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Alternatives économiques

2011/5 (N°302)


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Le diplôme reste la meilleure arme des jeunes contre le chômage, surtout en période de crise.

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Passe ton bac d'abord et si possible ton master 2, surtout en période de crise. Tel pourrait être le résumé du rapport publié en avril dernier par le Céreq, le Centre d'études et de recherches sur les qualifications  [1][1] " Le diplôme : un atout gagnant pour les jeunes face.... Les chercheurs ont analysé la situation de 25 000 jeunes sortis de formation initiale en 2006-2007. Cette année-là, ils étaient 739 000 à avoir quitté le système d'enseignement avec ou sans diplôme. Que sont-ils devenus trois ans après leur entrée dans la vie active ?

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" Il faut nuancer le discours global et pessimiste sur les jeunes", affirme Stéphane Jugnot, chef de département au Céreq. Aujourd'hui, et après trois ans sur le marché du travail, la génération 2007 - frappée par la crise quelques mois à peine après sa sortie du système scolaire - connaît un taux de chômage de 18 %. Mais ce n'est " que " 4 points de plus que la génération qui était sortie du système scolaire en 2004.

Inégaux face à la crise

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Cependant, tous les jeunes ne sont pas égaux face à la crise et au chômage. Les non-diplômés sont plus fortement frappés : pour eux, le taux de chômage atteint 40 %. Une hausse de 7 points par rapport à la génération 2004, qui avait fait son entrée sur le marché du travail dans un contexte économique plus clément. Quant à l'écart entre les non-diplômés et les diplômés, il est aujourd'hui de 37 points pour la génération 2007 (le taux de chômage des diplômés du supérieur est de 9 %). "Les non-diplômés sont plus souvent dans des emplois précaires, des missions d'intérim ou des CDD. Or, ces contrats sont les premiers volets d'ajustement en période de crise", explique Virginie Meyer, analyste au Céreq. De plus, lorsque l'emploi se contracte, les employeurs ont tendance à embaucher des diplômés sur des postes moins qualifiés, au détriment des moins diplômés.

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La crise aurait-elle engendré une plus grande précarité de l'emploi des jeunes ? Pas vraiment. Selon l'enquête du Céreq, la proportion d'emplois à durée indéterminée trois ans après la sortie du système scolaire ne recule pas par rapport à la génération 2004 : comme trois ans auparavant, 60 % des jeunes sont en emploi stable (CDI, poste de fonctionnaire...). Et le salaire médian est même en légère hausse par rapport à la génération précédente. Mais là encore, tous les jeunes ne sont pas logés à la même enseigne : le taux d'emploi stable est pour sa part en baisse pour les non-diplômés (37 % en 2010, contre 41 % en 2007).

Le sort des apprentis

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Contre la galère, l'apprentissage est aussi une arme non négligeable. Parmi les jeunes sortis du système en 2007, 17 % étaient en apprentissage cette année-là. "Ces jeunes ont plus de chances de trouver un emploi, surtout ceux qui ne sont diplômés que du secondaire, et même ceux qui sortent sans diplôme", explique Pascale Rouaud, statisticienne. Même si l'effet positif de l'apprentissage sur l'emploi est moins fort que celui du diplôme. Le problème majeur reste donc le nombre de jeunes qui quittent chaque année le système scolaire sans aucun diplôme. En 2007, ils étaient 18 %. Un chiffre qui ne baisse pas.

Notes

[1]

" Le diplôme : un atout gagnant pour les jeunes face à la crise ", disponible sur www.cereq.fr

Plan de l'article

  1. Inégaux face à la crise
  2. Le sort des apprentis

© Altern. économiques, 2011

Pour citer cet article

Alet Claire, « Emploi : le diplôme contre le chômage », Alternatives économiques 5/2011 (N°302) , p. 54- 54
URL : www.cairn.info/magazine-alternatives-economiques-2011-5-page-54.htm.


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