![]() |
romantisme | 59-69 Distribution électronique Cairn pour les éditions Armand Colin. © Armand Colin. Tous droits réservés pour tous pays. Il est interdit, sauf accord préalable et écrit de l’éditeur, de reproduire (notamment par photocopie) partiellement ou totalement le présent article, de le stocker dans une banque de données ou de le communiquer au public sous quelque forme et de quelque manière que ce soit. |
L’économie saisie par la statistique
Gérard KLOTZ
(CNRS/ENS-LSH, IEP Lyon, Université Lyon II)
1Dans la société contemporaine, où l’information est véhiculée par de puissantes innovations technologiques, le citoyen ne peut échapper à l’information économique qui lui parvient par le biais de multiples canaux. Le chiffre étant supposé éclairer l’opinion, les statistiques sont devenues une composante essentielle de l’exercice des libertés démocratiques. Empruntant les formules consacrés, je dirai que maintenant nul n’est censé ignorer la statistique. Dans ce court article, qui ne traitera pas de questions techniques, je me propose simplement, en centrant l’étude sur la France
2En effet, le XIXe siècle est l’époque de « l’épanouissement de la statistique », écrit Michel Volle [1980, p. 112]. Comme François Bédarida [1987, p. 494] parlant de l’Angleterre, il reprend le terme de « fièvre statistique ». Certainement, la température est plus élevée Outre-Manche et ce n’est que vers le milieu du siècle que le mouvement se développe. Mais le règne de Napoléon est décisif. On peut donner une explication simple. Michel Lévy [1975, pp. 15-20] rappelle qu’un système statistique développé suppose la conjonction d’une volonté politique, d’une forte centralisation et d’un langage homogène. Autrement dit, il y a une corrélation étroite entre un État puissant et l’instauration d’un système d’informations statistiques. Il ne faut donc pas s’étonner du développement de ce système sous le Consulat et l’Empire. « Sonder les cœurs, compter les choses », c’est ainsi que Jean-Paul Bertaud [1979, p. 126] caractérise le « despotisme napoléonien ». Moins violemment, Louis Bergeron [1972, pp. 32-64] parle d’un pays sous tutelle administrative. C’est Lucien Bonaparte, frère du Premier Consul, qui, en 1801, décide d’organiser un Bureau des statistiques rattaché au secrétariat général du Ministre de l’Intérieur. La mise en place et le développement de ce quadrillage statistique ont déjà fait l’objet d’études qui montrent la complexité de l’entreprise
3En ce qui concerne le premier point, c’est après la retraite de Russie que le comte de Montalivet [1813] présenta au Corps législatif, le 25 février 1813, un Exposé de la situation de l’Empire. L’auteur est alors Ministre de l’Intérieur et ses sources proviennent principalement des préfectures. Le rapport se compose de deux parties, l’exposé proprement dit et les sources statistiques, comprenant 75 tableaux. On ne trouve aucune référence théorique. Les calculs sont établis à partir de statistiques de produits. Au regard de l’analyse économique, l’intérêt du rapport de Montalivet est donc mince. Par contre, c’est un document précieux pour l’histoire de la statistique, notamment industrielle, et par ce qu’il apporte en tant qu’exemple type de la signification politique des calculs. Toute l’étude vise en effet à montrer que Napoléon a fait de l’Empire une région prospère, comme l’attestent les premières lignes de l’ouvrage. S’adressant au public, Montalivet déclare : « Vous verrez avec satisfaction que, malgré les grandes armées que l’état de guerre maritime et continentale oblige de tenir sur pied, la population a continué de s’accroître ; que notre industrie a fait de nouveaux progrès ; que jamais les terres n’ont été mieux cultivées, les manufactures plus florissantes ; qu’à aucune époque de notre histoire la richesse n’a été plus répandue dans les diverses classes de la société ».
