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Alternatives économiques

2014/7 (N° 337)


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Les élections européennes ont confirmé le verdict des élections municipales : si la gauche n'est pas en mesure de proposer une autre politique au pays, elle pourrait bien disparaître de la scène, et sans doute pour longtemps. Or, pour l'instant, si François Hollande a bien changé de Premier ministre, il a choisi de poursuivre dans la voie engagée précédemment. En reprenant à son compte l'air connu d'"il n'y a pas d'autre politique possible". Dans le contexte européen, les marges de manoeuvre sont indéniablement limitées, mais à Alternatives Economiques, né il y a trente-quatre ans en réaction au fameux "there is no alternative" (Tina) de Margaret Thatcher, nous n'avons jamais pu nous résoudre à considérer qu'il puisse réellement en être ainsi !

Il y a toujours des alternatives

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Pour nourrir cette recherche d'une alternative réaliste aux politiques d'austérité qui ont échoué partout, nous avons voulu faire le point sur les positions et propositions en débat parmi les experts proches de la gauche.

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Nous mesurons parfaitement les limites de l'exercice. Nous savons bien qu'il est beaucoup plus facile pour un journaliste ou un expert de jouer au "yakafokon" en chambre que pour un dirigeant politique, en charge de gouverner un pays divisé et affaibli, de mener des politiques ambitieuses et originales. Mais dans un contexte où la déprime guette volontiers la gauche dans toutes ses composantes, il nous a paru utile d'ouvrir portes et fenêtres...

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Il est aussi un autre point sur lequel il faut revenir d'entrée de jeu pour que les choses soient claires : depuis deux ans, nous exprimons dans ces colonnes des réserves vis-à-vis de la politique budgétaire suivie par François Hollande. Mais le débat à ce sujet n'oppose pas, comme on l'entend souvent, les gens sérieux - les Very serious people, comme les appelle ironiquement l'économiste américain Paul Krugman - et les laxistes. C'est-à-dire ceux qui seraient attachés au retour à l'équilibre des finances publiques et ceux qui seraient prêts à laisser filer déficits et dettes.

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Nous ne sommes pas moins attachés que François Hollande à la maîtrise des comptes publics. Non pas seulement parce qu'en cas de remontée des taux d'intérêt, le poids de la dette pourrait rapidement devenir insoutenable. Mais aussi et surtout pour des raisons politiques : il est anormal que les intérêts de la dette deviennent le premier poste de dépense de l'Etat, devant l'environnement ou l'éducation. Laisser filer la dette, c'est la politique de ceux qui préfèrent emprunter de l'argent aux riches plutôt que de leur faire payer des impôts. Simplement, nous sommes bien obligés de constater que les politiques d'austérité excessives ne permettent pas de réduire réellement cet endettement. Le problème, c'est que les Very serious people sont des idéologues et non des gens vraiment sérieux.

Plan de l'article

  1. Il y a toujours des alternatives

© Altern. économiques, 2014

Pour citer cet article

Duval Guillaume, « Une politique de gauche ? Oui, c'est possible ! (introduction au dossier) », Alternatives économiques, 7/2014 (N° 337), p. 6-6.

URL : http://www.cairn.info/magazine-alternatives-economiques-2014-7-page-6.htm


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