Revue de philologie, de littérature et d'histoire anciennes 2004/1
Revue de philologie, de littérature et d'histoire anciennes
2004/1 (Tome LXXVIII)
160 pages
Editeur
I.S.B.N. 2252035218
A propos de cette revue Site Web
Acheter en ligne

Un abonnement.

Ajouter au panier Ajouter au panier - Revue de philologie, de littérature et d'histoire anciennes
Abonnement annuel (2 numéros) 2013 80 €

Tous les numéros en ligne sont immédiatement accessibles.

ATTENTION : cette offre d'abonnement est exclusivement réservée
aux particuliers. Pour un abonnement institutionnel, veuillez
vous adresser à l'éditeur de la revue ou à votre agence d'abonnements.

Cairn.info respecte votre vie privée
Alertes e-mail

Recevez des alertes automatiques relatives à cet article.

S'inscrire Alertes e-mail - Revue de philologie, de littérature et d'histoire anciennes

Être averti par courriel à chaque nouvelle parution :
d'un numéro de cette revue
d'une publication de Alain Blanc
d'une publication de Charles de Lamberterie
d'une publication de Jean-Louis Perpillou
d'une citation de cet article

Votre adresse e-mail

Gérer vos alertes sur Cairn.info

Cairn.info respecte votre vie privée
III. – Chroniques d'étymologie

Vous consultezChronique d’étymologie grecque[1] [1] Élaborée dans le cadre du Groupement de Recherche 1038...
suite

N˚ 9 (CEG 2004)

Contributionpubliée par 
Alain Blanc du même auteur


Rédacteurs des notices
SuzanneAmiguesS. A.
FrançoiseBaderF. B.
AlainBlancA. B.
MarkusEgetmeyerM. E.
NicoleGuilleuxN. G.
Charles deLamberterieCh. de L.
ClaireLe FeuvreC. L. F.
JacquelineManessy-GuittonJ. M.-G.
SophieMinonS. M.
Jean-LouisPerpillouJ.-L. P.
PierreRagotP. R.
MichelSèveM. S.

Si des membres extérieurs au GDR 1038 souhaitent transmettre leurs travaux à la Rédaction de la CEG, ils peuvent envoyer leurs tirés à part, accompagnés d’un bref résumé conçu dans l’esprit des notices de la CEG, à l’adresse suivante :

2 CEG (A. Blanc - E. Dupraz, Linguistique ancienne)

3 Université de Rouen, UFR Lettres

4 Département de Lettres Classiques

5 F-76821 Mont-Saint-Aignan Cedex

6 Note de consultation :

7 Lorsqu’un auteur résume les hypothèses qu’il a formulées lui-même, le lieu de publication est indiqué, mais sans nom d’auteur ; le lecteur comprendra donc que l’article mentionné a pour auteur le signataire de la notice.

8 ***

9 αἱμασιά (DELG, p. 34b-35a) : Les dictionnaires ne retiennent que le sens « mur de pierres sèches, clôture » (wall of dry stones LSJ ; tapia, muro, cerca DGE) ; par extension « terrain clos » (walled enclosure, LSJ Rev. Suppl. ; cercado, huerto, DGE). Un sens pourtant fréquent n’est pas dégagé : « mur de terrasse », par extension « terrasse de culture », sens qui convient mieux à beaucoup d’emplois littéraires et épigraphiques, par exemple Thc. IV, 43, 3 ; voir M. Brunet, Journal des Savants 1999, p. 24-27, et Chr. Schuler, Ländliche Siedlungen und Gemeinden im hellenistischen und römischen Kleinasien, Munich, 1998 (Vestigia, 50), p. 130-134. M. S.

