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Horizons stratégiques 2007- 1 (n° 3)| ISSN 1253-1545 | ISSN numérique : en cours | ISBN : sans | page 52 à 62 Distribution électronique Cairn pour les éditions La Documentation française. © La Documentation française. Tous droits réservés pour tous pays. Il est interdit, sauf accord préalable et écrit de l’éditeur, de reproduire (notamment par photocopie) partiellement ou totalement le présent article, de le stocker dans une banque de données ou de le communiquer au public sous quelque forme et de quelque manière que ce soit. |
Synthèse du rapport de la mission d’expertise et d’évaluation de la veille sanitaire en France
octobre 2006
Jean-François Girard
Louis-Rachid Salmi
Françoise Lalande
Laetitia Delannoy
Stéphane Le Bouler
RESUME —
La mission dirigée par Jean-François Girard, mise en place à la demande du ministre de la Santé et des Solidarités en vue d’évaluer le dispositif de veille sanitaire, a retracé la genèse de la sécurité sanitaire en France (naissance d’une doctrine et construction d’un système d’acteurs dense et complexe, hétérogène parfois), examiné l’exercice concret des fonctions concourant à la protection des populations contre les menaces sanitaires (liées aux produits, aux process ou aux milieux) et formulé des recommandations autour de quatre axes : le renforcement de l’analyse stratégique, la consolidation du dispositif de surveillance et de veille, la mobilisation de la recherche, la prise en compte des besoins territoriaux.
La mission dirigée par Jean-François Girard, mise en place à la demande du ministre de la Santé et des Solidarités en vue d’évaluer le dispositif de veille sanitaire, a retracé la genèse de la sécurité sanitaire en France (naissance d’une doctrine et construction d’un système d’acteurs dense et complexe, hétérogène parfois), examiné l’exercice concret des fonctions concourant à la protection des populations contre les menaces sanitaires (liées aux produits, aux process ou aux milieux) et formulé des recommandations autour de quatre axes : le renforcement de l’analyse stratégique, la consolidation du dispositif de surveillance et de veille, la mobilisation de la recherche, la prise en compte des besoins territoriaux.
Mots-clés : sécurité sanitaire, veille sanitaire, agences - évaluation.
1Évaluer et expertiser la veille sanitaire aura été une mission sensible, complexe et ambitieuse. Sensible car elle aura conduit à revenir sur une succession de crises avec leurs conséquences humaines et économiques et à s’interroger pour l’avenir sur la façon de les prévenir ou tout au moins d’en atténuer les conséquences. Complexe car la place de la veille sanitaire est essentielle au centre du dispositif de sécurité sanitaire et plus largement au sein de la santé publique. Aussi, l’analyse comme les recommandations ne peuvent-elles se cantonner au strict champ de la veille sanitaire et des institutions qui en ont la charge. Ambitieuse car la santé publique en France est jeune et a montré au cours des deux dernières décennies une capacité d’évolution et d’adaptation qui est un élément positif en soi-même, mais qui force à tenir compte du caractère récent du dispositif.
2Pourtant, compte tenu du caractère stratégique de la veille sanitaire dans la prévention et le suivi des crises, rien ne doit s’opposer à envisager les améliorations nécessaires, des plus modestes aux plus ambitieuses en fonction des calendriers et des concertations nécessaires.
3Ces améliorations concerneront d’abord la surveillance et la veille. Longtemps parent pauvre des outils de la sécurité sanitaire, elles doivent bénéficier d’un effort particulier en termes d’organisation, d’application des textes et de moyens. Cet effort est primordial. Il ne sera pas suffisant si les pouvoirs publics ne se dotent pas des structures indispensables pour assurer la concertation interministérielle et l’analyse stratégique qui doivent précéder la décision politique. Comme l’a démontré l’analyse des relations complexes entre la santé publique et la recherche et, au-delà, des besoins de la veille sanitaire, il est temps de donner toute sa place à la recherche en santé publique. Enfin, par définition de la veille sanitaire, l’effort ne peut s’inscrire que dans une perspective mondiale d’autant que la présence française en zone tropicale, dans les trois océans, confère des responsabilités pour répondre à tous les défis, qu’il s’agisse des aléas naturels, des maladies émergentes ou des désordres environnementaux.
