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L’asocialité des sciences sociales expertes
Christophe Adam
Maître de conférences à l’Université Libre de Bruxelles, chargé de cours invité à l'Université Catholique de Louvain
1travers ce titre provocateur, nous entendons esquisser un questionnement quant à la position d’expertise froide et distante adoptée par certains chercheurs en sciences sociales, position soumise à l’empire de l’objectivité et de la neutralité scientifiques. Par le terme « asocialité », nous désignons le fait que, sous couvert d’une position d’expertise, de la distance convenue qu’il s’agit de prendre à l’égard du phénomène, de la froideur qu’il faut incarner, le chercheur en sciences sociales se désengage de son objet d’étude, se coupant ainsi de lui-même et de l’autre comme être vivant, parlant, sentant, pensant… alors même qu’il prétend étudier ceux qui vivent, parlent, sentent, pensent… Le chercheur se veut neutre : ni acide ni basique, pour s’en référer de manière ironique au vocabulaire de la chimie, lieu où la mesure de la neutralité est possible. Lorsqu’il touche à la matière humaine, ce chercheur s’efface, n’existe plus, sauf à voir en lui un personnage de science-fiction scientifique.
2Nous aborderons la question de la position d’expertise en nous situant dans le domaine des sciences sociales pénitentiaires, recouvrant largement ce qu’il est convenu d’appeler une « sociologie de la prison » (Combessie, 2001). À partir de travaux portant sur la relation pénitentiaire, nous montrerons qu’in fine le sociologue s’absente subjectivement du lien social étudié, alors qu’il revendique en même temps que sa subjectivité soit intégrée dans la construction de son objet de recherche. Cette tension entre le principe et son application nous paraît heuristique et témoigne d’un renforcement du positivisme qui continue, selon nous, de structurer le rapport des chercheurs aux objets sociologiques, même s’ils s’en défendent, se croyant ainsi mis à l’abri par une simple référence au « constructivisme » social
3De notre point de vue, circonscrit aux sciences sociales s’intéressant à la prison et au milieu pénitentiaire, nous poserons le problème de l’extériorité mutuelle et exclusive entre le chercheur et son objet. Si l’on suit la définition que donnent Ilya Prigogine et Isabelle Stengers du positivisme (1986), on affirmera qu’il mène purement et simplement à l’élimination de l’« observateur », tandis que les sciences humaines cliniques plaident pour son rapatriement dans l’acte de connaissance (Lévy, 1997). Le dialogue entre sujet connaissant et objet de connaissance fait renaître la notion d’« intersubjectivité », ou celle, plus méthodologique, de « co-construction des savoirs », ces notions tendant à s’imposer sur la scène savante comme les signes d’un retour du sujet en sciences. Cela étant, nous partageons le sentiment de Gilles Houle (1997), suivant lequel le sujet n’a jamais réellement disparu, mais a juste été formellement et théoriquement déblayé. Du reste, il convient d’observer qu’on dispose de fort peu de commentaires critiques quant au nouveau surcroît d’attention pour la subjectivité, notamment pour celle, parfois suspectée, du chercheur, que Jean-Pierre Olivier de Sardan nomme, non sans exprimer certaines réserves, le « “je” méthodologique »
4À quoi répond le projet de cette mobilisation de la subjectivité dans l’entreprise des savoirs ? Que vient-elle servir comme intérêt pour la construction d’objet ? Quelles sont les tensions existant entre les principes professés et leur mise en œuvre ? Voilà les questions qu’il nous sera donné de soulever au départ d’un ouvrage exemplaire, celui de Corinne Rostaing (1997). Nous le tenons pour révélateur d’une étanchéité entre chercheur et objet qui tend à s’effriter, faisant place à une prise en compte embryonnaire de la subjectivité du chercheur. Il s’agit d’examiner en quoi cette démarche permettrait de penser un renouvellement possible d’un modèle plus classique où le chercheur fait toute la place aux acteurs sociaux jusqu’à ne pas se considérer comme acteur lui aussi, comme s’il était au-dessus de la « grande mêlée sociale »
5Notre propos se structure en deux temps : nous problématiserons d’abord la façon dont le chercheur en science sociale peut artificiellement s’absenter de la typologie qu’il fabrique, alors qu’il affirme être impliqué dans son objet d’étude ; ensuite nous mettrons cette absence en perspective, en évoquant une étude clinique qui rend au contraire le chercheur présent jusqu’à l’inclure dans le lien social étudié.
