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Cahiers du monde russe | 321-332 Distribution électronique Cairn pour les éditions Editions de l'EHESS. © Editions de l'EHESS. Tous droits réservés pour tous pays. Il est interdit, sauf accord préalable et écrit de l’éditeur, de reproduire (notamment par photocopie) partiellement ou totalement le présent article, de le stocker dans une banque de données ou de le communiquer au public sous quelque forme et de quelque manière que ce soit. |
Jacob von Stählin, académicien et courtisan.
Francine-Dominique LIECHTENHAN
1Jacob von Stählin séjourna cinquante ans en Russie où il fit, grâce à sa faculté d’adaptation et son endurance exceptionnelles, une brillante carrière à l’Académie des sciences ; « accoutumé de ramper », soumis en apparence, il laissa néanmoins des notices et mémoires vengeurs, peu flatteurs pour ses contemporains
2Stählin arriva à Saint-Pétersbourg en 1735. L’Académie était en pleine crise ; le déficit s’élevait à 36 000 roubles. Les tâches attribuées à ses membres ne répondaient pas à des critères scientifiques et demeuraient purement utilitaires. Au lieu d’encourager la recherche, le gouvernement abusait de ces messieurs pour des travaux dérisoires, le déplacement et la suspension de la grande cloche du Kremlin par exemple. Le philosophe Krafft fut sollicité pour des travaux de météorologie ou d’astrologie dont raffolait Anna Ioannovna
3Deux ans après son arrivée, Stählin fut nommé professeur de rhétorique ; en 1738, il enseignait l’histoire de la littérature sous le titre « éloquence et poésie » à laquelle s’ajoutaient des cours de droit naturel, de logique et de philosophie
4L’intervention excessive du gouvernement dans les affaires intérieures de l’Académie générait des comportements de soumission vers le sommet de la hiérarchie et une bureaucratie arbitraire vers les instances inférieures ; au grand agacement de Stählin, les membres de l’Académie étaient, contrairement à la volonté de Pierre le Grand, entrés dans la fonction civile donnant accès à la Table des rangs. Flagorneries, mensonges et intrigues pourrissaient les relations entre les scientifiques et engendraient une fainéantise généralisée. Mais, l’Allemand échappa-t-il vraiment à la concupiscence du courtisan ? Il ne se fit pas prier lorsqu’il était question de se hisser dans la hiérarchie et de collectionner titres et honneurs !
5Les troubles politiques suivant la mort d’Anna Ioannovna, le despotisme croissant du président de la chancellerie, Johann D. Schumacher, incitèrent de nombreux académiciens à quitter la Russie, Leonhard Euler en tête. Les jeunes Russes s’insurgeaient contre leur supérieur ; ils l’accusèrent de détournements de fonds, d’abus de pouvoir, puis d’agissements systématiquement contraires aux intérêts des autochtones. La noble institution sombrait à nouveau dans les dettes. Les rivalités entre Allemands n’arrangeaient rien ; ils savaient tout au plus s’accorder quand il s’agissait d’intriguer contre Delisle. Depuis l’avènement d’Elisabeth en novembre 1741, la Russie vivait à l’heure de la France grâce à la contribution active de son ambassadeur, le marquis de La Chétardie, au coup d’État intronisant la fille de Pierre le Grand
6Stählin, empressé de sauver l’établissement fondé par ce tsar, partit aussitôt pour Moscou afin d’assister aux cérémonies du couronnement dont il publia une description circonstanciée ornée d’illustrations
7Chaque promotion, chaque décoration lui fournissait un prétexte pour se montrer et représenter l’Académie à la cour, parfois avec humour. Lors de la fête accordée à Aleksej Razumovskij, comblé par le titre de grand veneur en 1742, Stählin se cacha derrière un laquais chargé d’apporter une pâtisserie créée par ses soins. Celle-ci représentait une copie du bâtiment principal de l’Académie, l’extérieur était une imitation parfaite de l’édifice, l’intérieur était creux, évoquant la triste situation de l’institution
8Dans les années 1740, les finances se dégradaient de jour en jour ; les académiciens recevaient des livres en guise de paye. Pour certains, cela représentait une reconnaissance symbolique, d’autres rencontraient de sérieuses difficultés pécuniaires. Ils allaient même être privés de cette maigre récompense
