Critique internationale 2004/3
Critique internationale
2004/3 (no 24)
210 pages
Editeur
Numéros antérieurs disponibles sur www.persee.fr

I.S.B.N. 272462999X
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Vous consultezMacédoine : le bilan en demi-teinte de la politique européenne

AuteurNadège Ragaru du même auteur

chercheur à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), en charge du Programme « Europe centrale et orientale », et enseigne à l’Institut d’études politiques (IEP) de Lille. Ses recherches portent sur la gestion des crises dans les Balkans, l’élargissement de l’EUaux États d’Europe du Sud-Est et les réseaux politiques en Bulgarie. Elle a dernièrement publié « Bulgarie : les couleurs de la différence », dans Patrick Michel (dir.), Europe centrale : la mélancolie du réel (Paris, CERI/Autrement, 2004) et « Uslugi : The Role of Political Favors and Connections in Post-Communist Bulgaria », dans Dimitris Keridis, Ellen Elias-Bursac, Nicholas Yatromanolakis, New Approaches to South-East European Studies (Herndon, Brassey’s et IFPA-Kokkalis Series on Southeast European Policy, 2003). nragaru@yahoo.fr

Résumé

Le 13 août 2001, l’Union européenne et les autres représentants de la communauté internationale parvenaient à négocier un compromis entre représentants de la majorité slave et de la minorité albanaise de Macédoine, mettant un terme à six mois de conflit armé. Le rééquilibrage des rapports intercommunautaires – accepté à contrecœur par la majorité slave – intervient toutefois dans un contexte économique et social extrêmement préoccupant. Les réformes requises par la restructuration de l’économie et la préparation de l’intégration européenne ont un coût social élevé et alimentent des frustrations qui pourraient se manifester dans un registre identitaire. Combien de temps faudra-t-il avant que le mécontentement sensible dans la société ne trouve une traduction politique et quelle forme cette dernière prendra-t-elle ? La vivacité des réactions suscitées par l’annonce du nouveau maillage communal, dernier pilier des accords d’Ohrid, en juillet 2004, fournit un premier indicateur des enjeux autour desquels les déceptions par rapport à la majorité élue en septembre 2002 pourraient trouver à s’articuler dans un contexte de méfiance aiguë entre les deux principales communautés.




PLAN DE L'ARTICLE

  • Où en est-on dans la mise en œuvre des accords d’Ohrid ?
  • L’hypothèque socio-économique de la paix : les exigences contradictoires de l’Union européenne et du Fonds monétaire international
  • Les perspectives d’intégration à l’Union européenne
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