Des corps en acte. Désymbolisation/symbolisation à l’adolescence
Pascal Roman
Nathalie Dumet
L’adolescence pourrait être désignée comme le temps privilégié du corps en acte, temps de renégociation au lieu du corps des engagements subjectifs, sur fond de réactualisation des fantasmes meurtriers et incestueux. À partir de différentes configurations cliniques de l’agir (violence adressée, hétérodestructrice ou retournée sur le corps propre sous forme de restriction ou d’ingestion alimentaire, d’automutilation et/ou de mouvement suicidaire), les auteurs proposent une mise en perspective de la place de l’agir dans l’émergence du travail de symbolisation, en faisant l’hypothèse que l’acte et le corps à l’adolescence se trouveraient au cœur du travail de symbolisation/désymbolisation ouvert par la crise.Mots-clés :
acte, adolescence, corps, symbolisation/désymbolisation.
Adolescence should be considered as privileged time of body in act which gives rise to negotiation of some subjective obligations face to deadly and incestuous fantasy reactualization. From different clinic situations of acting, the autors put underline the place of act in symbolization’emergence ; they suggest the possibility that act and body during adolescence would be central in the psychic exigence of symbolization/desymbolization opened by crisis.Keywords :
acting, adolescence, body, symbolization/desymbolization.
• Corps, acte et symbolisation
• Cliniques de l’agir à l’adolescence
— Virginie : la continuité d’être au risque de l’arrachement
— Arthur et la répétition de la transgression
— Léo, ou la violence de la filiation – violence de l’affiliation ?
• Destin du corps en acte à la post-adolescence
— Cécilia, ou le passage de la répétition mortifère à la (re)création subjective
• Conclusion
• Bibliographie