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S'inscrire Alertes e-mail - Informations sociales Cairn.info respecte votre vie privéeVous consultezExpériences temporelles au grand âge
AuteursMonique Membrado du même auteur
sociologueChercheure au LISST-Cieu CNRS, à l’Université de Toulouse II Le Mirail en sociologie de la santé, du vieillissement et des rapports de genre, elle a notamment publié « Les formes du voisinage à la vieillesse »,
Tristan Salord du même auteur
sociologueDoctorant en sociologie à l’Université de Toulouse II Le Mirail, il a participé à plusieurs programmes de recherche sur le vieillissement avant de réaliser un DEA sur les expériences du temps des personnes vieillissantes. Dans le cadre d’un dispositif CIFRE avec l’Union Nationale des Aides des Soins et des Services à Domicile, il travaille actuellement sur les politiques françaises de prise en charge des personnes « fragilisées ». Il enseigne à l’Université de Paris XII, et il est consultant pour un cabinet d’urbanisme sur les problématiques liées au vieillissement et au handicap dans les programmes d’aménagement du territoire.
Résumé
Le rapport au temps des vieilles personnes est orienté à la fois par la singularité de leur situation dans le dernier cycle du parcours de vie, par le sentiment d’avoir vécu (duré) et d’être plus proches de la mort, ainsi que par l’expérience d’une « étrangeté » au monde, relayée par le regard social. Ces expériences diverses, selon le genre et la place sociale notamment, selon la position dans le parcours de vie, s’accompagnent de stratégies, d’arts de faire qui consistent à plus ou moins bien négocier avec le temps qui passe, avec les transitions biographiques et relationnelles. Il s’agit de se maintenir dans le monde tout en s’en éloignant, de donner du sens à sa vie au regard de la succession des générations.
PLAN DE L'ARTICLE
- L’impertinence d’un seuil d’entrée dans la vieillesse : des formes multiples du vieillir
- L’étrangeté à soi et au monde : « Je est un[e] autre »
- Négocier avec le temps qui passe
- La déprise et la nécessité du recentrement
- Un temps sans destinataire
- La routinisation et la lutte contre l’« englutinement »
- Privilégier le mouvement et un « temps à soi »
- S’inscrire dans un temps long par la transmission
- Les confrontations temporelles : l’expérience de la lenteur
- Disparition des proches et sentiment de précarité temporelle
- Temps cyclique et nature : assurer la continuité