4En moins de deux décennies, le dispositif de santé publique français, encore réduit au début des années 1990 à quelques bureaux d’administration centrale et à un réseau de médecins inspecteurs confrontés à de multiples tâches administratives, s’est construit et organisé en réponse à une succession de crises. Au sein de ce dispositif, la veille sanitaire occupe une place essentielle.
5Prévenir les crises évitables : telle doit être l’ambition des pouvoirs publics. Bien traitées, certaines situations ne dégénèrent pas en crises et permettent au contraire au système de santé de faire la démonstration de son savoir faire (exemple de la méningite).
6Par leurs caractéristiques, les maladies émergentes ou ré-émergentes sont un défi permanent pour le système de veille-surveillance. Leur nouveauté, les mutations de leur diffusion spatiale obligent le dispositif de surveillance à considérer sans cesse de nouveaux agents pathogènes, de nouveaux modes de transmission ; à définir des priorités ; à établir des ponts entre la surveillance humaine, animale et végétale ; à intégrer de nouvelles capacités disciplinaires. L’obligation faite aux disciplines et aux institutions (s’intéressant spécifiquement aux différents règnes) de coopérer est, quant à elle, un défi à l’organisation administrative et universitaire de la recherche.
7Au fil des crises, depuis vingt ans, d’importants efforts ont été accomplis dans l’évaluation et la gestion des risques. Chaque nouvelle crise a le plus souvent suscité la création d’organismes ad hoc. C’est une suite de crises liées à des produits, d’une façon ou d’une autre défectueux, qui a conduit à construire la sécurité sanitaire, appuyée sur un ensemble d’agences dotées d’emblée d’effectifs et de budgets propres. Tout au contraire, l’émergence de la veille et de la surveillance a été lente, laborieuse même. Les structures en charge ont, il est vrai, démarré leur activité avant la survenue des crises, sans grands moyens, faisant de la connaissance de l’état de santé des Français le parent pauvre de cet essor de la santé publique.
8La France n’est certes pas restée isolée et des actions internationales se sont développées simultanément pour assurer veille et évaluation des risques sanitaires. La montée en régime, depuis le début des années 1990, des fonctions de surveillance et d’épidémiologie d’intervention, dans le cadre du Réseau national de santé publique puis de l’Institut de veille sanitaire (InVS), s’est inspirée du modèle américain des Centers for Disease Control and Prevention (CDC). Sur ce modèle, la plupart des pays ont ainsi consolidé leurs capacités de surveillance et d’investigation épidémiologiques et favorisé l’émergence de formations dans ces domaines. Dans tous ces cas, la séparation des fonctions d’expertise (surveillance, veille, évaluation) des fonctions de gestion (stratégie et décision) assure une grande liberté aux premières, conditionnant sans doute leur qualité.
9La complexité du système s’est accrue de façon excessive. Les nouvelles structures se sont déposées par strates successives, sans remise en cause des anciennes. Au bout du compte, le dispositif représente un ensemble relativement confus, dans lequel le nombre d’interfaces a augmenté de façon considérable, sans qu’il soit toujours possible d’y distinguer les fonctions et les métiers et sans qu’un véritable chef d’orchestre apparaisse. À l’intérieur même de l’administration centrale, les conflits de compétences perdurent. Le manque de liens opérationnels entre les agences nuit en outre considérablement à l’efficacité du dispositif global.
10Il s’agit là d’un des enjeux fondamentaux d’amélioration du dispositif. Pour certains, le problème se pose en des termes institutionnels. Le meilleur moyen serait de fusionner les agences répondant à des préoccupations communes. D’autres plaident pour le renforcement des liens conventionnels et des instances de concertation pour « obliger » les agences à travailler ensemble.