9En 1747, l’Académie obtint enfin un règlement. Le budget annuel fut augmenté, passant à 53000 roubles, soit le double de ce que Pierre avait prévu. Le président en disposait à sa guise. Les compétences de la chancellerie furent définies selon les pratiques en vigueur. Le paragraphe final de cette charte se passe de tout commentaire : Razumovskij pouvait changer tous les articles à son gré. Les publications scientifiques dépendaient de l’arbitrage du président et non de celui de la chancellerie. Celle-ci s’enlisait dans une paperasserie bureaucratique indescriptible, un désordre qui selon les propos acerbes de Stählin nuisait à la science
10À la fin de 1747, Stählin réussit à créer une Académie des beaux-arts dépendant de la maison mère ; elle devait réunir les meilleurs spécialistes russes et étrangers. Ses correspondances avec les candidats témoignent qu’il était prêt à tout accepter, même des salaires jugés excessifs par Teplov ou Razumovskij
11Stählin pourtant ne cessait de se plaindre, la dispersion des bâtiments, le nombre de collaborateurs inutiles ou fainéants dévoraient des sommes énormes ; « s’il restait quelque chose pour les départements des arts », affirma-t-il, « je me chargerais de créer une vraie Académie des beaux-arts et non de m’occuper de cet appendice fantomatique. » Son rêve était de réunir à des fins didactiques une collection de peintures représentant toutes les écoles italiennes. Il en avait trouvé à bon prix dans la Péninsule, mais jusqu’à cette heure, « oh misère », s’exclamait-il comme le Priape de Virgile « custos sum pauperis hortis »
12Les excellentes idées de Stählin en inspirèrent plus d’un. Dix ans à peine après la création de cet établissement, Šuvalov inaugura une université à Moscou et associa celle-ci à une Académie des beaux-arts de renommée internationale. Les étrangers rechignèrent cependant à s’installer dans l’ancienne capitale ; la création d’une telle institution à Saint-Pétersbourg fut donc décidée en novembre de 1757. Stählin accusa aussitôt Šuvalov de nourrir des desseins purement mercantiles. Il s’attribuait, à lui exclusivement, des ambitions didactiques : former le goût du public et contribuer à la naissance d’un art intrinsèquement russe qui ne serait pas religieux. La nouvelle Académie avait des moyens qui défiaient toute concurrence ; en dehors d’un salaire annuel de plus de mille roubles, les artistes recevaient des sommes considérables pour chaque œuvre destinée à entrer dans les collections de celle-ci. Trente-huit élèves y étaient initiés aux beaux-arts et ils bénéficiaient de cours de français, présage d’une formation supplémentaire qu’ils recevraient à Paris. Pour l’entreprise de Stählin, cela signifiait une véritable saignée ; il perdit plusieurs contremaîtres et de nombreux élèves. La création d’un atelier de gravure chez le concurrent fut un désastre, Schmidt, Teicher et plusieurs Russes de talent le quittèrent sans état d’âme. « La jeune Académie grandit au détriment de l’ancienne, soupirait l’Allemand, la fille outrage la mère. »
13Stählin se défendit corps et âme quand il fut enfin question, en 1760, de réunir les deux établissements. Son ire allait vers les « insinuations de quelques Français et autres antipatriotes » qui mettaient tout leur zèle à construire une nouvelle Académie sur les ruines de l’ancienne
14Dans son journal, il nota non sans aigreur que le premier directeur de l’Académie des beaux-arts, le prince Hovanskij, touchait mille roubles, mais qu’il ne valait pas mille kopecks. Il n’avait ni science, ni humour, ni art, ni expérience, si ce n’était dans sa seule imagination et dans ses propos. D’autres Russes furent pris pour cibles par l’Allemand. Kokorinov ne manquait pas de talent, mais, faute d’avoir suivi une solide formation en Italie ou, à défaut, en France, il restait un « architecte imaginaire » ; il ne méritait guère ce nom et ne comprenait pas ce que Vitruve exigeait d’une telle profession. Son activité à l’Académie ne lui réussissait guère mieux, c’était un travail dont il n’avait rien vu, entendu ou lu avant d’y être promu
15Au début des années 1760, après une longue absence de Saint-Pétersbourg à la suite de la présence de la cour à Moscou, Stählin se contenta une fois de plus de constater les dégâts ; de nombreuses planches destinées à illustrer les cérémonies funéraires d’Elisabeth durent être détruites, vu leur piètre qualité. La Kunstkamera était envahie par les mites, les collections pourrissaient dans les caves humides. Les commandes en provenance de la cour se faisaient de plus en plus rares.