6Dans son introduction, Rostaing pose la question des rapports du chercheur à « son » objet d’étude. Selon elle, contrairement à d’autres démarches qui produisent du savoir et alimentent des représentations, l’approche du chercheur vise spécifiquement à « expliciter son rapport à l’objet, en précisant ses appuis théoriques, en donnant une définition de l’objet, en expliquant sa méthode » (Rostaing, 1997, p. 3). L’auteur produit une typologie des relations entre détenues et personnels pénitentiaires se déclinant en quatre types : 1) relation normée ; 2) relation négociée ; 3) relation personnalisée ; et enfin, 4) relation conflictuelle. Il est remarquable, selon nous, de constater qu’elle-même reste extérieure à la typologie qu’elle expose finement. Elle s’en absente totalement, alors que ces modalités relationnelles prennent sens dès que la chercheuse rend compte de ses affects. Elle est en effet fortement impliquée dans de telles modalités relationnelles.
7Dans la perspective qu’elle défend, l’objet d’étude se donne d’emblée comme un « terrain », celui de la « prison-institution » dont elle décrit quelques caractéristiques qui procèdent, en quelque sorte, de l’effet « imaginaire » de la prison et de sa prégnance sur le chercheur. Cela l’amène à en évoquer la nature « particulièrement enveloppante » :
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9En référence à sa position d’observatrice, sa recherche se situe, selon elle, à la limite de la « compromission éthique », dans la mesure où ce terrain particulier constituerait une menace à l’objectivité et à la neutralité scientifiquement attendues.
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11Le terme de « compromission » indique bien dans une certaine mesure le « voisinage dangereux », risquant de contaminer le chercheur. De façon classique dans le domaine des sciences humaines, ce sont les impératifs de contrôle et de maîtrise qui se dessinent dans pareil dispositif et qui déterminent la relation à l’objet. Ce dernier apparaît souvent comme un objet quasi tangible et saisissable du « réel externe »
12Ce problème (s’absenter de sa typologie) aurait pu être périphérique ou de second plan si l’objet d’étude de l’auteur n’avait pas été, justement, les relations sociales dont elle est, qu’elle le veuille ou non, en sa qualité d’observateur scientifique, « partie prenante et prise à partie », ainsi qu’elle l’affirme par ailleurs. Le chercheur est ici le grand absent, et emboîte le pas à toute une tradition de recherche en sciences humaines.
13La place accordée aux développements concernant le rapport que le chercheur entretient à son objet, en introduction, en annexe
14Le problème n’est pas que cette extériorité figée ne permettrait pas de produire des résultats pertinents ; nombre de données ainsi présentées sont en fait intéressantes à plus d’un titre. Mais elles tendent à se déshumaniser progressivement derrière les techniques, et contribuent à alimenter le fantasme d’une science humaine qui se passerait bien de l’humain en fin de compte, une science humaine experte et asociale. En ce sens, les tentatives avortées d’humanisation du propos, par l’implication du chercheur comme sujet lui-même, semblent enrichir le positivisme plus qu’elles ne rompent avec lui.
15Les limites de ces productions de connaissances inaugurent un problème fondamental d’épistémologie : on peut, à partir d’elles, reformuler une définition du positivisme. Nous pensons que le principe fondamental positiviste n’est pas seulement de présupposer un objet tangible, présent dans le réel externe, que le savoir sociologique et ses techniques pourraient « enregistrer » tel quel, mais bien davantage de reposer sur l’idée plus radicale d’extériorité absolue entre « observateur » et « observé », d’où découle la conception de l’objet comme réalité perceptible. Le positivisme, calqué sur l’objectivité des sciences exactes, est ici une conséquence de l’extériorité conçue comme préalable logique. Ce recentrage sur la division manichéenne « observateur-observé » n’est certes pas neuve, et elle se perpétue dans les travaux sous différentes figures
16Dans une optique gouvernée par le positivisme, face à laquelle les tentatives d’implication de la subjectivité opposent une résistance appréciable, il nous faudrait ramener au cœur même de la réflexion cette place périphérique qui est allouée à ladite subjectivité du chercheur. Il ne pourra s’agir que d’un moment qui demande lui-même à être dépassé, sous peine de s’y arrêter et de verser ainsi dans un nombrilisme savant qui n’aurait plus rien d’éclairant et pourrait conduire à la destruction de l’objet lui-même. L’idée est de se donner les moyens de penser cette opération, et les moyens conceptuels pour y parvenir.
17Notre but vise à identifier la tension existant entre ce que le chercheur veut en principe faire, et ce qu’en fin de compte il fait. Ce grand écart entre le principe et sa traduction nous laisse apprécier les résistances au positivisme. De telles résistances ne sont pas à mettre au compte des auteurs lorsqu’ils tentent tant bien que mal d’y développer leur démarche, mais participent de l’écriture scientifique et de ses contraintes internes – difficulté d’engager sa subjectivité sans qu’elle prenne toute la place dans la construction – et externes – relevant de la communicabilité d’un texte selon des normes rédactionnelles et des exigences démonstratives.