11Pour des sujets ciblés tels que la pandémie grippale, la constitution d’une délégation interministérielle a constitué une solution opératoire. Il est cependant impossible de créer autant de délégués interministériels que d’événements de santé publique.
12L’attitude de veille s’appréhende sans doute mieux à travers quelques images : celle du guetteur, de celui qui voit des menaces partout, quitte à exposer à la surréactivité. Il s’agit de sortir du champ des spécialités, de diversifier au maximum les capteurs extérieurs pour récupérer des signaux générés en dehors du système. Le personnel de veille doit se caractériser par sa diversité disciplinaire et générationnelle. La veille doit être ubiquitaire, généraliste et multiple. Les organismes faisant de la veille sont nombreux et variés : les agences sanitaires, les services déconcentrés mais aussi les instituts de recherche au travers de la veille scientifique et technologique. Les mailles de ce vaste réseau de veille doivent être très serrées et l’InVS a vocation à jouer, au terme des missions qui lui ont été assignées par la loi, le rôle de tête de réseau.
13Pourtant, ce système doit être amélioré. L’InVS peine parfois à s’imposer comme tête de réseau. Le dispositif de veille actuel manque ainsi de coordination. Les informations sont disponibles mais une organisation d’ensemble fait défaut. Des progrès doivent donc être faits dans le sens d’une formalisation des échanges en matière de veille.
14La surveillance se caractérise, comparativement à la veille, par une organisation plus continue, un souci d’exhaustivité marqué par rapport à des événements ou des menaces connus, qu’il s’agisse de s’intéresser à un large spectre de maladies ou de couvrir les populations. Elle a besoin d’expertise et fonctionne à partir de systèmes d’alimentation prévus, dans un réseau établi à l’avance. Quelle que soit sa capacité à évoluer au gré des menaces, elle expose à la sous-réactivité. On peut évoquer, pour caractériser le risque sous-jacent, l’image du collectionneur.
15L’approche populationnelle est encore trop timide. Certains milieux porteurs de risques ne font pas encore l’objet d’une surveillance suffisante. La coordination entre les surveillances animale, végétale et humaine n’est pas organisée. Quel que soit le sujet d’étude, l’épidémiologie souffre d’un manque d’investissement dans les outils d’observation et de surveillance. La collecte d’informations hors du champ médical n’est pas encore dotée d’outils performants et reste insuffisamment exploitée.
16Si les réseaux et systèmes de surveillance réglementaires font preuve d’une efficacité certaine, une plus grande mobilisation des professionnels de santé, notamment des médecins libéraux, permettrait d’améliorer leurs performances. La question de la réforme des vigilances des produits de santé est en outre posée, en vue d’assurer une meilleure réactivité du dispositif et une plus grande sécurité dans l’utilisation de ces produits.
17Nous manquons enfin, en France, de spécialistes de santé publique, d’épidémiologistes, de biostatisticiens et de biomathématiciens, capables de faire de la modélisation, de la prospective et de traiter correctement les données.
18L’évaluation est là pour juger et valoriser le risque. Elle doit être pluridisciplinaire et contradictoire. Cette fonction est exercée de façon diffuse au sein des agences de sécurité sanitaire ou des organismes de recherche. Elle est donc parfois difficile à identifier. Mais autant il faut privilégier la créativité en matière de veille, autant il faut encadrer, procéduraliser l’évaluation afin qu’elle puisse jouer un rôle de régulation.
19Pour l’évaluation des risques, les agences sanitaires recourent à l’expertise : elles peuvent solliciter soit des collaborateurs en interne si leurs compétences le permettent, soit des chercheurs à titre individuel ou constituer des groupes d’experts ad hoc pour une question particulière ou en urgence. Enfin, elles peuvent s’adresser directement aux organismes de recherche. L’expert constitue donc le pivot, la passerelle entre le monde de la surveillance et celui de la recherche.