10 ἀκούω : « entendre ». — Le sens matériel du nom d’action ἀκοή, « ouïe », mais aussi « oreilles », bien dégagé dans les dictionnaires : Bailly s.u., II, « oreille, organe de l’ouïe » ; LSJ, s.u., II 3, « ear » ; DGE, s.u., II 1, « oído como organo de percepción sensorial, oreja » (Sapph., Hermipp., Arist., A.R., Plb., inscr.), n’a curieusement pas été enregistré par DELG, p. 50a, alors qu’il est postulé par le diminutif ἀκοΐδιον « petite oreille » (Gloss.), qui y figure. S’il restait des doutes sur sa réalité, ils seraient levés par les dédicaces où le mot ἀκοή est associé à la représentation d’oreilles (il s’agit de celles de la divinité), ainsi à Thessalonique (IG X, 2, 1, n° 59 ; IIe s. ap.) et ailleurs, voir L. Robert, RPh 1974, p. 198 (OMS V, p. 285). M. S.

11 ἀλείτης « qui lèse », ἤλιτον « léser, endommager ». — Ét. : L’étymologie de cette famille est largement renouvelée par l’étude d’A. Blanc, REG 116, 2003, p. 17-34. Si les formes grecques ἀλιτεῖν et ἀλιτραίνω, d’une part, et les termes germaniques tels que vha. leit « triste, pénible, douloureux », v. angl. lāþ, v. isl. leiðr, etc. (< g.c. laiþaz < i.-e. h2lóit-o-, réfection d’un plus ancien *h2loit-ó- qui a donné en grec ἀλοιτός « criminel »), de l’autre, permettent de reconstruire une racine apophonique *h2leit- / *h2lit-, les formes ἀλείτης, ἀλιτρός et ἀλιτήριος, quant à elles, plaident clairement en faveur de *h2lei- / *h2li- sans dentale (*ἀλείτ-της eût abouti à *ἀλείστης). À partir du moment où *-t- peut être considéré comme un élargissement, on intégrera au dossier la famille de véd. ríṣyati « subir un dommage » (≈ gr. ἀλιτεῖν « endommager, léser », cf. p. ex. Il. 9, 375)=av. irišiieiti « id. », caus. véd. reṣáyati « endommager » (cf. aussi véd. riṣṭá-=av. irišta- « endommagé »), pour laquelle on postulera *h2lei-s- / *h2li-s-. Ce rapprochement semble confirmé par l’existence probable d’une formule *h2lei- + période de temps, conservée en védique sous la forme analytique m […] rīriṣat yur « ne lésez pas notre durée-de-vie » (RV 1, 89, 9d), et en grec sous la forme d’un composé nominal : ἠλιτό-μηνος « *qui endommage involontairement son nombre de mois », c’est-à-dire « *qui subit une perte de mois », d’où « prématuré » (Il. 19, 118). — Voir aussi πατραλοίᾱς. P. R.

12 ἀλείφω : « oindre ». — À l’abondant dossier mycénien de ce groupe lexical, les nouvelles tablettes de Thèbes (cf. c. r. de Aravantinos, Godart, Sacconi, 2001 in BSL 98/2, 2003, p. 262-268) permettent d’ajouter l’anthroponyme a-re-pe-se-u (Av 106.6), qu’on propose de lire /ale no vadhīḥ pitáram m utá mātáram m naḥ priy s tanúvo rudra rīriṣaḥ « ne tue pas notre père ni (notre) mère, ne fais pas de dommage à nos personnes (qui nous sont) chères, ô Rudra » (RV 1, 114, 7cd) ; ce dernier montre qu’il existait potentiellement dans cette langue un schème phrastique DIEU (sujet) + *h2lei-s- (négatif) + pitáram / mātáram (objet), proche de celui que recouvre πατραλοίᾱς : homme (sujet) + *h2lei- (positif) + πατέρα / μητέρα. P. R.