4Pour le deuxième point, c’est en 1815 que Charles Ganilh publia en deux volumes La théorie de l'économie politique. Cet ouvrage est jugé sévèrement par Joseph A. Schumpeter [1983, p. 167] comme étant insignifiant, bien qu’il lui reconnaisse des qualités d’ordre empirique. De quoi s’agit-il ? Il a pour but de comparer les puissances respectives de la France et de l’Angleterre et, plus généralement, de rechercher les sources de la puissance des nations. Ganilh montre, et cela n’était pas évident à l’époque, que la puissance d’une nation n’est pas une question de territoire, ni de population. Un État n’est puissant que s’il dispose d’une grande masse de capitaux. C’est ce qui a permis à la France, pays relativement petit, l’ampleur des conquêtes napoléoniennes. Et si elle fut finalement vaincue, c’est parce que les capitaux de l’Angleterre ont d’abord égalé puis surpassé ceux de la France. Pour la méthode, Ganilh écarte aussi bien la « théorie spéculative », c’est-à-dire l’analyse abstraite sans enquêtes statistiques venant étayer le raisonnement déductif, que la statistique sans principes, la simple collection des faits chiffrés. Ce qu’il faut faire, c’est recourir aux deux à la fois, car « les deux sciences sont indispensables l’une à l’autre, se prêtent un appui naturel et tirent de leur concours une consistance, une force et un éclat qu’elles n’auront pas tant qu’elles resteront isolées. La statistique donne à l’économie politique une impulsion sûre, dirige sa marche, éprouve et garantit ses découvertes ; à son tour l’économie politique éclaire les travaux de la statistique, les étend ou les resserre, et en détermine l’importance et l’utilité. L’une rassemble les matériaux et l’autre construit l’édifice de la science. De leur alliance doivent sortir les vrais principes de l’économie politique, la régularité de leur application et la vérité de leur doctrine » [tome 1, p. 38].
5On trouve donc dans l’ouvrage de Ganilh des références aux statisticiens comme Antoine-Laurent Lavoisier, Joseph-Louis Lagrange et Arthur Young et des références à des théoriciens, en l’occurrence Adam Smith et François Quesnay. Il corrige les premiers et critique les deux suivants. « Dans quelle méprise est tombée la spéculation », écrit-il, « quand elle a séparé les travaux productifs des travaux improductifs » [tome 2, p. 440]. Il rejette la conception quesnaysienne et la conception smithienne au profit d’une notion élargie de la production. Cela apparaît très clairement dans ses statistiques. La comptabilité de Ganilh se caractérise par l’ordonnancement des séries chiffrées, la présentation de celles-ci étant déterminée par l’articulation statistique-théorie, d’où des tableaux à double entrée. Pour le premier point, la hiérarchie est la suivante : les stocks engendrent des flux, le stock impulsant le mouvement étant le capital ; le stock de capital emploie le stock de population. Ces deux facteurs de production donnent naissance au produit brut. En sous-trayant les frais de production, on obtient le produit net. Pour le deuxième point, Ganilh fait figurer en lignes les branches et en colonnes les catégories théoriques. Pour le lecteur actuel, il y a des ambiguïtés, notamment pour la définition du produit net. Mais le grand mérite de Ganilh est d’avoir explicitement posé la question du rapport entre statistiques et théories. Notons pour terminer qu’il montre que les différents revenus étaient plus bas en France qu’en Angleterre et qu’ils étaient distribués de façon différente, la supériorité de l’Angleterre étant due, outre un stock de capital plus élevé, à une population « éclairée et savante » plus nombreuse.