20Si certaines avancées dans le domaine de l’expertise doivent être soulignées (développement des normes « qualité en expertise », mise en place de procédures de déclaration d’intérêts, constitution en cours d’un Département de la recherche en santé publique à l’INSERM et création d’un Institut virtuel de recherche en santé publique - IVRSP), il reste bien des lacunes à combler. Les experts sont ainsi extrêmement sollicités sans réel encadrement. À la différence de la production scientifique, la fonction d’expertise n’est vraiment reconnue ni dans les carrières et les promotions, ni dans les rémunérations.
21Quelle est la place de la recherche dans la mission veille-surveillance-évaluation ? De quelle recherche parle-t-on au juste ? Qui fait de la recherche ? Quel est le rôle des chercheurs ? Force est de constater que s’il est bien un champ qui n’est pas de la recherche mais où la recherche et les chercheurs sont partout, c’est celui de la veille-surveillance-évaluation des risques.
22La recherche (aussi bien la recherche biomédicale que celle en sciences sociales) doit consolider la mission de surveillance des maladies et des populations. Le développement par la recherche de nouveaux tests biologiques, de systèmes de typage moléculaire des agents infectieux est un apport à la surveillance. Les connaissances en matière de traitement de l’information doivent venir conforter les outils d’observation. La veille se nourrit des disputes et controverses scientifiques.
23La question est aussi celle de la réactivité de la recherche, de la capacité à mobiliser la recherche en urgence. Certains interlocuteurs évoquent l’instauration d’une « recherche alerte » ou « recherche opérationnelle », qui permette l’analyse d’un ensemble de données, de paramètres pour en déduire des hypothèses. Il s’agit, à partir de ce constat des besoins identifiés autour de ce nouveau métier, de traiter les questions des procédures de mobilisation, des circuits et financements éventuellement dédiés.
24Le renforcement de la recherche en interne au sein des agences sanitaires semble, lui, peu souhaitable. En plus de la question de la capacité des collaborateurs des agences à mener des activités de recherche en interne se pose celle de l’opportunité pour eux de répondre à titre individuel à des appels d’offre extérieurs. Mais surtout, si les agences ont incontestablement besoin de la recherche et doivent pouvoir exprimer leurs besoins, il convient de réfléchir à leur légitimité et à leur capacité à assurer elles-mêmes l’ingénierie des procédures d’appels d’offre (définition du besoin, sélection, animation, évaluation).
25L’alerte a pour rôle de transformer une information sensible en une situation inductrice de déploiement de recherches et d’actions. Ce n’est pas une fonction en soi mais le moyen de passer d’une fonction à l’autre, de mobiliser la fonction suivante dans la chaîne. Il s’agit d’organiser tout à la fois l’émission, les canaux de communication et la réception, ainsi que la rétroaction. Des signaux traités, des procédures d’alerte formalisées mais ouvertes, une équipe capable de recevoir l’information et d’en faire usage : telle doit être l’alerte organisée.
26L’InVS a, aux termes de la loi du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique, un rôle particulier à jouer en matière d’alerte sanitaire. Cependant, les autres acteurs du dispositif peuvent déclencher des alertes et ce à tous les niveaux de la chaîne. Il est parfois difficile de déterminer à quel moment quels acteurs se saisissent de quels problèmes. Le volet gestion de l’alerte ne dispose en effet d’aucun cadre véritable. Dans certains cas, l’étape de l’alerte cognitive, c’est-à-dire inductrice de recherches, est court-circuitée ; on passe alors, très vite et très tard, de l’accumulation des faits observés à l’alarme. L’alerte tardive peut aussi résulter d’une conjonction de causes difficilement dissociables et perceptibles : erreurs sur les destinataires de l’alerte, diffusion trop large ou trop fréquente, ce qui entraîne une déresponsabilisation des acteurs et une dilution de l’information qui perd alors sa vocation (susciter une réaction).
