Cahiers d'études africaines 2012/1
Cahiers d'études africaines
2012/1 (N° 205)
316 pages
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Numéros antérieurs disponibles sur www.persee.fr

I.S.B.N. 9782713223488
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La folie mise en marge
par Matthew Carey
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Vous consultezLa folie mise en marge

Genre et aliénation chez les Berbères ichelhiyn du Maroc

Résumé

La folie et la maladie mentale fonctionnent comme des prismes qui réfractent et concentrent d’autres éléments de la culture, notamment la conception des différences de genre. Ainsi, les femmes berbères du Haut Atlas marocain ont plus de chances que des hommes d’être classifiées comme folles, et le traitement social qui leur est réservé dans de tels cas diffère aussi fondamentalement de celui que subissent les fous. Tandis que de grands efforts sont consentis pour intégrer les hommes aliénés au va-et-vient de la vie en société, les folles s’en trouvent très souvent exclues ou marginalisées. Toutefois, ces différences sont inversées au niveau des réponses médicales apportées à cette forme de souffrance. Les hommes cherchent à cacher ou dissimuler leur mal, tandis que les femmes s’adonnent beaucoup plus à des traitements qui se déroulent en public, comme le pèlerinage. Cet article explore ces divergences et essaie de les situer par rapport à l’expérience sociale plus large des hommes et des femmes, ainsi que par rapport à la façon dont les femmes se représentent cette expérience à travers des crises de possession par les esprits.



Mots clés
Morocco, Madness, Gender, Pilgrimage, possession


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Abstract
Madness and mental illness can be thought of as prisms through which other aspects of culture, such as gender relations, are refracted and magnified. Thus, Berber women in the Moroccan High Atlas are more likely than men to be classified as mad and the social treatement meted out to them is also quite unlike that reserved for madmen. Huge efforts are made to integrate such men into the warp and weft of social existence, whereas their female equivalents are often marginalised and excluded. This distinction is, however, reversed when it comes to seeking or providing treatment for such ailments. Men frequently seek to hide their illness, whereas women are more likely to seek out public forms of treatment, such as participation in pilgrimage. This article explores these mirrored distinctions and situates them visà-vis both the wider social experiences of men and women and the manner in which women perform and represent their illness through possession and trance.

Keywords

Maroc, Folie, Genre, Pèlerinage, Possession,

PLAN DE L'ARTICLE

  • De l’incertitude évidente
  • L’extériorité du genre
  • Une folie qui isole et qui intègre
  • Le miroir thérapeutique
  • Le voyage au Sud
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