6Quant à Jean-Antoine Chaptal, son travail peut être considéré comme un aboutissement de la « Statistique des préfets ». Il publia De l’industrie française sous la Restauration, mais son enquête est l’aboutissement d’un travail antérieur conçu alors qu’il était Ministre de l’Intérieur : « J’ajouterai qu’à peine parvenu au Ministère de l’Intérieur, » écrit-il, « j’éprouvai le besoin de connaître toutes les richesses de notre belle France, et conçus le projet de faire travailler à une statistique générale »
7Bien que le XIXe siècle soit globalement le siècle de l’essor de la statistique, la période de la Restauration est marquée par une désaffection à l’égard du nombre. « Dès la fin de l’Empire, » constate Bertrand Gille, « l’œuvre de Chaptal était déjà moribonde » [Gille, 1964, p. 149]. En fait, dès 1812, la volonté politique s’efface
8Pour le premier point, c’est au baron Charles Dupin que l’on doit, en 1827, une des rares études statistiques publiées sous la Restauration. L’ouvrage s’appelle Forces productives et commerciales de la France, l’auteur entendant par forces productives les « forces combinées de l’homme, des animaux et de la nature, appliquées, en France, aux travaux de l’agriculture, des ateliers et du commerce » [tome 1, p. 1]. Ce travail n’a aucune ambition théorique. « Je ne suis pas un novateur, » écrit-il, « je ne suis pas un faiseur de systèmes ; je n’offre pas de théories qui soient à moi […] Je ne suis qu’un narrateur, et le plus souvent qu’un simple arithméticien. Je rapporte avec fidélité ce que j’ai vu et compté. C’est une chronique, ou pour mieux dire, une statistique contemporaine, que j’offre à mes concitoyens » [tome I, p. II]. Cette modération peut s’expliquer peut-être par le contexte que nous avons rappelé. La statistique étant suspecte, il convenait qu’elle parût anodine. Mais en réalité on voit apparaître, bien que discrètement, une nouvelle préoccupation qu’on a coutume de résumer par le terme de « question sociale ». Dupin est en effet consterné par le niveau de vie des classes laborieuses en général et des travailleurs agricoles en particulier : « Il faut que la masse du peuple devienne moins ignorante et moins abrutie », écrit-il sèchement [p. 128]. I1 s’agit ici d’un simple constat. Il faudra attendre 1848 pour qu’il publie un ouvrage intitulé Bien-être et concorde des classes du peuple français, mais l’investigation statistique apparaît déjà plus proche des réalités sociales.
9S’agissant du deuxième point, comme Dupin, Joseph-Michel Dutens [1842], dans son Essai comparatif sur la formation et la distribution du revenu de la France en 1815 et 1835, ne précise pas ses références théoriques. Celles-ci se trouvent dans un ouvrage écrit en 1804 intitulé Analyse raisonnée des principes fondamentaux de l’économie politique. Il considère que les fonctionnaires sont improductifs, mais il serait hasardeux d’y voir une influence smithienne. Tous ses calculs ont pour objet de quantifier ce qu’on appelle maintenant l’assiette de l’impôt, ce qui le conduit à mesurer les « bénéfices » de l’industrie et de l’agriculture. En les additionnant, il obtient le produit net et Dutens en tire une règle de politique économique : l’impôt ne doit être prélevé que sur le produit net, sinon on tarirait la source des revenus. C’est ainsi que, dans la dernière partie de l’ouvrage, il impute aux impôts, trop importants ou mal répartis, « l’essentiel du déclin de la Richesse nationale et de sa Pauvreté » [Dutens, an XII, pp. 201- 204]. C’est donc pour mesurer la persistance ou la fin de ce déclin qu’il entreprend de comparer le revenu de 1835 à celui de 1815.
