DOI : 10.3917/crii.017.0159.
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S'inscrire Alertes e-mail - Critique internationale Cairn.info respecte votre vie privéeVous consultezUniversités américaines : la fin des préférences raciales ?
AuteurDaniel Sabbagh du même auteur
chercheur au CERI, auteur deRésumé
Dans les années quatre-vingt-dix, les politiques de discrimination positive (dans l'embauche, l'université et les marchés publics) ont fait l'objet d'attaques répétées et ont été peu à peu partiellement démantelées. S'appuyant notamment sur des arguments méritocratiques et sur le principe de color-blindness, les ennemis de ces politiques ont eu recours à la voie judiciaire ou à celle des référendums d'initiative populaire dans certains Etats, pour en venir à bout. Mais, si les arrêts des tribunaux et les résultats des scrutins leur ont le plus souvent été favorables, la Cour suprême a évité soigneusement jusqu'ici de devoir prendre une position tranchée ; et par ailleurs il n'est pas sûr que les grandes universités concernées aient renoncé à pratiquer, sous une forme éventuellement masquée, un certain niveau de préférence raciale qu'elles jugent toujours indispensable.
PLAN DE L'ARTICLE
- Le démantèlement partiel de l’affirmative action dans les années quatre-vingt-dix
- L’abstention tactique de la Cour suprême
- Vers une déracialisation de l’action publique – ou le règne du faux-semblant ?