18Pour comprendre l’abord frileux de la subjectivité du chercheur, il ne faut sans doute pas trop sous-estimer les contraintes rédactionnelles pesant sur l’écriture et la réécriture scientifiques : il est vrai que les péroraisons méthodologiques n’ont pas bonne presse chez les éditeurs. En outre, quiconque a pour projet de rendre compte analytiquement de la place de la subjectivité dans la construction réflexive de l’objet de connaissance, bute sur la linéarité de l’écriture qui est loin d’être un problème d’arrière-garde ; en effet, la rythmicité de l’écriture et ses ressorts imposent une certaine forme au témoignage de sa propre condition de sujet. La logique linéaire suppose un début et une fin identifiables ; la mise en chapitres tend alors à refermer les problèmes sur eux-mêmes comme s’ils disparaissaient du même coup et cessaient d’infléchir le propos.
19La plupart des travaux prétendus cliniques n’échappent pas à cette tendance. En un sens, la situation est ici pire encore, car les prétentions à la construction d’un savoir intersubjectif font partie intégrante des préceptes de la démarche clinique où sujet et objet s’interpénètrent et se construisent dialectiquement. Les promesses d’intégration théorico-empirique échouent bien souvent car, si les chercheurs reconnaissent que le lien social est à la fois objet et méthode, que la rencontre intersubjective est unité d’analyse, rares sont ceux qui passent à l’acte ; d’aucuns se limitant à des déclarations abstraites dont les conséquences empiriques restent lettre morte. Le jugement est sévère, mais les promesses ne doivent-elles pas être tenues sous peine de voir s’écrouler le langage scientifique lui-même, ou de n’en rester qu’à pouvoir le contempler dans les rayonnements irradiants de son expertise ?
20Déjà ancienne, l’étude de Jacques Hochmann (1964) reste d’une actualité fascinante. Elle est l’une des seules à s’être préoccupée de la relation intersubjective dans son double statut d’objet et de méthode de recherche. En regard des travaux évoqués précédemment, l’auteur ne discute pas son rapport à l’objet en portant un regard introspectif ou rétrospectif sur lui-même qui s’arrêterait à « l’effet que ça lui fait » ou à la question « d’où cela lui vient-il ? » – bien qu’il ait pu en tant que clinicien légitimement se poser de telles questions – mais il va plus loin en impliquant cette intersubjectivité par la mise en scène théorisée d’une dramatique de la relation médecin-détenu en milieu pénitentiaire.
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22Cette scène, ou mieux cette matrice relationnelle, se décline en quatre types relationnels
23L’analyse d’Hochmann atteste un changement d’objet particulièrement précieux, lequel voit le projet de l’auteur s’épanouir dans la réaffirmation d’un travail authentiquement clinique :
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25Pour jeter un pont vers d’autres univers, notamment celui de la littérature, l’idée d’extériorité trouve une formulation très éclairante dans l’analyse qu’a proposée Pierre Bayard des Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos. Selon lui, la position perverse des libertins fonctionne pour beaucoup autour du « mythe de l’extériorité » et de la « croyance en un métalangage » qu’il dit aussi être « une supposition nécessaire à la fondation de la science ».
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27Le langage scientifique fonctionnerait ainsi comme extérieur à ce qu’il prétend mettre au jour, tout se passant comme si le chercheur était au-dehors des effets de langage et se tenait à l’écart des énonciations multiples dans lesquelles il se voit pris du simple fait qu’on lui parle. Nous n’irons pas jusqu’à tenter d’identifier les ressorts pervers de toute démarche scientifique, mais nous nous contenterons de montrer que la démarche clinique est fondée sur un postulat inverse au positivisme. Autrement dit, il n’est pas possible de créer un site qui serait indépendant du langage et de ses effets (autre variante de l’extériorité). Faire parler les acteurs n’est donc jamais une opération neutre. Lorsque l’acteur s’adresse au chercheur, il l’implique dans un réseau secret de significations à découvrir, sans toutefois pouvoir y parvenir intégralement, ce qu’il dit devenant peut-être moins important que le fait même de le dire et de le dire précisément à un chercheur.