73 πέρνημι : « vendre ». — Si le fut. περάαν et l’aor. περάσ(σ)αι de ce verbe reposent clairement sur un thème I i.-e. *perh2-, il est loin d’être assuré, en revanche, que les formes en πρᾱ- permettent à elles seules de poser un thème II *preh2- (ainsi DELG). Cette analyse n’est tenable que si le présent à infixe nasal i.-e. *p -néh2- / **pr- -nǝ2- du thème faible] reflété par v.irl. renaid et gr. (éol.) πορνᾰ- (refait en περ-νᾱ- / -νᾰ- dans les autres dialectes sous l’influence des formes en περᾰ-) doit s’analyser en *-n‑eh2- plutôt qu’en *-ne-h2-, ce qui ne va pas de soi. De toute manière, un certain nombre de formes en πρᾱ- continuent un degré zéro i.-e. *p h2-, ainsi l’adj. verbal πρᾱτός « vendu » et probablement aussi beaucoup d’autres formes sinon toutes (aor. pass. πρᾱθῆναι comme χυθῆναι, etc.).

74 Quant au substantif πόρνη « prostituée », dont le lien avec πέρνημι est hors de doute (P. Chantraine rappelle à ce propos, en renvoyant à une sienne étude antérieure, qu’à date ancienne ce verbe s’applique au trafic des esclaves), le vocalisme radical en a été abondamment discuté. Meillet, Dial. ind.-eur., 68 [référence que ne donnent ni Frisk ni Chantraine], prolongeant une brève remarque de F. de Saussure (Mélanges Nicole, 1905, p. 511, n. 2=Recueil, p. 582, n. 2), considère qu’il s’agit d’une formation à vocalisme radical o et qu’en vertu de ce que l’on appelle aujourd’hui « l’effet Saussure » (expression forgée par A. Nussbaum, Sound Law and Analogy [=Fest. Beekes], 1997, 181-203, avec mention de πόρνη p. 182), une racine i.-e. seṭ apparaît dans ce contexte sous forme aniṭ : de là le contraste entre περᾰ- / πρᾱ- (< i.-e. *perh2- / *p h2-) et πόρ-νᾱ. Mais d’autres pensent pouvoir retrouver dans πόρνη le même degré zéro que dans éol. πορνάμεν · πωλεῖν et πορνάμεναι · πωλούμεναι, solution à laquelle se rallie P. Chantraine dans le DELG (alors que dans sa Formation des noms, 193 il suivait la doctrine de Meillet). En réalité, le parallèle invoqué ne tient pas : πόρνη est une forme panhellénique, et sur une racine verbale περᾰ- / πρᾱ- une formation à degré zéro ne pourrait être que *πρ -nǝ2- (voir ci-dessus). Il faut donc donner raison à Meillet. Quant à la dérivation, le plus simple est de partir en grec d’un substantif abstrait *πορ-ν h1-), et τόρ-μος de l’autre. L’équation que forme le mot grec avec hitt. tarma- « clou, cheville » montre que le phénomène est de date indo-européenne (J. Catsanicos, BSL 81, 1986, 167-168). La même explication vaut aussi pour τόρνος (voir la note s.u.). Ch. de L.

87 τόρνος : « compas de charpentier ». — Ét. : On s’accorde à considérer que τόρνος appartient à la famille de cet autre terme technique qu’est τόρμος « mortaise, pivot », c’est-à-dire à la base i.-e. *terh1- / *t h1- « trouer, percer ». La structure radicale relève donc de la même explication que pour τόρμος, à savoir qu’en vertu de « l’effet Saussure », la laryngale finale de racine ne laisse pas de trace dans les formations à vocalisme o (voir la note s.u.). L’exemple de τόρνος était d’ailleurs l’un de ceux que citait Saussure dans son article fondateur (Mélanges Nicole, 1905, p. 511, n. 2=Recueil, p. 582, n. 2). Ch. de L.

88 Τυρταῖος : Le nom du poète Tyrtée cesse d’être une « forme unique » (DELG s.u.) si on en rapproche Τύρταμος, nom de naissance de Théophraste (D. L. 5, 38), originaire d’Érésos, dans l’île de Lesbos. La fréquence de la finale -αμος dans les anthroponymes micrasiatiques du type Πρίαμος (pour d’autres catégories lexicales, voir CEG 8 [RPh 77, 2003] s.u. π  ji°) : *h2  jrá-) « blanc » dans le même champ lexical des adjectifs de couleur. La forme indienne híri° semble avoir échappé à l’attention des hellénistes et n’est pas mentionnée dans les ouvrages de référence, mais la bonne analyse se trouve déjà chez Mayrhofer, EWAia s.u. hári- (II, 805-6). Le degré zéro de cette même base est attesté aussi dans véd. híraṇya- « or », voir EWAia s.u. — Sur la relation formelle avec χλόη, voir la note sous ce mot. Ch. de L.

