Clio 1997/1
Clio
1997/1 (n° 5)
288 pages
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Vous consultezDe filles en mères. La seconde vague du féminisme et la maternité


AuteurSabine Fortino du même auteur

Doctorante en sociologie du travrail au Gedisst-CNRS-Iresco. Après s’être longuement intéressée au mouvement féministe français (son histoire, ses rapports sociaux internes, l’influence de ses thèmes dans la société…), elle prépare désormais une thèse sur l’évolution des processus de féminisation et de masculinisation des emplois de la fonction publique et des entreprises du secteur public. Elle participe au GDR Mage – ‘marché du travail et genre’ –, est co-responsable du séminaire public de recherche du Gedisst (Groupe d’Études sur la division sociale et sexuelle du travail), a donné des cours à l’université de Paris 7-Diderot en sociologie des rapports sociaux de sexe (un cours intitulé « Femmes et Institutions »). Dernières publications : « La Promotion au cœur des inégalités professionnelles », pp. 103-117, in Les Cahiers du mage, 1/96, mars 1996 ; « Employé(e)s du public, employé(e)s du privé : archétypes des paradoxes actuels de la division sexuelle du travail ? », pp. 77-106, in Les Cahiers du Gedisst, n° 16, novembre 1996.

Résumé

À partir des principaux résultats d’une recherche sociologique réalisée en 1992, l’auteur montre dans ce texte quelles furent les pratiques et les théories du mouvement féministe français contemporain à l’égard des thèmes de la maternité et de l’éducation. En utilisant deux catégories de sources –la presse de ce mouvement social et les témoignages actuels des militantes-, l’auteur conclut à la faible prise en compte de ces deux thèmes par les féministes, un silence qu’elle explique par des raisons tout à la fois sociologiques (le statut social dominant des militantes), historiques (l’absence de transmission d’une génération de féministes à une autre) et idéologiques (la croyance en une libération immédiate des femmes). Puis elle révèle quelques-unes des pratiques pédagogiques que, en dépit d’un tel contexte, des militantes mères de petites filles et de petits garçons ont tenté d’élaborer et de mettre en pratique durant la même période (1970-1980).





Taking as her starting-point the main results of sociological research carried out in 1992, the author presents us in this text with what she considers to be the theories and practices of the feminist movement at that time, regarding maternity and education. Using two distinct categories of source information – namely, press coverage of this social movement and actual evidence given by certain militant feminists –, the author concludes that little importance has been attached to these two themes, even by the feminists themselves ; their silence in these matters she explains by sociological (the social status of the militants), historical (the lack of transmission from one generation of feminists to the next) and ideological reasons (the belief in an immediate liberation of women). Then she reveals some of the individual teaching methods which, in spite of the difficult context, certain militant mothers of young boys and girls tried to put into practice during that same period (1970-1980).

PLAN DE L'ARTICLE

  • Les raisons et la méthode d’une enquête
  • De la dénonciation à l’éloge : le mouvement féministe face à la maternité
  • Un ‘Émile’ mais toujours pas d’Émilie : l’éducation « féministe » des filles ou l’impensé de ce mouvement social
  • Mon fils, ma fille et moi : des aberrations provisoires à la mise en acte de grands principes
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