Mouvements | 41-46

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La CGT depuis 1992, les cheminements incertains de la rénovation

Jean-Marie Pernot*

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Le tournant des années quatre-vingt-dix a contraint la CGT à une profonde révision de sa vision du monde et de sa stratégie. Il lui a imposé une épreuve de vérité sur ses effectifs, sur l’affaiblissement considérable de ses bases et son relatif isolement dans la société. Le nouvel état du monde issu de la disparition de l’URSS a rendu nécessaire une mise à jour de ses alliances internationales et la prise en compte de la prégnance croissante de l’espace européen sur les relations sociales nationales.

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1992 fut une année clé pour la CGT. C’était une année de congrès et ceux-ci constituent des occasions privilégiées pour promouvoir et a posteriori pour mesurer les évolutions. Au cours des années qui ont suivi et plus encore à partir de 2000, un nouveau cours s’est engagé dans la démarche de la centrale de Montreuil. Le langage a changé même si le registre des pratiques ne s’est pas modifié à la même vitesse. On peinerait à trouver des ruptures décisives, le neuf s’est glissé sous le vieux, s’est combiné avec lui, plus qu’il ne l’a remplacé. Contrairement à l’évolution de la CFDT qui fut rapide et quelque peu radicale au cours des années quatre-vingt, les tenants du changement à la CGT ont penché pour une évolution lente. Ceci signifie qu’elle n’a pas entrepris de se défaire des valeurs et des signes qui l’identifiaient jusque-là : les références au conflit, à la solidarité, un certain sentiment de classe. Elle a cherché à les habiller aux couleurs du temps en prenant en compte les grandes évolutions sociales et économiques. L’évolution lente a cet avantage de viser la progression de tous ; elle a l’inconvénient de contraindre parfois à s’aligner sur les plus lents. Ces heurts de temporalité ont dominé la vie de la CGT au cours de ces quelques quinze années. Ils sont toujours présents, car il y a encore loin entre le vaste programme de rénovation entrepris alors et la réalité d’aujourd’hui.

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Les traits sociologiques majeurs de la centrale n’ont pas beaucoup changé, et les effectifs se sont accrus à pas très mesurés. La lenteur des adaptations organisationnelles est désespérante, et la stratégie, (pas toujours très explicite) a connu bien des vicissitudes. En gros la plupart des responsables et des militants savent aujourd’hui ce qu’il ne faut plus faire. Quant à savoir quel est le bon chemin, la question reste bien souvent pendante dans un contexte, il est vrai, guère favorable. La CGT a donc changé mais elle n’a pas (encore ?) relevé tous les défis de la rénovation de son syndicalisme.

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Pour rendre compte du changement, on tentera une périodisation sommaire en distinguant et en justifiant ce qui fut « l’ère Viannet », de celle qui s’ouvre en 1999, avec l’accession de Bernard Thibault à la fonction de secrétaire général. Il ne s’agit pas de chercher des ruptures dans une succession qui n’en apporta guère, ni d’opposer les personnalités, différentes, mais pas antagonistes, des deux secrétaires généraux successifs. Il s’agit simplement de distinguer deux moments faits d’enjeux différents pour la CGT, en suggérant comme « passage », son entrée dans la Confédération européenne des syndicats. Cette étape, jugée importante par la direction de la CGT, a signifié un tournant symbolique mais aussi la mise en place d’un nouveau registre de pratiques, différent de la période antérieure.

● 1992-1999, fin de siècle au bord du précipice

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C’est une organisation profondément traumatisée qu’Henri Krasucki a léguée en 1992 à son successeur. La CGT avait perdu, au cours des années 1980, une bonne partie de ses forces militantes : les ouvriers avaient déserté ses rangs en grand nombre, avec l’effondrement de ses principaux bastions industriels, et les positions prises par la centrale, face à l’intrusion soviétique en Afghanistan, ou lors du coup d’État du général Jaruzelski en Pologne, lui avaient valu de nombreuses désaffections. La perte d’influence du Parti communiste et l’effondrement du modèle soviétique ont accentué le désarroi que le changement de politique de la gauche avaient déjà provoqué après 1984.

