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| La terre d'origine dans les diasporas des XVIe-XVIIIe siècles par Natalia Muchnik |
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| Annales. Histoire, Sciences Sociales 2011/2 (66e année) | 20 € |
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S'inscrire Alertes e-mail - Annales. Histoire, Sciences Sociales Cairn.info respecte votre vie privéeVous consultezLa terre d’origine dans les diasporas des XVIe-XVIIIe siècles
« S’attacher à des pierres comme à une religion locale... »AuteurNatalia Muchnik du même auteur
Centre de recherches historiques-EHESSRésumé
L’attachement au pays d’origine est bien analysé pour les diasporas contemporaines afin de démontrer leur dimension transnationale et décrire leurs rapports avec l’État-nation. Pour les XVIe-XVIIIe siècles, en revanche, cette question pourtant fondamentale est minorée au profit des liens entre communautés. Souhaitant sortir des perspectives mono-confessionnelles qui limitent l’historiographie des diasporas modernes, ce travail s’appuie sur l’étude de quatre groupes dispersés : les séfarades, les catholiques britanniques, les huguenots et les morisques. La terre d’origine, qui grave son empreinte culturelle sur la diaspora, constitue un liant structurant fondamental : lieu de l’événement-déclencheur de dispersion et du martyre, elle apparaît comme le front de la résistance qui légitime l’existence de « l’arrière », la diaspora. Territoire matriciel, souvent mythifié et mobilisé dans les visions messianiques, elle est indissociable de la notion de retour.
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“Attached to stones as to a local religion...” : The land of origin in early-modern diasporas (16th-18th centuries) The attachment to the country of origin is well analyzed for contemporary diasporas to demonstrate their transnational dimension and to describe their relationship with the nation-state. For the sixteenth to the eighteenth century, however, the historiography has emphasized the relationship between communities, overlooking this important issue. Putting aside mono-denominational perspectives, this article offers a new approach to early-modern diasporas by confronting four groups : the Sephardim, the British Catholics, the Huguenots and the Moriscos. The cultural imprint of the homeland was a core structure of diasporas. The locus of both martyrdom and the trigger-event of dispersion, the homeland appeared as the front line of resistance, legitimizing the existence of the “rear”, i.e. the Diaspora. Often mythologized and mobilized in messianic visions, this crucial territory was inseparable from the notion of return.
PLAN DE L'ARTICLE
- Généalogie du référent-origine
- L’empreinte de la source dans « l’iconographie » diasporique
- La culture du martyre
- Le front de la résistance
- Dans l’attente du retour...