93 χρώς : Dérivés. 3. Sur un thème χρω- : Ajouter à χρῶμα « couleur, colorant » le sens particulier de « curcuma », produit végétal défini dans Thphr., Od. 31 et 33, comme « une petite racine importée de Syrie » pour colorer une huile parfumée, et correctement identifié dans LSJ avec le rhizome de Curcuma longa. L’usage très ancien en Orient du curcuma comme succédané tinctorial du safran (gr. κρόκος, skr. *kurkuma selon Mayrhofer, KEWA I, p. 219) a favorisé leur confusion dans les noms sémitiques qui présentent la séquence krkm (voir J. Manessy-Guitton, dans Les phytonymes, p. 239-240). L’interpretatio graeca de cette séquence (réduite à krm par dissimilation ?) peut être à l’origine de l’emploi spécifique de χρῶμα. S. A.

94 ὤκιμον : « basilic » (Hpc., Stratt., Thphr., +) ; ὤκινον : nom d’un fourrage vite venu, attesté seulement par le latin ōcinum (Cat., Varr., Pline). Varron, RR 1, 31, 4, affirme l’origine commune des deux termes : Ocinum dicitur a graeco uerbo ὠκέως, quod ualet cito, similiter quod ocimum in horto. Le DELG prend fermement parti contre cette explication s.u. ὤκιμον : « Ét. : Inconnue. Ce nom d’une plante orientale et méditerranéenne peut être un emprunt » ; s.u. ὤκινον : « Ét. : Si le terme existe vraiment, il doit être séparé du précédent, car il désigne une plante qui n’est ni aromatique, ni méditerranéenne, ni d’usage culinaire ». Objections sans valeur pour les raisons suivantes : 1) Le basilic commun, Ocimum basilicum L., aujourd’hui largement utilisé dans la cuisine méditerranéenne, a une origine indienne assurée, connue même des non-spécialistes (par ex. TLF s.u. « basilic »). Le genre Ocimum est représenté en Inde par neuf espèces, dont le basilic sacré, O. sanctum, qui a été adoré comme épouse de Vichnou (A. Ros¸u, « Un inédit jésuite sur la phytonymie indienne », Journal of European Āyurvedic Society 3, 1993, p. 205-206 ; A. de Gubernatis, La Mythologie des plantes, Paris, 1882 [Milan, 1976], t. II, p. 364-365). Son nom sanskrit, tulasī (Mayrhofer, KEWA I, p. 516 ; voir aussi KEWA III, p. 486, s.u. surasā, autre dénomination du basilic, d’après son parfum), n’a pas accompagné le basilic dans le monde méditerranéen, où il fut introduit probablement comme plante médicinale (voir dans Pline, XX, 119-123, les opinions contradictoires des médecins sur sa valeur thérapeutique), créditée en particulier de propriétés antivenimeuses (cf. le composé ὠκιμοειδές « faux basilic » désignant des plantes douées des mêmes vertus : Dsc. IV, 28 ὠκιμοειδές (Silene gallica L.) : ἐχιοδήκτους καὶ τὰ ἄλλα τῶν ἑρπετῶν δήγματα θηραπεύει ; Dsc. III, 9 χαμαιλέων ὁ μέλας (Cardopatium corymbosum Pers.), ὃν ἔνιοι … ὠκιμοειδὲς ἐκάλεσαν, sans explication mais cf. Pline, XXII, 47 radices scorpionibus aduersantur ; Dsc. III, 95 κλινοπόδιον (Clinopodium vulgare L.), οἱ δὲ ὠκιμοειδές : πίνεται … πρὸς θηρίων δήγματα ; Ps.-Dsc. IV, 141 ἔρινος · οἱ δὲ ὠκιμοειδές, sans explication mais cf. Dioclès [voir s.u. ἔρῑνος] βοηθεῖ πρὸς τὰ θηρία). L’hypothèse d’un emprunt à une langue orientale ou méditerranéenne devant être écartée, ὤκιμον a toutes chances d’être un mot grec. 2) Le DELG met en avant des différences incontestées (arôme, usage culinaire) et néglige le caractère commun à l’ocinum et à l’ocimum invoqué par Varron : la rapidité de germination et de croissance. Or celle-ci est soulignée pour l’ocinum latin (la littérature agronomique grecque d’époque classique est perdue) dans Pline, XVII, 198 (ocinumantiqui appellabant pabulumquod celerrime proueniat) et XVIII, 143 avec référence à Varron. Quant au basilic, Théophraste le cite en premier parmi les plantes potagères dont la graine lève le plus vite (HP VII, 1, 3 διαφύεται … τάχιστα … ὤκιμον κτλ.). Rien dans les faits ne s’oppose à l’explication de Varron.