16L’avènement de Catherine changea les données. En 1763, Ivan Šuvalov quitta pour quatorze ans la Russie, laissant sa place à l’Académie à Ivan Beckoj. Celui-ci allait rester plus de trente ans à ce poste. L’impératrice investit d’importants moyens dans cette institution dont elle augmentait les collections par de généreux achats. Cela signifiait aussi la victoire définitive du goût français dans les plus hautes sphères de la société russe, une raison suffisante pour Stählin de l’exécrer.
17La situation de l’ancienne Académie se dégrada par conséquent ; la mauvaise gestion de la librairie éclata au grand jour et le président dut procéder à une instruction contre son administrateur, Sokolov
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19Taubert gaspillait les 60 000 roubles annuels destinés à l’Académie, mais les autorités feignaient de l’ignorer « par esprit patriotique. »
20En mars 1766, Stählin fut nommé secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences. Il fut bientôt débordé par d’innombrables tâches : surveillance de l’ensemble des départements, nomination des professeurs, préparation d’expéditions scientifiques (dont celles de Pallas et de Gmelin), réparation des bâtiments et installations, restructuration du lycée (gymnase), instructions judiciaires contre des apprentis ou étudiants. Enfin, il fallait s’occuper des trente élèves, puis placer les étudiants avancés comme copistes au Sénat
21En octobre 1766, Vladimir Orlov avait été nommé directeur de l’Académie, Razumovskij restait le président formel de cette institution déclarée indépendante de toute instance juridique. Dans ses lettres officielles, Stählin salua cette nomination : un « Gnadenstrahl » (un rayon de clémence), car le comte se révéla être un interlocuteur attentif, dans les premiers temps du moins
22À ses débuts, Orlov y venait tous les jours, lisait avec minutie les articles préparés par la Commission législative dans laquelle figuraient certains membres de l’Académie
23Les tensions entre Orlov et Stählin, voire les autres académiciens, ne manquaient pas. Tout prétexte était bon pour chicaner les étrangers. Leonhard Euler fut le seul scientifique à échapper à ces humiliations et à tenir tête à son supérieur. La moindre remarque désobligeante contre un chercheur russe, même le plus incompétent, entraînait des sanctions. Un jour, Orlov blâma le secrétaire devant l’assemblée des professeurs parce qu’il ne haussait pas assez la voix en lisant une lettre. Stählin répondit vertement ; étant professeur de rhétorique, il avait pour principe de lire à voix basse les lettres mal écrites avant de les déclamer en public ! Une autre fois, Orlov lui reprocha d’avoir convié un simple enseignant à la table des académiciens et il fit expulser celui-ci à la grande honte de l’Allemand. Il y eut pis ; Stählin fut accusé d’avoir fait imprimer une poésie intitulée Le Grand jour de la Russie où Grigorij Orlov, le favori, était appelé le Brutus du pays. Stählin put se justifier en prouvant qu’il avait protesté contre cette publication, contrairement à la majorité de ses collègues. Johann Albrecht Euler s’insurgea contre les mauvais traitements infligés à Stählin ; un jour, le directeur imposa à celui-ci une amende d’un mois de gage, un geste jugé « ignominieux » et dont le jeune physicien fit part à l’impératrice en personne. Révoltés, le père et le fils Euler boudèrent les séances de l’Académie. Feignant de souffrir des suites d’une attaque d’apoplexie pendant quelques semaines, Stählin reprit vite ses activités, « son heureux naturel, commenta Johann Albrecht, lui interdit de se chagriner. Quel homme ! »
