Informations sociales 2008- 5 (n° 149)| ISSN 0046-9459 | ISSN numérique : en cours | ISBN : sans | page 30 à 31

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Focus - L’action des caisses d’Allocations familiales sur la parentalité

Véronique Delaunay Guivarc’ch
Delphine Bonvalet
Dominique Noguès –
conseillères techniques parentalité, CNAF


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La politique d’appui à la parentalité de la branche Famille vise à répondre aux évolutions auxquelles les familles sont confrontées et qui peuvent entraîner des fragilités. Les CAF développent ainsi une offre diversifiée d’aide à la parentalité, afin d’accompagner les parents dans leur rôle et leurs responsabilités éducatives et de favoriser la qualité et la continuité des relations enfants-parents.

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Depuis quarante ans, la famille s’est profondément transformée : diminution du nombre de mariages, augmentation du nombre de divorces, de naissances hors mariage, de familles recomposées, de familles monoparentales, etc. Moins institutionnalisée que par le passé, la vie familiale suscite davantage de questionnements et de doutes de la part des parents. Les rapports entre parents et enfants ont, en particulier, beaucoup évolué et certains parents peuvent avoir besoin de construire de nouveaux repères pour donner sens à leur rôle éducatif. Le principe d’un soutien de la parentalité par des dispositifs d’action publique est ainsi inscrit dans le périmètre des politiques familiales depuis la fin des années 1990. La parentalité est désormais définie comme « l’ensemble des fonctions dévolues aux parents pour prendre soin des enfants et les éduquer. La parentalité est centrée sur la relation parent enfant et comprend des droits et des devoirs pour le développement et l’épanouissement de l’enfant » [1].

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La circulaire d’orientation de l’action sociale familiale 2005-2008 précise que « l’action des CAF dans le domaine de la parentalité contribue au maintien des liens entre parents et enfants. Elle favorise l’épanouissement de chacun des membres de la famille, valorise les compétences parentales et leur responsabilité éducative ». À ce titre, les CAF développent et soutiennent les dispositifs et services suivants :

Au total, en 2006, la branche Famille a ainsi consacré 39 210 000 euros au financement de ces différents dispositifs auxquels s’ajoute l’aide au domicile des familles (150 136 000 euros environ) et l’intervention des travailleurs sociaux [3].

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Concernant l’aide au domicile des familles, la branche Famille offre en effet un soutien aux familles fragilisées lors de certains événements (grossesse, naissance, séparation des parents, décès d’un parent ou d’un enfant, reprise d’emploi, maladie de courte durée, etc.). Des personnels qualifiés interviennent au domicile de la famille et apportent une aide matérielle, éducative et/ou sociale.

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En s’appuyant sur les informations dont elles disposent dans leurs fichiers allocataires, les CAF sont, par ailleurs, de plus en plus nombreuses à proposer aux familles des accompagnements par leurs travailleurs sociaux lors d’événements susceptibles de fragiliser la vie familiale. Il peut s’agir de changements liés aux prestations familiales (diminution importante du montant versé, cumul d’indus, etc.) ou de situations telles que les divorces ou les séparations, le décès d’un enfant ou d’un parent.

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Pour les CAF, les familles doivent avoir « le sentiment d’être épaulées tout au long de leur existence » [4]. Leur politique s’inscrit ainsi pleinement dans les recommandations du Conseil de l’Europe en matière de « parentalité positive ».

Notes

[1]

Recommandation (2006)19 du 13 décembre 2006 du Conseil de l’Europe.

[2]

Rapport d’activité 2007 de la Défenseure des enfants, qui souligne à nouveau que 37 % des saisines sont liées à des situations dans lesquelles l’enfant est « pris en otage » dans le conflit opposant ses deux parents.

[3]

Une part importante des interventions des travailleurs sociaux des CAF (238 563 000 euros en 2006) est consacrée à la parentalité, leurs missions étant centrées sur le soutien des familles dans leurs fonctions éducatives, dans leurs difficultés de logement et d’habitat et dans les situations de vulnérabilité sociale ou professionnelle.

[4]

Extrait de l’interview de Philippe Georges, directeur de la CNAF, dans le n° 30 de la revue Regards, en date de juillet 2006.