10Quant à Moreau de Jonnès, qui fut le premier chef de la Statistique générale de la France, on peut le considérer comme un auteur charnière. En effet, c’est avec le Second Empire qu’est créée une statistique étendue et régulière
11On constate donc qu’à la moitié du siècle l’accent s’est déplacé. Par rapport aux statistiques de l’Ancien Régime, le problème fiscal est complètement évacué pour un temps et, quant au reste, la comparaison de la France et de l’Angleterre, bien qu’elle subsiste jusqu’à Moreau de Jonnès, n’occupe plus la place centrale. Sur ce thème de la puissance, on voit apparaître la Prusse, mais la guerre de 1870 est encore loin. La Commune tout autant, mais les classes dirigeantes semblent inquiètes : les classes laborieuses sont-elles des classes dangereuses ? Et si elles le sont, que doit-on attendre du développement économique ? En effet, le développement industriel fait apparaître plus nettement les ayant-droit à la répartition de la valeur ajoutée, travail d’une part, capital d’autre part. Face au thème ouvrier de la paupérisation, la répartition du revenu devient un enjeu explicitement politique et c’est sur cette répartition des fruits de la croissance que s’affrontent les idéologies. I1 y a donc tout à la fois continuité et changement. La statistique progresse, notamment avec le développement d’institutions spécialisées, comme la Société de Statistique de Paris. Nous allons rendre compte de cette continuité jusqu’à la fin du siècle, mais le plus intéressant est l’intervention directe des nomenclatures et des agrégats dans les débats sur la croissance et la question sociale.
12À la fin du siècle, la collecte statistique continue de s’améliorer, mais la France est toujours en retard par rapport à des pays comme l’Angleterre et la Prusse du fait de l’absence d’un impôt sur le revenu. Cette absence est bien soulignée par Léon Vacher [1878] qui, dans son article sur la « Fortune nationale de la France », explique qu’il n’a pu faire autrement que de suivre la voie ouverte par Lavoisier en évaluant directement par branches les revenus du sol et du sous-sol. Pour le reste, il se réfère aux enquêtes agricoles et industrielles, aux relevés des Chambres de Commerce, des Sociétés d’Agriculture, des ministères et aux travaux publiés dans le Journal de la Société de Statistique de Paris. Ses calculs lui permettent d’affirmer que le revenu net français, vers 1880, est six fois plus important qu’au temps de Lavoisier et Tolosan. Mais il n’en tire aucune conclusion sur l’évolution de la répartition.
13C’est ce nouveau thème que privilégie Paul Leroy-Beaulieu [1883]·. Le titre même de son ouvrage, Essai sur la répartition des richesses et sur la tendance à une moindre inégalité des conditions, annonce la couleur. La statistique est ici explicitement une machine de guerre à penser contre le développement des courants socialistes : il veut montrer que l’interventionnisme étatique dans ses différentes manifestations, comme l’impôt progressif, l’éducation généralisée, la réglementation du travail, bref, toutes les atteintes à la liberté individuelle, sont de mauvais remèdes pour résoudre la question sociale, car les solutions proposées vont à l’encontre du but désiré. Le problème de la répartition est un faux problème en ce sens que, si l’État ne perturbe pas les mécanismes régulateurs du marché, la croissance fera que la question sociale se résoudra d’elle-même. De plus, le prétendu accroissement de l’inégalité des revenus est tout à fait limité. Selon Leroy-Beaulieu, son étude statistique montre que, « dans tous les pays, même les plus aristocratiques, non seulement la grande opulence, mais aussi la très large aisance sont exceptionnelles » [p. 541] et que la dispersion des revenus va se resserrer. L’amélioration du sort des ouvriers prouve qu’il n’y a pas de loi d’airain des salaires, la rente foncière, contrairement à ce qu’affirmait Ricardo, va en diminuant, et les revenus du capital se réduisent à cause de la baisse des taux d’intérêt.
14L’œuvre d’un autre auteur, Adolphe Coste [1890], peu connue des économistes, doit aussi être considérée comme une arme de guerre statistique antisocialiste, car l’objectif est bien le même : « Les revendications ouvrières, » écrit « Coste, soulevées avec tant d’insistance en ces derniers temps, aussi bien par les agitateurs souverains que par les agitateurs populaires, et accueillies avec une certaine complaisance par cette partie du public que ne trouble pas la crainte des répercussions économiques, qui se croit désintéressée dans la question, et qui assiste au drame social avec une sorte de curiosité sympathique, ces revendications, dis-je, donnent une importance capitale aux données positives que l’on peut recueillir sur la répartition du revenu national » [p. 225]. Notamment, il veut démontrer par le chiffre que la revendication ouvrière de l’époque, à savoir huit heures de travail, huit heures de loisirs, huit heures de sommeil et un jour de repos par semaine, conduirait à la catastrophe.
