DOI : 10.3917/gmcc.214.0097.
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S'inscrire Alertes e-mail - Guerres mondiales et conflits contemporains Cairn.info respecte votre vie privéeVous consultezLe rôle de la « doctrine défensive » dans la défaite de 1940 : une explication trop simple et partielle
AuteurPhilippe Garraud du même auteur
Directeur de recherche au CNRS, Centre de recherches sur l’action politique en Europe, CRAPE-IEP de Rennes.Résumé
La doctrine défensive n’est pas le seul facteur explicatif de la défaite de mai-juin 1940. Plus largement, en effet, elle peut s’expliquer par des décisions inappropriées du haut commandement : répartition déséquilibrée des forces sur le front avec des forces nombreuses derrière la ligne ; plan hasardeux d’intervention en Belgique ; faiblesse des réserves générales ; organisation trop spécialisée des chars conduisant à leur dispersion. Ces décisions de nature organisationnelle n’étaient pas véritablement inscrites dans la doctrine à proprement parler mais ont néanmoins pesé lourd dans l’incapacité de l’armée française à faire face à l’attaque allemande.
Le rôle de la « doctrine défensive » dans la défaite de 1940 : une explication trop simple et partielleDefensive doctrine is not the only explicative for French defeat of May-June 1940. On a wider level, this event can be explained by inappropriate decisions : of the high-command unbalanced distribution of forces in the front line with many units behind the Maginot line ; hazardous operational plans in Belgium ; the weakness of the reserve mass ; too much specialized organization and the scattering of tanks. These organizational decisions were not written in the defensive doctrine itself but weighed heavily on the French incapacity to oppose German attack.
PLAN DE L'ARTICLE
- UNE DOCTRINE RIGIDE ET INOPÉRANTE
- La « bataille méthodique » : une doctrine impossible à mettre en œuvre
- Une armée et un commandement rapidement désemparés
- DES DÉCISIONS STRATÉGIQUES PARTICULIÈREMENT LOURDES DE CONSÉQUENCES
- Les hypothèses du haut commandement et la répartition inadaptée des forces sur le front nord-est
- L’engagement en Belgique : de la bataille d’arrêt à la bataille de rencontre
- Faiblesse des réserves générales et incapacité à faire face à toute surprise stratégique
- L’ORGANISATION ET L’EMPLOI DES BLINDÉS : DES MOYENS DE CONTRE-ATTAQUE SUBSTANTIELS MAIS INEFFICACES
- L’emploi des chars : le statu quo doctrinal et organisationnel
- Une action dispersée et aux effets limités
- Conclusion : les paradoxes d’une défaite sans appel