24Leonhard Euler rejoignait systématiquement Stählin quand Orlov envisageait des modifications au règlement intérieur de l’Académie. Le mathématicien suisse désirait entreprendre une réforme de fond inspirée du fonctionnement de l’Académie berlinoise ; il voulait réduire le nombre d’organes dont elle se composait et limiter ainsi la dépense publique
25Stählin, à la fin des années 1760, commença à se lasserde son « existence d’insulaire scientifique » dans la capitale russe
26Stählin ne pardonnait pas à Orlov d’accorder toute sa confiance au mathématicien Simeon Kotel´nikov, à l’astronome Stepan Rumovskij et à l’anatomiste Aleksej Protasov, à des Russes en d’autres termes. De peur de subir des mesures d’intimidation, certains savants étrangers n’osaient même plus écrire à leurs compatriotes
27La destitution d’Orlov en 1774 fut accueillie avec soulagement :
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29Parmi les griefs de Stählin, les nominations arbitraires d’hommes auxquels il accordait 200 roubles par an et qui ne se montraient jamais aux séances et n’écrivaient pas une ligne ;d’« excellents Français » auraient été écartés « au profit de Monsieur Diderot et de l’obscurantissime Monsieur Grimm. »
30Stählin aimait se définir en fonction de ses supérieurs ou rivaux ; ambitieux, l’intrigue l’animait. Faute, peut-être, de retrouver des adversaires de sa taille, il allait, à partir des années 1770, se consacrer à ses ouvrages sur les beaux-arts et la musique en Russie, non sans oublier sa devise : « Kein Undank mache Dich in deinem Wolthun müde » (Aucune ingratitude ne doit te fatiguer dans ta bienfaisance)
31À la fois courtisan et contestataire, homme public capable d’exploits rhétoriques couronnés de succès et mémorialiste vengeur, Stählin nous a laissé un témoignage exceptionnel de la vie d’un intellectuel occidental en Russie, contraint à la complaisance ou à l’hypocrisie face à la hiérarchie, n’hésitant devant aucune intrigue dans ses rapports avec ses semblables ou ses subalternes. Ses notices, qui constituent des sources d’une richesse exceptionnelle, mais devant être traitées avec précaution, révèlent deux aspects significatifs des années 1730-1780 : le peu d’estime des scientifiques occidentaux pour les Russes et la rivalité entre Allemands et Français, ceci bien au-delà du règne d’Elisabeth. Nommé sous Anna Ioannovna, Stählin ne supporta pas le déclin du clan germanique à l’Académie, même si ses membres les plus éminents restaient d’origine suisse ou alémanique. Son problème majeur restait le fonctionnement incontrôlable et incontrôlé d’une société méritocratique qui engendrait l’esprit courtisan, les rivalités et les médisances auxquels ni lui ni l’Académie n’échappaient, lui-même, malgré ses dires, se complaisant tout particulièrement à attiser la discorde par ses provocations.
32Centre d’Etudes du monde russe, soviétique et post-soviétique
3354, boulevard Raspail
3475006 Paris
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36liechten@ehess.fr
Francine-Dominique LIECHTENHAN
[ 1] Note du « Journal » de Johann Albrecht Euler du 31 janvier (11 février) 1774, citée d’après Georges Dulac, « La vie académique à Saint-Pétersbourg vers 1770. D’après la correspondance entre J. A. Euler et Formey », in Académies et sociétés savantes en Europe (1650-1800), Paris, Champion, 2000, p. 234. Sur la biographie de Stählin, voir Karl Stählin, Jacob von Stählin, ein biographischer Beitrag zur deutsch-russischen Kulturgeschichte des 18. Jahrhunderts, Leipzig, Schäpler, 1920 ; P. Pekarskij, Istorija imperatorskoj Akademii nauk (Histoire de l’Académie impériale des sciences), Saint-Pétersbourg, Tip. Imp. Akademii Nauk, 1870-1873, t. 1, p. 538 sq. et, plus récemment, K.V. Malinovskij, ed., Zapiski Jakoba Štelina, ob izjaščnyh iskusstvah v Rossii (Mémoires de Jacob Stählin, sur les beaux-arts en Russie), Moscou, Iskusstvo, 1990, t. 1, p. 7-26.
