Théorie anti-utilitariste de l'action
Théorie anti-utilitariste de l'action
Alain Caillé
2009. 192 pages
Collection
TAP/Bibliothèque du MAUSS
(La Découverte)
I.S.B.N. 9782707157485
Alertes e-mail

Recevez des alertes automatiques relatives à cet ouvrage.

S'inscrire Alertes e-mail - Théorie anti-utilitariste de l'action

Être averti par courriel à chaque nouvelle parution :
d'un ouvrage de la collection « TAP/Bibliothèque du MAUSS »
d'une citation d'une des contributions de l'ouvrage

Votre adresse e-mail

Gérer vos alertes sur Cairn.info

Cairn.info respecte votre vie privée

Vous consultezThéorie anti-utilitariste de l'action
Fragments d’une sociologie générale

Alain Caillédu même auteur



 

Présentation Qu'est-ce qui pousse les sujets sociaux à agir ? Les mobiles de nos actes sont innombrables et la littérature entière, tout l'art, tous les films ne suffiraient pas à les décrire. Les sciences sociales ou la philosophie ont besoin quant à elles de se donner des repères leur permettant de saisir les ressorts essentiels de l'action. Et ici, on touche vite aux débats centraux de ces disciplines. L'opinion, largement dominante, y est que l'action des hommes s'explique nécessairement et exclusivement par l'intérêt, qu'il soit d'ordre économique, sexuel, de conservation, de pouvoir ou de prestige. Comme le montre Alain Caillé dans ce livre, une théorie anti-utilitariste de l'action, au contraire, s'attache à montrer que ce réductionnisme est intenable. Il laisse en définitive échapper l'essentiel de ce qui importe aux humains, car c'est précisément en s'affranchissant du cercle étroit des intérêts, sans pourtant les dénier, qu'ils deviennent des sujets. Et c'est parce qu'ils aspirent plus à être reconnus qu'à accumuler que les hommes ne sont pas réductibles à la figure de l'Homo oeconomicus. Ce qui est vrai des sujets sociaux individualisés l'est tout autant des sociétés, ces quasi-sujets collectifs structurés et rendus visibles et pensables par l'opération conjointe du politique et du religieux, dont l'auteur propose ici une conceptualisation systématique. Dès lors, une théorie anti-utilitariste de l'action doit constituer la pièce maîtresse, la matrice de toute sociologie générale qui entreprenne de rompre avec les approches économicistes, si dominantes aujourd'hui, de l'Histoire et de la vie en société.

 

SOMMAIRE

Page 1 à 4
  Pages de début
Page 5 à 10
  Introduction

I. Vers une théorie anti-utilitariste de l'action

Page 11 à 26
  1. De quelques raisons de se déprendre du discours de l'intérêt Typologie de l'action (I)
Page 27 à 35
  2. Comment représenter et figurer l'action. Variations d'échelle et dialectisation Typologie de l'action (II)
Page 36 à 59
  3. Les ressorts de l'action (I) Intérêt pour soi, aimance, sympathie et empathie
Page 60 à 65
  4. Les ressorts de l'action (II) Obligation et liberté
Page 66 à 74
  5. Théorie de l'action et du sujet

II. Du (quasi-)sujet collectif. Le politique et le religieux

Page 75 à 96
  6. Le politico-religieux
Page 97 à 124
  7. De l'encastrement (embeddedness) au politique Pensée des ordres et pensée du contexte
Page 125 à 144
  8. Du politique, ou la contextualité générale
Page 145 à 148
  Conclusion
Page 149 à 168
  Annexe I. De la quête de reconnaissance
Page 169 à 179
  Annexe II. Individualisme et holisme méthodologiques Au-delà de la querelle?
Page 180 à 182
  Annexe III. Note sur l'idée de société
Page 183 à 188
  Bibliographie
Page 189 à 192
  Pages de fin

FICHE TECHNIQUE

Caillé Alain, Théorie anti-utilitariste de l'action. Fragments d’une sociologie générale, Paris, La Découverte « TAP/Bibliothèque du MAUSS », 2009, 192 pages.
ISBN : 9782707157485.
Lien : <http://www.cairn.info/theorie-anti-utilitariste-de-l-action--9782707157485.htm>.