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S'inscrire Alertes e-mail - La Bibliothèque idéale des sciences humaines Cairn.info respecte votre vie privéeVous consultezWillard Van Orman Quine
(1908-2000)Le Mot et la Chose (1960)
Willard V. O. Quine a consacré sa vie à l’enseignement et à la recherche, et toute sa carrière s’est déroulée à Harvard. Ses recherches portent essentiellement sur la logique et la théorie de la connaissance. Élève de Carnap, il a fait partie du courant du « positivisme logique » sans en adopter une vision trop étroite. Le premier dogme de l’empirisme (ou positivisme ici), c’est la distinction entre les « vérités analytiques » qui sont des vérités logiques et les vérités synthétiques qui portent sur les faits.
2 Or pour Quine, les vérités analytiques dépendent aussi des faits. Ainsi, la loi du tiers exclu, un des pivots de la logique classique peut être mis en cause par la mécanique quantique (qui admet qu’une particule peut être la fois et non-être).
3 Sans nul doute le chef-d’œuvre d’un des plus grands philosophes américains du XXe siècle. W. Quine soutient notamment une thèse célèbre, celle de l’indétermination de la traduction radicale : un linguiste qui aurait à traduire le langage inconnu d’une peuplade pourrait élaborer plusieurs manuels de traductions tous différents mais compatibles avec les données du comportement linguistique des indigènes. Sa conception du langage est holiste : un énoncé n’a pas de sens isolément mais seulement dans le cadre d’un système de propositions.
TITRES RECENSÉS
POUR CITER CET ARTICLE
Véronique BEDIN et Martine FOURNIER (dir.), « Willard Van Orman Quine », La Bibliothèque idéale des sciences humaines, Editions Sciences humaines, 2009.
URL : www.cairn.info/la-bibliotheque-ideale-des-sciences-humaines-article-335.htm.