[ 2] Il n’était pas le seul à avoir une telle opinion, Müller en fit lui aussi son point d’honneur, Lettre non datée à Stählin, in Ulf Lehmann, Der Gottschedkreis und Russland, Berlin, Akademie-Verlag, 1966, p. 171. Les citations de Stählin ont été traduites par nos soins.
[ 3] Aus den Papieren Jacob von Stählins, Königsberg -- Berlin, Osteuropa-Verlag, 1926, p. 45.
[ 4] P. Pekarskij, op. cit., p. 461.
[ 5] Materialy dlja istorii imperatorskoj Akademii nauk (Matériaux pour l’histoire de l’Académie impériale des sciences), Saint-Pétersbourg, Tip. Imp. Akademii Nauk, 1887, t. 3 (1736-1738), Lettre du 14 octobre 1737, p. 498.
[ 6] Materialy, op. cit., t. 4, p. 640 et 682 sq. et t. 6. p. 524.
[ 7] Materialy, op. cit., t. 7, p. 564-565.
[ 8] Voir les exemples dans « Istorija Akademii nauk G. F. Millera (1725-1743) », in Materialy, op. cit., t. 6, p. 455.
[ 9] Aus den Papieren, op. cit., p. 51
[ 10] F. D. Liechtenhan, « Les aventures du marquis de La Chétardie en Russie », in F. D. Liechtenhan, ed., L’Ours et le Coq, trois siècles de relations franco-russes, Essais en l’honneur de Michel Cadot, Paris, Presses de la Sorbonne nouvelle, 2000, p. 41-54.
[ 11] Materialy, op. cit., t. 5, p. 986-987 et t. 6, p. 551 sq.
[ 12] Aus den Papieren, op. cit., p. 96.
[ 13] Catherine II, Memoiren, Leipzig, Insel-Verlag, 1986, t. 1, p. 9.
[ 14] Aus den Papieren, op. cit., p. 126.
[ 15] Plus tard Stählin écrivit : « Nous voulons des gens de première classe, reste à savoir si nous pouvons leur donner un salaire de première classe ; cela n’intéresse pas nos ;échoïstes ; et je ne vais pas me faire des cheveux blancs pour cela ; [...] il y en a un qui donne le ton et les autres lui font écho. » À Müller, le 23 février (5 mars) 1765, Der Gottschedkreis, op. cit., p. 181.
[ 16] Aus den Papieren, op. cit., p. 160.
[ 17] Ibid., p. 161.
[ 18] Lettre à G. F. Schmidt, janvier 1757 et lettre à G. N. Teplov du 20 mars 1757, Zapiski, op. cit., p. 415-416.
[ 19] Il fut nommé « direktor vseh pri Akademii hudožestv » (directeur de tous les peintres auprès de l’Académie), Istorija Akademii nauk SSSR, Moscou, Izd. Akademii Nauk SSSR, 1958, t. 1, p. 186.
[ 20] Materialy, op. cit., t. 6, p. 523.
[ 21] Lettre du 4 août 1757 à Teplov, Zapiski, op. cit., p. 418.
[ 22] Aus den Papieren, op. cit., p. 187.
[ 23] Lettre du 4 août 1757 à Teplov et lettre sans date de 1757 à K. I. Razumovskij, Zapiski, op. cit., p. 419-420. Aus den Papieren, op. cit., p. 189.
[ 24] Aus den Papieren, op. cit., p. 190.
[ 25] Ibid.
[ 26] Lettre à K. G. Razumovskij du 8 février 1760, Zapiski, op. cit., p. 424.
[ 27] Aus den Papieren, op. cit., p. 190.
[ 28] Stählin reprit ces mêmes propos dans une lettre à Müller : il traita Sumarokov d’ivrogne et de bel ignorant (le 20 (31) janvier 1766, Der Gottschedkreis, op. cit., p. 188).
[ 29] P. Pekarskij, op. cit., p. 8 et V. G. Kuznecov, Tvorčeskij put´ Lomonosova (Les voies créatives de Lomonosov), Moscou, Gosudarstvennoe izdatel´stvo tehniko-teoretičeskoj literatury, 1958, p. 329-331.