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La tâche de Louis Viannet et de ceux qui devaient entreprendre la reconstruction fut rude. Renouveler un appareil usé et peu efficace, changer le discours et l’image de la CGT parmi les salariés, renouer un lien d’abord discret avec les autres syndicats, ou plutôt avec ceux jugés incontournables. L’invention du « syndicalisme rassemblé » fut à l’actif de cette période. Pour la première fois, la CGT se dotait d’un principe durable, stratégique, dans ses relations avec les autres. Elle n’avait eu jusque-là qu’une succession de tactiques plus ou moins calées sur l’alternance au Parti communiste des périodes frontistes ou « lutte des classes ». Premier signe d’autonomie, la CGT se dotait d’une stratégie propre en matière de relations intersyndicales.

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La période a connu d’autres manifestations de ce qui deviendra un désengagement progressif des relations organiques entretenues jusque-là avec le Parti communiste. Lors du congrès du PCF, en décembre 1996, Louis Viannet et François Duteil quittaient le bureau politique, rompant ainsi avec une tradition ancrée pratiquement depuis la naissance du PCF. Ce tournant symbolique n’a pas signifié la rupture entre les deux organisations qui ont conservé – et aujourd’hui encore – des relations privilégiées. Comme en témoigne Bernard Thibault dans son livre, l’appartenance au PCF est restée un passeport nécessaire pour accéder aux responsabilités qui sont les siennes dans la CGT 1 . Mais la relation établie aujourd’hui entre les deux organisations ne se différencie plus guère de celles observées pour d’autres syndicats en Europe où le rapport de connivence entre les forces historiques du mouvement ouvrier se sont maintenues quels que soient les désaccords qui ont pu survenir dans l’accomplissement de leurs responsabilités propres

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La décennie 1990 a été marquée par le mouvement social de novembre et décembre 1995. La CGT y a tenu un rôle central en épousant le conflit tout en se posant comme un interlocuteur possible d’un gouvernement désireux de négocier. Soucieux de ne pas rompre de lances avec la CFDT qui avait fait le choix d’accompagner le plan Juppé, Louis Viannet a affiché une reprise de contact symbolique avec FO à travers la poignée de main échangée avec Marc Blondel lors d’une manifestation en novembre à Paris. Au cœur de la mobilisation des cheminots et de la révolte sociale dont ils ont été les porte-drapeaux, la CGT s’est replacée en acteur central de la mobilisation, malgré l’affaiblissement considérable de ses effectifs révélés au grand jour par ses instances dirigeantes dés le début des années quatre-vingt-dix.

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Effectivement, un des premiers changements de cette décennie s’était situé après 1992, avec la reconnaissance, par la CGT et pour la première fois, que la crise du syndicalisme l’avait elle aussi affecté, admettant même en 1999 qu’elle comptait moins d’adhérents que la CFDT. De premières réflexions venaient au jour sur des réformes internes destinées à accroître l’efficacité des structures et leur adaptation aux transformations du salariat. Le congrès de 1999 amorçait ce tournant avec un projet de réforme des cotisations et l’accent mis sur la syndicalisation. Une première réforme des statuts, en 1995, avait déjà annoncé d’autres adaptations qui ont constitué l’enjeu de la deuxième période.

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Le rappel des grands chantiers de la période serait incomplet sans l’évocation de la révision des alliances internationales à laquelle la CGT a dû se livrer au cours de ces années. L’effondrement de l’Union soviétique et des pays de son aire, à partir de 1989, avait emporté dans son sillage la FSM, promise dès lors à une fin quasi certaine. La Fédération syndicale mondiale, constituée après la guerre comme lieu de regroupement presque universel des syndicats, s’était fracturée au moment de la guerre froide qui avait vu naître, à l’initiative des syndicats occidentaux, la CISL (Confédération internationale des syndicats libres). Les deux mouvements internationaux se livrèrent une guerre farouche pendant une quarantaine d’années, la FSM étant placée de fait sous l’influence de l’Union soviétique. La CGT avait toujours joué un rôle important au sein de cette dernière, située à Prague. Dernier lieu de l’internationalisme communiste, les dirigeants de la CGT (surtout Benoît Frachon et Henri Krasucki, Georges Séguy se montrant moins attaché à cet engagement) tenaient pour importante la présence de cégétistes, à un haut degré de responsabilité, dans les instances de la FSM. Cette implication avait été le principal frein à l’entrée de la CGT dans la Confédération européenne des syndicats qui jugeait incompatible le respect de ses principes démocratiques et l’appartenance à une « mondiale » qui, selon elle, ne les respectait pas. La CGT n’avait jamais accepté cette exclusive, et le choix que l’on exigeait d’elle. L’histoire s’en chargea qui, avec l’effondrement du bloc de l’Est, conduisit la CGT à quitter une organisation internationale qui avait pratiquement cessé d’être 2 . Le désengagement a été entamé dès 1992 et, au prix de révisions difficiles, la CGT décida en 1995 d’abandonner officiellement la FSM à laquelle elle avait déjà cessé de participer.

