outnumber those in favour of Guillebert. Mots-clés
littérature didactique française, Hugues de Lannoy, Enseignement de vraie noblesse, Instruction d’un jeune prince, Enseignements paternels
The paper argues that Hugues de Lannoy is the author of Enseignement de vraie noblesse. It also questions the authorship of Instruction d’un jeune prince and of Enseignements paternels hitherto attributed by Charles Potvin to Hugues’ brother Guillebert. Since neither Potvin nor the present paper can produce more than circumstantial evidence, the argumentation is comparative. However, if Potvin’s arguments are valid, they must according to their own logic include Enseignement de vraie noblesse in the corpus of texts written by the same author. Once this is established, arguments in favour of Hugues clearly outnumber those in favour of Guillebert.Keywords
French didactic literature, Hugues de Lannoy, Enseignement de vraie noblesse, Instruction d’un jeune prince, Enseignements paternels
Bernhard Sterchi « Hugues de Lannoy , auteur de l'Enseignement de vraie noblesse, de l'Instruction d'un jeune prince et des
Enseignements
paternels », Le Moyen Age 1/2004 (Tome CX), p. 79-117.
URL : www.cairn.info/revue-le-moyen-age-2004-1-page-79.htm.
DOI : 10.3917/rma.101.0079.