15S’agissant de la France, à la fin de cette étude aussi synthétique que possible, quelques grandes constantes apparaissent, illustrées par les auteurs choisis, pour la période passée sous revue. La « conquête du nombre » est bien confirmée et ce, dans plusieurs directions. Que ce soit pour aider à la prise de décision, pour mesurer la puissance respective de chaque pays, pour intervenir dans les grands débats de politique économique et sociale, la statistique a conquis durant tout le XIXe siècle ses lettres de noblesse, conquête accompagnée de progrès significatifs dans le traitement technique des données. Certes, la diffusion des résultats n’est pas comparable à ce que nous connaissons actuellement, mais le mouvement a été lancé, comme en témoigne la création d’organes statistiques officiels. S’agissant des thèmes, leur catalogue s’est évidemment étoffé, mais ils demeurent d’actualité, y compris dans les motivations des calculs et/ou l’interprétation des résultats. Néanmoins, s’agissant de la science économique comme discipline, force est de constater que, au XIXe siècle, elle ne marche que sur une jambe. La belle tentative des physiocrates, qui ont voulu nourrir un modèle théorique avec des chiffres, et ce dès le milieu du XVIIIe siècle, est restée une tentative isolée. De plus, on sait que, durant ce siècle, les mathématiques ont reçu une nouvelle impulsion avec l’utilisation du calcul différentiel, mouvement qui s’est développé par la suite. On aurait pu s’attendre à voir progresser l’analyse économique en combinant la formalisation et la statistique pour obtenir, même sous une forme très rudimentaire, ce que l’on appelle des modèles économétriques. Cela n’a pas été le cas. Bien que, comme l’indique François Etner dans ce numéro, on assiste à un développement de l’économie mathématique, la formalisation n’a pas été accompagnée par la quantification. On a même pu parler, s’agissant des grands maîtres en économie mathématique que sont A. Cournot et L. Walras, d’une « résistance aux statistiques »
Gérard KLOTZ
(CNRS/ENS-LSH, IEP Lyon, Université Lyon II)
[ 1] Pour une synthèse comparative France, Grande-Bretagne, États-Unis, voir Alain Desrosières [2000, pp. 180-257].
[ 2] « Political Arithmetic », écrit en 1666 et publié en 1690. J’utilise la traduction française [Petty, 1905, tome 1, p 268].
[ 3] Son Mémoire, écrit en 1687 ou 1688, a été publié en 1727. Voir G. Klotz [1995, p. 18].
[ 4] On trouvera une étude détaillée dans G. Klotz (1994).
[ 5] B. Gille [1964, pp. 121-147] retrace l’histoire compliquée des statistiques consulaires et impériales. On complètera avec J.-C. Perrot [1987] qui fournit aussi une étude bibliographique [1977]. Voir également l’ouvrage collectif dirigé par L. Bergeron [1981].
[ 6] Chaptal [1819, vol. 1, p. XXIV]. On connaît le rôle éminent de Chaptal pour le développement de la statistique sous Napoléon. Voir par exemple l’introduction de Louis Bergeron, « Chaptal, entre lumière et ombre », dans la réédition de 1993, Imprimerie nationale Éditions. Mes références sont celles de l’édition originale.
[ 7] Le Bureau de Statistique est démantelé le 1er septembre 1812.
[ 8] Les opinions des économistes libéraux sur la statistique sont détaillées par Y. Breton [1987].
[ 9] Voir B. Gille [1964, pp. 213 et suite].
[ 10] Voir C. Ménard [1987].