La Bibliothèque idéale des sciences humaines 2009/1
La Bibliothèque idéale des sciences humaines
2009
400 pages
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Avant-propos de l'ouvrage Site Web
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Page 115-115

Vous consultezPascal Dibie


La Passion du regard. Essai contre les sciences froides (1998)


Dans cet essai, Pascal Dibie met en balance deux sortes d’ethnologie, dont la première pourrait être qualifiée de clinique et la seconde d’ambulatoire : l’une convoque, analyse et conclut, l’autre visite, observe et décrit. L’une est une science froide, l’autre un « regard chaud ». Pour illustrer le premier terme de cette franche opposition, l’auteur évoque la lignée des naturalistes, des idéologues et des anthropologues qui, de Quatrefages au docteur Verneau, trouvèrent dans l’idée de race de quoi construire une théorie pour le moins dangereuse de la différence culturelle humaine, et du même coup, justifier l’arrogance coloniale de l’Occident. Cette histoire culmine au temps du fascisme et du nazisme, dans l’appel au crime antisémite lancé par Georges Montandon, anthropologue certes atypique mais bien en place sous le régime de Vichy. À cet héritage aujourd’hui largement rejeté, Pascal Dibie oppose une ethnologie chaleureuse, plus encore que « chaude », qui ne répugne pas à l’autobiographie, au butinage intellectuel et aux notes de voyage. Animée par la curiosité et le doute, elle est aussi modeste. Ainsi, confie Pascal Dibie, la volonté de « faire science » l’a quitté du jour où il s’est penché sur les choses les plus proches et donc banales : le village, la chambre, la nourriture. C’est une écriture dédramatisée qu’il propose, délivrée du devoir de construire un système et consacrée au plaisir de montrer ce qu’il se réjouit de regarder. En manière d’exemple, il brosse une courte histoire de la cuisine centrée sur quelques gestes et mets universels, puisée à des sources éclectiques et érudites. L’érudition, d’ailleurs, est peut-être ce à quoi le regard de Pascal Dibie tend le plus clairement : plus qu’à une plongée brutale dans les faits et gestes humains, c’est à une contemplation bienveillante, amusée et pudique que son récit invite.

Ethnologie de la chambre à coucher (1987)

2 L’objet central de la chambre à coucher, c’est le lit, ou ce qui en tient lieu. Parcourant librement la littérature mondiale, P. Dibie emmène son lecteur en promenade dans l’univers de la couche et de tout ce que l’on y fait : dormir, rêver, faire l’amour, se reposer, manger et puis mourir.

 

TITRES RECENSÉS

La bibliotheque idéale des sciences humaines
Page 115-115

POUR CITER CET ARTICLE

Véronique BEDIN et Martine FOURNIER (dir.), « Pascal Dibie », La Bibliothèque idéale des sciences humaines, Editions Sciences humaines, 2009.
URL :
www.cairn.info/la-bibliotheque-ideale-des-sciences-humaines-article-115.htm.