[ 30] Der Gottschedkreis, op. cit., p. 203 sq.
[ 31] Aus den Papieren, op. cit., p. 291.
[ 32] Lettre à Müller du 20 (31) janvier 1766, Der Gottschedkreis, p. 189.
[ 33] Ibid., 23 février (5 mars) 1765, p. 181.
[ 34] Lettre de Stählin à Müller du 22 décembre (2 janvier) 1768 (1769), ibid., p. 271.
[ 35] Dix ans plus tard, Johann Albrecht allait, lui aussi, dissuader les candidats à l’immigration en Russie, G. Dulac, art. cit., p. 255.
[ 36] Lettre à Müller du 6 (17) novembre 1766, Der Gottschedkreis, op. cit., p. 201.
[ 37] Ibid., 12 (23) octobre 1766, p. 199-200.
[ 38] Ibid., 8 (19) mars 1767, p. 223.
[ 39] Ibid., 10 (21) août 1767, p. 233.
[ 40] Ibid., 1er (12) novembre 1766, p. 201.
[ 41] Ibid., 11 (22) décembre 1766, p. 206.
[ 42] Stählin était en deuxième position derrière Müller avec six voix lors de l’élection en vue de la composition de la Grande commission, Joseph L. Black, G.-F. Müller and the Imperial Russian Academy, Kingston, Mc Gill-Queen’s University Press, 1986, p. 174.
[ 43] Lettre à Müller du 13 (24) août 1767, Der Gottschedkreis, op. cit., p. 233.
[ 44] Cité d’après G. Dulac, art. cit., p. 234.
[ 45] Ibid., p. 223 et 226.
[ 46] « Euler à Müller, le 9 (20) août 1766 », in E. Winter et A. P. Južkevič, eds, Die Berliner und Petersburger Akademie der Wissenschaften im Briefwechsel L. Eulers, Berlin, Akademie Verlag, 1959, p. 201.
[ 47] Il s’agit des termes utilisés par Schlözer quand il fut convié à quitter la Russie (Aus den Papieren, op. cit., p. 298) ; Stählin, afin de préserver la renommée de l’Académie, fit courir le bruit que celui-ci était parti pour des raisons de santé. Lettre à Müller, 2 (13) avril 1769, Der Gottschedkreis, op. cit., p. 272.
[ 48] Aus den Papieren, op. cit., p. 298.
[ 49] Lettre à Müller du 5 (16) août 1768, Der Gottschedkreis, op. cit., p. 249.
[ 50] Johann Albrecht Euler, bien au contraire, accusa Orlov d’être « épris de démocratie et d’égalité parfaite entre les membres d’une Académie », cité d’après G. Dulac, art. cit., p. 232.
[ 51] Aus den Papieren, p. 298. Le mot despotisme apparaît aussi dans une lettre à Ribeiro Sanches de juin 1774, citée d’après G. Dulac, art. cit., p. 233.
[ 52] Il écrivit dans une lettre à Müller, datée du 15 (26) décembre 1768 : « Dass die HH. Pallas und Lepechin nicht an Sie schreiben, wundert mich nicht. Dieser darf nicht, und jener will nicht, denn Sie sind kein Russe, wenn Sie gleich so patriotisch gesinnt seyen. Vermutlich auss eben dieser Ursache schreibt er auch nicht an mich, sondern nur an unsere Russl. Academisten. » (Je ne suis pas étonné que ces messieurs Pallas et Lepehin ne vous écrivent pas. Celui-ci n’a pas le droit, et celui-là ne veut pas, car vous n’êtes pas russe, et même si vous affichez une haute opinion patriotique. C’est sans doute pour les mêmes raisons qu’il ne m’écrit pas, et qu’il ne le fait qu’à nos académiciens russiens.) Der Gottschedkreis, op. cit., p.270.
[ 53] Aus den Papieren, op. cit., p. 299-300 ; Lettre de Müller du 6 (17) février 1769, ibid., p. 274.
[ 54] Aus den Papieren, op. cit., p. 301.
[ 55] Ibid.
[ 56] Ibid.
[ 57] Lettre à Müller, 16 (27) octobre 1768, Der Gottschedkreis, op. cit., p. 274.