27L’urgence éloigne de l’anticipation stratégique, de l’analyse précoce et documentée des nouvelles menaces (par l’impossibilité pratique de s’y consacrer) alors même que les besoins constatés en situation de crise nous y ramènent sans cesse. L’activité des directions centrales des ministères (ce n’est pas propre au ministère de la Santé), quand elles n’ont pas de structures dédiées, leur laisse peu de temps pour définir leur stratégie interne, sans parler de celle à définir en concertation avec les agences.
28De fait, la séparation des fonctions de gestion et des fonctions stratégiques n’est pas achevée, quelle que soit la direction concernée (Direction générale de la santé, Direction de l’hospitalisation et de l’organisation des soins, Direction générale de l’action sociale). Or la fonction stratégique est, par construction, sous-développée tant que règne la confusion. À l’étranger, certains de nos homologues ont su développer, dans tous les champs, les relations d’agence et consacrer des entités réellement stratégiques au sommet de la hiérarchie administrative.
29Toujours est-il que le besoin est là : pour participer au dialogue avec les agences sous tutelle sur la définition de leur agenda, pour organiser la recherche en urgence ou la recherche opérationnelle, pour fournir des solutions documentées aux décideurs politiques, au total pour rendre les procédures d’alerte opératoires, la nécessité de construire une compétence stratégique s’impose.
30Toutes ces tâches décrivent les fonctions d’état-major à assumer pour développer une démarche proactive face aux événements sanitaires et préparer des décisions, autant que possible soustraites à l’urgence.
31Les risques et les contraintes ne sont pas les mêmes partout en France. Or, il n’est pas certain que les moyens et les budgets en tiennent compte.
32Les services déconcentrés responsables sont trop nombreux et le partage de leurs missions n’est pas clair. L’éparpillement des responsables touche également les actions de surveillance et de veille : le partage des tâches entre les Cellules interrégionales d’épidémiologie (CIRE), les Observatoires régionaux de la santé (ORS) et les cellules de veille sanitaire des Directions départementales des affaires sanitaires et sociales (DDASS) n’est pas toujours harmonieux. La remontée des informations véhiculées par les systèmes de vigilance gagnerait à être articulée en un système simplifié, disposant d’un guichet unique d’entrée.
33Les difficultés spécifiques des départements d’Outre-mer ne sont pas non plus suffisamment prises en compte. Les moyens dont ils disposent sont faibles qualitativement et quantitativement, alors que simultanément leurs besoins sanitaires sont plus élevés que la moyenne nationale.
34Leur éloignement perturbe les liaisons avec la métropole et ne facilite pas l’expression régulière de leurs problèmes auprès des administrations centrales. Leur isolement rend de surcroît difficile la venue de renforts.
35Ils se situent enfin dans un environnement régional et international non européen, ce qui signifie, d’une part, que l’application des réglementations européennes leur pose parfois problème et, d’autre part, que cet environnement mal connu est insuffisamment pris en compte par les tutelles.
36Chacun des grands organismes du système de veille et de sécurité sanitaires français a ses événements fondateurs. Dans la jeune histoire de ces opérateurs, les évolutions du périmètre des compétences sont continues. Qu’il s’agisse de traiter un problème émergent ou de se saisir, face à la controverse, d’un problème rémanent, ou encore de poursuivre la clarification des prérogatives de gestion et d’évaluation des risques, le panorama institutionnel n’a cessé d’évoluer.
37Cette réactivité, les multiples innovations générées au sein de ces institutions et dans leurs relations avec les tutelles ne doivent pas masquer le tribut payé à cette organisation de l’urgence, qui justifie aujourd’hui d’essayer de traiter les problèmes à froid. Il faut donc franchir une nouvelle étape pour un modèle plus simple, plus réactif, plus complet et plus efficient.
38Plusieurs scénarios sont possibles. La mission propose une démarche graduée, permettant d’identifier dans chaque domaine : des recommandations permettant une amélioration rapide du dispositif ; des réorganisations plus lourdes, nécessitant des concertations étendues et donc un processus de mise en œuvre étalé dans le temps.
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