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Essaim

2011/1 (n° 26)

  • Pages : 232
  • ISBN : 9782749214078
  • DOI : 10.3917/ess.026.0075
  • Éditeur : ERES


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Résumé

Français

Le titre évoque le plaisir éprouvé par Joyce à tordre le langage. Evidemment ce jeu ne pouvait qu’interpeller Lacan. Joyce nous aide à ouvrir nos oreilles « matelas ». En tant qu’homme, Joyce toujours en dette envers ses amis, est fort peu sympathique, en tant qu’écrivain il, nous fascine. Grâce à une mécène : Miss Weaver, Finnegans Wake, le dernier ouvrage de Joyce, gigantesque, a pu voir le jour. L’auteur avait la prétention d’occuper les universitaires pendant des siècles. Lacan souligne son aspect maniaque. Joyce alla jusqu’à injecter dans son anglais un grand nombre d’autres langues. Finnegans Wake serait une sorte de roue tournant inlassablement, illisible en français. Jacques Aubert, spécialiste de l’écriture joycienne a dû répondre à cette question de Lacan : Joyce était-il fou ? Tenons-nous en à la devise de Joyce : « in risu veritas », mais on peut aussi s’intéresser à la façon dont l’auteur a voulu titiller le réel de la langue à savoir : essayer de décrocher le signifiant du poids du signifié.

English

Grasshopper = Grace hoper = Grausssssss… Opr ! (homme)ophonie and rejoyanceThe title conjures up the pleasure Joyce took in twisting language. This obviously found echoes for Lacan. Joyce opens our ears.
Joyce as a man, always in debt, is highly unpleasant, but as a writer he is fascinating. Thanks to his patron Miss Weaver, Finnegans Wake, Joyce’s tremendous last work, came to light, along with his pretension of busying universities for centuries to come. Lacan points out this manic aspect. Joyce’s treatment of the language involves injecting a large number of other languages into English. Finnegans Wake became an untiring turning wheel, illegible in French. Jacques Aubert, the Joycien expert was called to answer Lacan’s question : was Joyce mad ? Let us stick to Joyce’s motto : “in risu veritas”, without neglecting how the author teases the real of the language, namely in his attempts to separate the signifier from the weight of the signified.
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