Le Coq-héron 2008/4
Le Coq-héron
2008/4 (n° 195)
128 pages
Editeur
I.S.B.N. 9782749210001
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Quelques notes en débat à propos de « l'après-victime » et de « l'après-bourreau »
par Mireille Fognini
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Dossier : Victimes... et après

Vous consultezQuelques notes en débat à propos de « l’après-victime » et de « l’après-bourreau »

AuteurMireille Fognini du même auteur


Résumé

Ces notes rassemblent quelques questions sur le sentiment d’être, de se reconnaître victime sur le plan psychique d’une maltraitance, de situations d’environnement ou d’agression. Cela recouvre un vaste champ de phénomènes qui concernent plus ou moins chacun de nous, dans notre histoire personnelle, culturelle, politique et sociale.
Sont évoqués les exemples de différents ouvrages (Janine Altounian, Daniel Mendelssohn) pour illustrer les effets de « l’après-victime » sur les générations suivantes.
Un autre type d’exemple côté « après-bourreau » est proposé avec le personnage principal du roman de Jonathan Littell Les Bienveillantes ; il est éclairé à la lumière de son essai Le sec et l’humide, qui explore l’autobiographie du Belge nazi Léon Degrelle, à partir des thèses sur le nazisme de Klaus Theweleit, descendant lui-même d’une telle société dont il se sent toujours victime, donc redevable d’une pensée à élaborer pour s’en extirper.
Notre contre-transfert de lecture du roman de Littell manifeste en nous l’intolérable, à savoir qu’aucun tueur en ses actes de tueries n’est apte à s’identifier à sa victime.
Et pourtant, comme on le sait, si les victimes souffrent souvent et longtemps d’une identification à l’agresseur, le bourreau qui un jour parvient à se reconnaître bourreau et maltraitant peut-il s’identifier à l’autre en tant que victime ? Se sentirait-il à son tour victime et suppliant, tel l’Oreste de la Maison des Atrées ? Question laissée ouverte par le personnage de Littell.



Mots clés
victime, Bourreau, victimization, victimologie, victimopathie, fasciste, nazi, moi-carapace, identité, protomentalité de groupe, identifications, racines identificatoires et relationnelles, désastre psychique, médiation victimes/agresseurs, Maison des Atrées


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