28Pour conclure, nous sommes toujours étonné, dans notre travail scientifique, de l’apparente candeur de certains chercheurs – ou l’hypocrisie ou le déni qu’elle cache – lorsqu’ils omettent de s’interroger sur le fait qu’il collecte des données en tant que chercheur, face à des interlocuteurs qui se « font des idées » sur ce que sont la recherche et le métier de chercheur (comme sur les conséquences possibles de leur adresser la parole ou de leur laisser observer ce qu’ils font). Si ces idées ne sont pas verbalisées, les « acteurs », comme on les appelle, n’en pensent pas moins. Faire leur sociologie, c’est dès lors nécessairement s’intéresser à de telles préconceptions jouant dans la production des données. La quête d’objectivité scientifique se montre-t-elle trop vite oublieuse du fait que les « acteurs », lorsqu’ils parlent, s’objectivent eux aussi devant le chercheur ? Ils peuvent ainsi ruser, le doubler, lui prêter nombre de rôles, le prendre pour tel ou tel personnage issu de leurs expériences passées, présentes et futures… Il en va de même pour le chercheur. Par son génie théâtral, dans Qui sait la vérité ? Luigi Pirandello (1994) résume cyniquement ce qu’est le discours de la vérité : « Je suis celui que tu veux que je sois », ce qui nous oblige d’abord à savoir ce que nous attendons des acteurs mais nous ne pourrons le savoir – jamais définitivement et totalement d’ailleurs – qu’une fois après avoir rencontré, dans l’effet de surprise, ce qu’ils attendent de nous. Le spectateur scientifique fait alors partie de la scène, il est sur les planches et participe au scénario, au moins celui qu’on lui fait jouer. Nous ne devons en être ni dupes à l’instar d’une Volange ou d’un Danceny, ni maîtres comme Merteuil ou Valmont.
29Les chercheurs en sciences sociales jouent parfois aux asociaux, en s’absentant des liens sociaux qu’ils se proposent d’étudier, attestant ainsi un splendide isolement où l’asocialité devient un critère de performance lorsqu’il est maquillé par la neutralité et l’objectivité scientifiques, ou habillé par le prestige de l’expertise
30Notre propos provocateur n’a de sens que d’en appeler à un renouvellement du dialogue – nos sciences sociales sont sciences du dialogue, par et à travers lui – comme façon de nous impliquer dans le lien social étudié
Christophe Adam
Maître de conférences à l’Université Libre de Bruxelles, chargé de cours invité à l'Université Catholique de Louvain
[ 1] Comme l’affirme Ian Hacking, cette référence au « constructivisme » permet à certains de se « sentir en sécurité » (2001, p. 9).
[ 2] À cet égard, nous pensons utile de devoir distinguer un « “moi je” méthodologique » d’un « je méthodologique », pour mieux repérer la tendance hyperbolique observable dans une sorte de « réflexivité narcissique » du chercheur. Dans la même veine, il serait aussi important de différencier le « je méthodologique » du « je épistémologique » pour éviter la confusion entre les énoncés du chercheur saisis dans leur forme grammaticale et ses énonciations comme positionnements à l’égard de son objet.
[ 3] Pour une intégration, discutée, de la subjectivité du chercheur dans les dispositifs de recherche, voir Lhuilier et Clot (2006).
[ 4] Position que Jeanne Favret-Saada nommait « atopie du sujet théoricien » (1985), dénonçant ainsi, non sans évoquer la place de la transcendance divine, le chercheur parlant de partout et de nulle part. L’ouvrage déploie une critique magistrale et radicale des prétentions à l’objectivité et à la neutralité.
[ 5] Par opposition au « réel interne », qui renvoie à la scène intrapsychique.
[ 6] Adoptant un point de vue autobiographique, en annexe de son ouvrage, Philippe Combessie raconte comment il en est venu à s’intéresser aux prisons (1996).
[ 7] Dans une série d’encarts mis en regard du texte scientifique, Anne-Marie Marchetti témoigne de sa subjectivité dans un style ethnographique (2001).
[ 8] Pour une reconfiguration des rapports entre observateur et observé et une mise en évidence de leurs interférences réciproques menant in fine à leur impossible stabilisation, voir Georges Devereux (1980).
[ 9] Pour une présentation circonstanciée, nous renvoyons à la densité du texte de l’auteur.
[ 10] Un autre problème peut apparaître dans la tendance actuelle à faire des acteurs les « experts » de leur propre savoir. Dans une discussion très intéressante, reconnaissant l’asymétrie entre sens savant et sens commun, Bernard Lahire (2007) questionne de manière critique ce mouvement de balancier aboutissant au renversement de l’administration de la preuve empirique chez les « acteurs ».
[ 11] Notre ébauche tend certainement à radicaliser le propos pour poser les fonts baptismaux d’un essai sur l’épistémologie contemporaine des sciences humaines cliniques qui devra bien entendu trouver davantage de nuances. Le lecteur pourra estimer, dans certains de nos travaux, comment nous nous sommes proposé d’affronter nous-même ces épineuses questions et en quoi nous avons essayé de contourner les dangers qu’elles charrient. Voir Adam (2007) ; Adam, Defraene, Jaspart et Van Praet (2009).