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Au cours de cette première période, le cours de la CGT parut maintes fois incertain. Ce qui ne pouvait plus être était perçu, mais ce qu’il fallait devenir restait obscur. La stratégie n’était pas très explicite. L’arrivée au gouvernement d’une gauche plurielle en 1997 n’a guère emporté l’enthousiasme. Le peu de place laissé par le gouvernement Jospin à la négociation lors de l’adoption de quelques lois sociales importantes (les 35 heures, l’épargne salariale, les nouvelles régulations économiques…) ont tendu les relations avec le politique tandis que la désunion syndicale empêchait de peser sur les décisions. La CGT a pu montrer la distance acquise vis-à-vis du PCF dans plusieurs moments de tension avec des ministres communistes comme celui des Transports, Jean-Claude Gayssot, lors du conflit routier de 1997.

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Un niveau moindre de conflits, la division syndicale, le manque de signes encourageants venant de la CFDT (à part sur son adhésion à la CES), la lenteur aussi avec laquelle les prises de conscience se sont opérées, ont laissé, à la fin des années 1990, une CGT sans doute sortie des affres d’une disparition possible mais peu capable encore d’un rebond significatif. Le résultat des élections prud’homales de décembre 1997 a été reçu avec soulagement. S’il montrait un nouveau recul de la participation, au moins maintenait-il intact l’écart entre la CGT et ses suivants en lui accordant toujours un bon tiers des suffrages exprimés. Le recul électoral était stabilisé, la perte des adhérents endiguée. La maison était sauvée, les problèmes d’avenir restaient cependant entiers.

● Après 1999, le changement à petits pas…

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Un congrès, un changement de secrétaire général et l’entrée dans la Confédération européenne des syndicats ; si elle n’est pas un tournant, l’année 1999 s’impose comme une étape dans la vie récente de la CGT. Bernard Thibault, responsable de la fédération des cheminots et figure du mouvement de 1995, succède alors sans rupture à Louis Viannet. Il incarne un rajeunissement de l’image de la centrale qui s’est accompagné en quelques années d’un important renouvellement des équipes dirigeantes ; d’abord au sommet de la confédération, puis dans un grand nombre de fédérations comme, par exemple, celles de la métallurgie, de la santé ou du commerce.

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L’entrée dans la CES, admise davantage au nom de la raison que par enthousiasme par une bonne partie des cadres intermédiaires de la centrale, a néanmoins rapidement ouvert de nouveaux terrains d’actions syndicale dans le secteur privé. L’investissement dans les conseils d’entreprise européens et la mobilisation sociale dans certains groupes, comme Alstom, ont rendu plus concrets les enjeux d’européanisation trop longtemps vécus à travers l’épaisseur bureaucratique du niveau communautaire. Dynamisée par la concurrence des mouvements altermondialistes, la CES redécouvrait la voie des rassemblements militants et parfois s’imposa comme le niveau pertinent d’intervention du nouveau syndicalisme. Toutefois, le secteur public restait à la marge de ce mouvement, vivant d’avantage l’Europe comme un espace de contrainte que comme un nouveau champ d’action syndicale.

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Le timide redémarrage de la croissance entre 1998 et 2001 s’est accompagné d’un regain d’activité syndicale dans un climat plus favorable à l’emploi et à la négociation (les 35 heures). Le changement politique de 2002 succéda de peu à un nouveau retournement de la situation économique : le retour des plans « sociaux » et l’arrivée d’une droite combative a profondément affecté les conditions de l’action syndicale redevenue étroitement défensive. L’échec de l’action contre la réforme des retraites, la rupture des relations avec la CFDT, ont pesé d’un poids important depuis 2002 dans les difficultés de redéploiement de la CGT. Sa stratégie s’en est ressentie. L’échec de 2003 fut lourd de sens et de conséquences. Comme pour l’ensemble des syndicats, il signifiait une perte d’influence importante dans la société, brèche dans laquelle les gouvernements de Jean-Pierre Raffarin et de Dominique de Villepin allaient s’engouffrer.