95 Ét. : Cette explication, en ce qui concerne ocinum (quod ualet cito), invite à voir en ὤκινον le neutre substantivé, avec l’accent récessif attendu, d’un adjectif *ὠκινός « prompt » qui trouve sa place dans une structure ὦκα / ὠκύς / *ὠκινός parallèle aux systèmes « de Caland » déjà connus : θαμά / θαμύς / θαμινός (Lamberterie 1990, p. 673 et n. 6 pour la longue de θαμῑνός), τάχα / ταχύς / ταχινός (hellén., +). D’autre part, Ch. de Lamberterie observe (ibid., p. 568-569) que la forme ποδώκης suppose le remplacement, en fin de composé, de l’adjectif ὠκύς par le thème sigmatique de *ὦκος, dans un couple ποδώκης / ὦκος comparable à οἰνοβαρής / βάρος. Le neutre sigmatique *ὦκος « promptitude » a pu servir également de base à un dérivé *ὤκιμος « prompt », comme κῦδος « force rayonnante » à κύδιμος « glorieux » (Hés., Pi.), πένθος à πένθιμος (Eur.), ὄφελος à ὠφέλιμος, etc. Ainsi compris, le nom ὤκιμον du basilic (litt. « la plante prompte [à germer] ») serait ancien, vu la disparition rapide de ὠκύς au profit de ταχύς, et pourrait avoir une origine ionienne (de même que ὠκυτόκος selon Lamberterie, ibid., p. 564), d’autant plus plausible que ὤκιμον se rencontre dans le corpus hippocratique (en part. dans le traité cnidien Aff. int. 12 [=7, 196, 16 Littré]) et que cette espèce indienne a pu être introduite en Méditerranée par l’Ionie, comme bien d’autres aromates sud-asiatiques, avant de devenir en Grèce au Ve-IVe siècle une plante potagère banale (Stratt., Eub., Thphr. [plus de 20 x dans HP]). S. A.

96 ὠνέομαι : « acheter ». — La forme de participe parfait ὀνονημένα (IG XII 6, n° 577, Périnthe, VIe a. C.) s’éclaire si on la compare à l’infinitif ὀνωνῆσθαι attesté dans deux textes d’Ampurias du Ve s. (SEG 37, 838 et 39, 1088, 4, nouvelle lecture en ZPE 104, 1994, 113-117). L’absence d’ω radical surprend néanmoins. D.A. Ringe, Glotta 62, 1984, p. 45-56, hésitait entre deux interprétations : ὀνōνημένα, avec la voyelle longue fermée résultant du traitement de *wosn-, comme dans chalc. οὐνή, mais G. Dunkel, in Festschrift für Klaus Strunk 1995, p. 1-21, voit dans le vocalisme long ouvert de ὦνος un héritage du mycénien ; ou bien ὀνον(ν)ημένα, comme aussi P. Hualde, Emerita 65, 1997, p. 232-236, éolisme au même titre que la forme fléchie du numéral δυωδέκων aux l. 16-17 de la même inscription. R.-A. Santiago Álvarez, in KATA DIALEKTON, éd. A. C. Cassio (A.I.O.N. 19, 1997 [1999]), p. 262-267, songe, quant à elle, à une forme sans allongement de la voyelle radicale, analogique des formes de parfaits homériques dont la syllabe suivante est longue, comme ἀλάλημαι ou ἀκαχημένος. S. M.

