Italies 2009/1
Italies
2009/1 (n° 13)
500 pages
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Dialogues

Vous consultezPenser au pluriel. Paolo Febbraro, ou la poésie entre oubli et dialogue


AuteurAlessandro Marignani du même auteur

Université de Provence
Spécialiste de littérature comparée et de littérature italienne contemporaine. Il a étudié, entre autres, le problème de la possibilité de l’épique chez Saint-John Perse, Hart Crane et Roberto Roversi. Lecteur d’italien à l’Université de Provence, il a aussi enseigné au Colby College (Waterville, Maine, É-U). Il a aussi dirigé une petite maison d’édition à Arezzo, Edizioni degli Amici. Il travaille actuellement sur la poésie italienne contemporaine.

Résumé

La poésie des dernières décennies du XXe siècle a pris deux directions : l’une, qui s’est fixée sur une réalité de plus en plus nue, où les faits sont de purs événements et ont perdu tout contact avec l’Histoire ; l’autre, qui exprime un discours de plus en plus abstrait et raréfié, enrichi de symboles si personnels que personne ne peut plus les déchiffrer. En apparence opposées, ces deux vagues sont les deux faces de la même médaille : la perte de l’Histoire et du sens. La génération de poètes apparue à la fin du siècle a ressenti profondément le besoin de récupérer cette perte. Parmi ceux-là, Paolo Febbraro (Rome, 1965) a profondément interrogé à la fois les objets qui composent le monde (voire les plus minimes) et la parole lyrique, arrivant ainsi à une poésie qui rende compte d’un travail radical sur le sens et de l’effort de retrouver un lien actif et critique avec l’Histoire. L’oubli (en tant qu’éloignement de l’obvie et du prévisible) et le dialogue, constamment mis en scène (dans et avec ses poèmes, aussi bien qu’avec ses maîtres) en tant que moment véritablement critique du discours, nous semblent être les deux principaux « stratagèmes », dans un sens aussi formel qu’heuristique, de la poésie de Febbraro.
Febbraro (Paolo), poésie, dialogisme


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