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Le syndicalisme rassemblé, promu par la direction au rang de condition de l’efficacité est progressivement tombé en léthargie et malgré plusieurs mobilisations réussies en 2005, quelques actions conduites dans l’unité syndicale comme à la SNCM et à la RTM à Marseille, la CGT a eu du mal à montrer son efficacité aux travailleurs qu’elle souhaite reconquérir.

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Si la courbe de ses effectifs s’est redressée (elle a repassé le cap des 700 000 adhérents en 2004), il y a loin entre ce progrès et l’objectif énoncé par Bernard Thibault au congrès de Montpellier (mars 2003) d’atteindre le million d’adhérents en 2007. Plusieurs handicaps demeurent qui entravent le renouveau de la CGT. Son assise sociologique a peu changé au cours de cette période : la « dé-ouvriérisation » de la centrale, survenue dans les années 1980, ne s’est pas inversée. Nombre de raisons l’expliquent : le bilan des 35 heures, les contraintes nouvelles qu’elles ont fait peser sur les ouvriers comme le retour massif des restructurations dans le secteur privé, ne facilitaient pas la reconquête. Ce ne sont pas les seules raisons. La CGT reste dominée par le poids des statutaires (fonction publique, secteur public), ce qui ne favorise pas l’appréhension d’une vision pleinement interprofessionnelle. La gestion des priorités, qu’il s’agisse d’organisation ou d’orientation, reste dominée par l’idée que s’en font les agents publics. Le sentiment domine d’une organisation enkystée dans les services publics et peu en prise avec le reste de la société. C’est sûrement l’un des principaux handicaps dont souffre encore l’organisation de Bernard Thibault.

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Le mouvement de rénovation des structures promis dans les débats de la première période a pris du retard. La CGT est mal organisée, et surtout n’a pas le fonctionnement permettant de s’adapter aux transformations de l’économique et du social. Face aux évolutions, elle a du mal à modifier ses champs professionnels. Ses fédérations se répartissent le salariat dans les sphères professionnelles d’il y a trente ou quarante ans, voire davantage, qui ne font plus toujours sens aujourd’hui. Le fait est connu car le débat existe en interne, mais il ne débouche pas ; tout se passe comme si l’histoire pesait pour le maintien de formes qui devraient être dépassées dans un souci d’efficacité.

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La CGT aborde ainsi en position difficile son prochain congrès d’avril 2006. Le débat y est vif, il traduit une démocratie interne, certes mal maîtrisée, mais qui tranche avec l’atonie des autres organisations. L’épisode de février 2005, où la direction confédérale avait tenté de faire prendre à la CGT une position de semi neutralité face au projet de traité constitutionnel européen, a laissé quelques traces. Une sorte de méfiance s’est étendue, utilisée par les courants demeurés rétifs à des changements souvent présentés comme des abandons, voire des « trahisons » par des communistes « orthodoxes », des trotskistes mais aussi un grand nombre d’autres militants un peu déboussolés par des évolutions dont ils ne perçoivent pas toujours le but ni le sens.

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Des signes favorables se manifestent pourtant : la remontée de la syndicalisation est timide mais elle existe. La CGT apparaît plus ouverte, plus soucieuse de parité et d’accueil des jeunes. Si certaines structures restent figées face aux incertitudes, d’autres tentent d’aborder d’autres rivages. Rester soi-même tout en transformant en profondeur son rapport aux travailleurs et à la société est un défi de taille. Il conditionne la possibilité de maintien de l’identité de la centrale de Bernard Thibault. Il conditionne aussi un regain de puissance de l’ensemble du syndicalisme français. ●

Jean-Marie Pernot*

Notes

[ *] politologue

[ 1] B. Thibault  : Ma voix ouvrière , Paris, Stock, 2005.

[ 2] Selon un cégétiste, c’est plutôt la FSM qui aurait quitté la CGT que l’inverse. La FSM n’est pas tout à fait morte d’ailleurs. Elle regroupe encore aujourd’hui quelques forces syndicales notamment de pays du tiers-monde, emmenées par la centrale des travailleurs cubains. La confédération a gardé quelques contacts, quelques fédérations et notamment celle de l’agroalimentaire continuant à jouer un rôle dans l’internationale professionnelle correspondante de la FSM.

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