97 Ὠρίων : sur le nom d’Orion, voir maintenant Jean-Michel Renaud, Le mythe d’Orion. Sa signification, sa place parmi les autres mythes grecs et son apport à la connaissance de la mentalité antique (Liège : CIPL, 2004, 454 p.), p. 149-161, avec une riche bibliographie, et une étude de l’ornithonyme « orion », du phytonyme « orion », ainsi que du nom d’Orion dans l’anthroponymie. F. B.

Bibliographie

ABRÉVIATIONS ET BIBLIOGRAPHIE[2] [2] Les titres ou abréviations qui ne sont pas mentionnés...
suite

Björkmann, E., Studien über die Eigennamen im Beowulf, Halle an der Saale, 1920.

Christol, Alain, Promenade typologique dans le lexique des couleurs, plaquette éditée par le groupe de recherche Rouenlac, Université de Rouen, 2001.

Festschrift for Eric P. Hamp, ed. Douglas Q. Adams, vol. I-II (Journal of Indo-European Studies Monographs n° 23 et 25) Washington DC, 1997.

Haudry, Jean, L’emploi des cas en védique. Introduction à l’étude des cas en indo-européen, Lyon, 1977.

Janda, Michael, Eleusis. Das indogermanische Erbe der Mysterien, Innsbruck, 2000.

Kuiper, Franciscus B. J., Aryans in the Rigveda, Amsterdam-Atlanta, 1991.

LIV2 : Lexikon der indogermanischen Verben, sous la direction de Helmut Rix, avec la collaboration de Martin Kümmel, Thomas Zehnder, Reiner Lipp et Brigitte Schirmer, 2e éd., Wiesbaden, 2001 (1re éd., 1998).

Meillet, Antoine, Les Dialectes indo-européens, 2e éd., Paris, 1922 (1re éd., 1908).

Neu, E., Der Anitta-Text, Wiesbaden, 1974.

Plath, R., Der Streitwagen und seine Teile im frühen Griechischen, Nürnberg, Erlanger Beiträge zur Sprache, Literatur und Kunst, Bd 76, 1994.

Scheid-Tissinier, Évelyne, Les Usages du don chez Homère, Nancy, 1994.

TLF="italique">Trésor de la Langue Française. Dictionnaire de la langue du XIXe et du XXe siècle, Paris, CNRS - Gallimard, 1971-1994 (16 vol.).

 

Notes

[ 1] Élaborée dans le cadre du Groupement de Recherche 1038 du CNRS (Linguistique grecque et comparative) par le Groupe de Recherche ROUENLAC (Linguistique ancienne et comparative, Université de Rouen) et la composante Linguistique grecque et grammaire comparée de la IVe Section de l’ÉPHÉ (Paris).Retour

[ 2] Les titres ou abréviations qui ne sont pas mentionnés dans la présente liste figurent dans le DELG (p. 1357-1363 et 1444-1447) ou dans la CEG IV (p. 107-108), V (p. 286), VI (p. 161-162), VII (p. 142) et VIII (p. 139-140).Retour


POUR CITER CET ARTICLE

Alain Blanc et al. « Chronique d'étymologie grecque », Revue de philologie, de littérature et d'histoire anciennes 1/2004 (Tome LXXVIII), p. 155-179.
URL :
www.cairn.info/revue-de-philologie-litterature-et-histoire-anciennes-2004-1-page-155.htm.