![]() |
Le Mouvement Social 2008- 1 (n° 222)| ISSN 0027-2671 | ISSN numérique : en cours | ISBN : 2-7071-5443-9 | page 214 à 219 Distribution électronique Cairn pour les éditions La Découverte. © La Découverte. Tous droits réservés pour tous pays. Il est interdit, sauf accord préalable et écrit de l’éditeur, de reproduire (notamment par photocopie) partiellement ou totalement le présent article, de le stocker dans une banque de données ou de le communiquer au public sous quelque forme et de quelque manière que ce soit. |
Informations et initiatives
1Le Mouvement Social a organisé, en collaboration avec l’Association des journalistes d’information sociale et la radio France Culture, une table ronde consacrée à l’histoire des régimes spéciaux de retraite qui s’est tenue le 22 novembre dernier au Collège de France. Réunissant Christian Chevandier, Michel Dreyfus, Élise Feller, Michel Margairaz et Michel Pigenet, animée par Nicolas Lagrange, cette rencontre a permis de remettre en perspective l’actualité des régimes spéciaux. Rappelant que l’existence de « régimes spéciaux » ne prend réellement sens qu’avec l’apparition, tardive en France, d’un régime général, les participants se sont notamment interrogés sur les faiblesses du régime général et sur les réactions face aux remises en cause des régimes spéciaux depuis les années 1950.
2Cette table ronde a été au centre de l’émission « La Fabrique de l’Histoire » du 23 novembre et a fait l’objet d’un compte rendu disponible sur le site du Mouvement Social : http://mouvement-social.univ-paris1.fr. Elle donnera lieu à un livre par les mêmes auteurs, à paraître chez ESF Éditeur en 2008.
3Créée en 1987, l’association Nantes-Histoire promeut l’idée d’une « histoire citoyenne » grâce à diverses manifestations (cours, conférences, forums). Cette année, les cours publics de l’association ont ainsi porté sur les nouvelles approches de l’histoire. Le 15 mars 2008 se tiendra à la Maison des syndicats à Nantes la deuxième édition du Forum d’histoire citoyenne, cinq ans après la première édition. Une première série d’ateliers portera sur les usages politiques du passé, sur l’histoire des discriminations ou sur celle de l’esclavage. Une autre invitera les participants à réfléchir sur la notion d’« histoire citoyenne » ou sur la mort proclamée des utopies.
4Contact : Alain Croix, alaincroix@wanadoo.fr. Site Internet : http://www.nantes-histoire.org.
5Vingt ans après la condamnation de Klaus Barbie, ce colloque fut l’occasion d’une large réflexion sur la notion de crime contre l’humanité et sur son application. Un premier ensemble d’interventions a porté sur la genèse de la notion à travers les procès de Nuremberg et de Tokyo notamment. Un deuxième temps du colloque a été consacré au traitement du crime contre l’humanité par les juridictions françaises et internationales. Enfin, revenant sur les crimes eux-mêmes, la dernière journée a conduit les participants à s’interroger sur la vie des victimes rescapées, sur les bourreaux mais aussi sur les processus de sanction et de réconciliation qu’imposent parfois des impératifs politiques.
6Plusieurs manifestations culturelles ont eu lieu en marge de ce colloque et notamment une exposition des photographies de Léa Eouzan consacrées à la muséification du camp d’Auschwitz.
7Ce colloque était organisé par le Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation, la Chaire lyonnaise des droits de l’Homme, l’École normale supérieure Lettres et sciences humaines, la Maison d’Izieu, mémorial des enfants juifs exterminés, avec le soutien de l’Association Française pour l’Histoire de la Justice.
8Contact : Magali Lefranc, magali.lefranc@mairie-lyon.fr. Le site Internet de Léa Eouzan : http://www.leaeouzan.com.
9Organisée par l’UMR IRICE (Identités, relations internationales et civilisations en Europe), cette journée d’étude a été l’occasion de revenir sur le « viol de Nankin » perpétré par l’armée japonaise le 13 décembre 1937. Cette rencontre a permis d’explorer cet événement du point de vue de l’historiographie mais aussi des effets de mémoires et des enjeux politiques ou diplomatiques actuels. Deux tables rondes ont été organisées à cette occasion autour du film de Michael Pazan, Nankin : la mémoire et l’oubli, et autour de l’ouvrage de Jean-Louis Margolin, L’armée de l’Empereur.
10Contact : irice@univ-paris1.fr. Site Internet : http://irice.cnrs.fr.
11Inscrits dans le cadre des activités du groupement de recherche « Les entreprises françaises sous l’Occupation » (GDR 2539), deux colloques étudient des aspects de la vie économique et sociale de la France sous l’Occupation.
12Organisé par le GDR 2539 et le Centre d’histoire de la ville moderne et contemporaine de l’Université de Tours, ce colloque international a permis d’explorer un pan majeur de la vie économique dans une période marquée par la désorganisation générale de l’activité. Examinant plusieurs aspects de l’économie de pénurie, l’impact de la présence allemande et les institutions visant à administrer l’activité économique, les participants ont également mis en avant les différentes stratégies d’adaptation des entreprises dont certaines, profitant de la conjoncture, ont pu poursuivre des reconversions prévues avant-guerre tout en se projetant dans le long terme.
13Un compte rendu détaillé de ces journées est disponible sur le site du GDR : http://gdr2539.ish-lyon.cnrs.fr.
