Gradhiva 2008/2
Gradhiva
2008/2 (n° 8)
160 pages
Editeur
Revue affiliée à Revues.org

I.S.B.N. 9782915133943
A propos de cette revue
Alertes e-mail

Recevez des alertes automatiques relatives à cet article.

S'inscrire Alertes e-mail - Gradhiva

Être averti par courriel à chaque nouvelle parution :
d'un numéro de cette revue
d'une publication de Robin Law
d'une citation de cet article

Votre adresse e-mail

Gérer vos alertes sur Cairn.info

Cairn.info respecte votre vie privée
Dossier. Mémoire de l'esclavage au Bénin

Vous consultezCommémoration de la Traite Atlantique à Ouidah


AuteurRobin Law du même auteur

Department of History

Résumé

Ce texte porte sur la mémoire locale et la commémoration de la traite transatlantique à Ouidah. À l’origine, le commerce d’esclaves à Ouidah était associé à une mémoire positive, appréhendé comme source de profits matériels, et le rôle des autochtones dans l’organisation de ce commerce était clairement reconnu. Le Musée d’Histoire créé en 1967 mit l’accent sur les échanges culturels avec les Amériques (en particulier le Brésil) occasionnés par la traite, tout en continuant à la célébrer. Mais avec le projet de la « Route de l’Esclave » lancé en 1992/3, l’attention s’est recentrée sur les souffrances des victimes de l’esclavage, et donc sur une vision plus négative de la traite. On continue cependant à reconnaître la place de l’Afrique et de son intérêt pour les relations entre l’Afrique et sa diaspora américaine.
traite négrière, mémoire, commémoration, diaspora



This paper considers local memory and commemoration of the trans-Atlantic slave trade in Ouidah. It is shown that originally the slave trade was remembered in Ouidah essentially positively, as a source of material benefits, and there was open acknowledgement of the role of local agency in the operation of the trade. The Musée d’Histoire established in 1967 shifted the emphasis to the cultural interactions with the Americas (especially Brazil) which resulted from the slave trade, but still maintained an essentially celebratory attitude. The ‘Slave Route’ project initiated in 1992/3, however, again shifted the focus to the sufferings of the enslaved victims, and hence to a more negative view of the trade. There remained elements of continuity, however, in the continued acknowledgement of African agency and interest in Africa’s relationship with its American Diaspora.
slave-trade, memory, commemoration, diaspora

PLAN DE L'ARTICLE

  • Ouidah and the Slave Trade
  • Memory of the Slave Trade in Ouidah
  • Le Musée d’Histoire de Ouidah, 1967
  • La Route de l’Esclave, 1992-93
  • L’Arbre de l’Oubli and L’Arbre du Retour
  • From commemoration to “repentance”, 1998
Accéder à cet article