14Organisé par le GDR 2539 avec l’Institut Mémoires de l’édition contemporaine (IMEC), le Centre de recherche d’histoire quantitative (CRHQ) de Caen et l’UMR Institutions et dynamiques historiques de l’économie (IDHE), ce colloque entend examiner les notions de « culture » et d’« information » dans le contexte bien particulier de l’Occupation. Les intervenants seront ainsi amenés à examiner l’effet des mesures antisémites, de la censure et du pillage des œuvres d’art sur les entreprises de la culture et, plus particulièrement, sur les entreprises d’édition et de presse. Le contrôle exercé par les autorités vichystes et allemandes sera au cœur des débats de la dernière séance.
15Ce colloque se tiendra à l’abbaye d’Ardenne à Caen les 13 et 14 mars 2008.
16Contact : gdr2539@ish-lyon.cnrs.fr.
17Événement majeur de l’histoire européenne du xxe siècle, la « Grande Terreur » de 1937-1938 en URSS a fait l’objet, du 9 au 11 décembre dernier, d’un colloque international organisé par l’Institut d’histoire du temps présent, le Centre d’études des mondes russe, caucasien et centre-européen (EHESS) et le Centre d’histoire de Sciences Po. Explorant les mécanismes de la terreur, les participants ont été amenés à analyser ses aspects institutionnels, ses pratiques administratives et à définir ses groupes cibles. Une place particulière a été consacrée au NKVD, à la fois « bourreau et victime », et aux aspects régionaux. Enfin, la mémoire de 1937 a fait l’objet d’une dernière demi-journée au cours de laquelle plusieurs membres de l’association Mémorial sont notamment intervenus.
18Contact : Centre d’histoire de Sciences Po, contact.centre-histoire@sciences-po.fr.
19Le réseau européen d’histoire du temps présent a organisé le 17 décembre dernier à l’Institut historique allemand une journée d’étude consacrée à l’héritage et à la mémoire du communisme en Europe. Partant du constat qu’il existe une différence entre l’attention portée au fascisme, au nazisme, voire à l’esclavagisme et au colonialisme d’une part, et celle suscitée par les expériences communistes de l’autre, les organisateurs de cette journée ont tenté d’évaluer ce qui a pu être préservé ou refoulé de la mémoire de cette expérience centrale du xxe siècle.
20Site Internet : http://www.eurhistxx.net/.
21Organisé par l’Institut international d’histoire sociale (IISG), ce congrès est le pendant de la convention annuelle de l’American Social Science History. Près d’une trentaine d’ateliers sont programmés sur des sujets aussi divers que la citoyenneté européenne, la santé ou la justice militaire. L’intérêt de ce congrès tient aussi au caractère international des cas traités, le plus souvent dans une perspective de longue durée. Un tel événement permet, enfin, d’appréhender quelles sont les avancées de l’histoire sociale en dépassant le seul champ de comparaison hexagonal. D’ores et déjà, des communications sont disponibles sur le site de l’IISG (http://www.iisg.nl/esshc).
22Contact : esshc@iisg.nl.
23Le site Internet de l’Institut d’histoire du temps présent lance un appel pour la constitution d’un réseau d’enseignants-chercheurs en historiographie et en épistémologie de l’histoire. Prenant acte des débats en cours sur le positionnement des historiens confrontés aux revendications mémorielles, constatant l’importance et la diversification croissantes de la « demande sociale » à l’égard des historiens, les signataires de cet appel entendent fédérer les enseignants intervenant sur ces questions. Il s’agira pour eux de constituer un réseau qui permettra de mettre à leur disposition des outils communs.
24Un site Internet offre déjà tout un ensemble de publications en ligne et d’outils bibliographiques destinés, notamment, à permettre la préparation de l’épreuve sur dossier du CAPES.
25Contact : historiographie.epistemologie@ihtp.cnrs.fr. Site Internet : http://www.ihtp.cnrs.fr/historiographie/index.php.
26Grâce au don consenti par les enfants de Frédéric et Irène Joliot-Curie, la Bibliothèque Nationale de France organise une exposition consacrée à l’histoire de l’Arcouest, cette pointe de la côte du Goëlo en Bretagne, surnommée « Sorbonne Plage » mais aussi « Fort la science ». À travers des manuscrits originaux, des photographies, des films et des enregistrements d’époque, l’exposition présentera l’histoire de ce lieu de villégiature intellectuelle prisé, dès 1890, par un groupe de professeurs à la Sorbonne et qui vit défiler dans une atmosphère fraternelle de grands intellectuels français comme Charles Seignobos, Paul Langevin, Jean Perrin, Marie Curie, Émile Borel ou son épouse Camille Marbo.
27Cette exposition se tiendra sur le site Richelieu de la BNF.
28Site Internet : http://www.bnf.fr.
29Organisée par la Cité nationale de l’histoire de l’immigration, l’exposition se propose d’évoquer la situation des immigrants étrangers et coloniaux en France métropolitaine en 1931, date à laquelle l’exposition coloniale du bois de Vincennes s’attache à glorifier l’Empire colonial français et à vanter sa « mission civilisatrice ». Invitant le visiteur à découvrir l’envers du décor de cet événement, les organisateurs de l’exposition se sont attachés, au-delà du discours colonial, à montrer les différentes dimensions de la présence des 3 millions d’étrangers qui, au début des années 1930, faisait de la France l’un des premiers pays d’immigration au monde.
30Contact : info@histoire-immigration.fr. Site Internet : http://www.histoire-immigration.fr.