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S'inscrire Alertes e-mail - Le Carnet PSY Cairn.info respecte votre vie privéeVous consultezCamus, Sartre, Gary et les enfants surdoués : absence paternelle, depression maternelle et symbolisation
AuteurCaroline Goldman du même auteur
Psychologue clinicienne, Allocataire derecherche, chargée de cours au laboratoire de
psychologie clinique et psychopathologie de
l’université René Descartes, Paris V. Thèse de
Doctorat en cours sous la direction de Mme le
Pr Catherine Chabert: “Enfant surdoué : génie ou folie ? Articulations théoriques et projectives”
Résumé
L’auteur propose une mise en parallèle de facteurs présumés à l’origine de la symbolisation chez les enfants surdoués et chez le génie créateur, par le biais d’extraits des romans autobiographiques romancés d’Albert Camus, Jean-Paul Sartre et Romain Gary. Le premier facteur aborde le paradoxe entre absence du père Oedipien et existence pourtant simultanée d’une figure symbolique paternelle exigeante et idéalisée. Le second axe de compréhension touche au type de maternage offert à ces sujets pendant l’enfance, mêlant investissements anaclitiques et incestueux, et qualifié de Jocastien par M. Besdine à propos du génie créateur. Le troisième évoque la dépression infantile et la place prise par le surinvestissement du langage et de la fonction symbolique dans l’affectivité de ces enfants, confrontés à la fois au vide affectif parental, et aux exigences d’un idéal narcissique lancinant.
Mots clés
enfant surdoué, génie littéraire, absence paternelle, dépression maternelle, dépression infantile, surinvestissement de la pensée, symbolisation
PLAN DE L'ARTICLE
- Père Oedipien défaillant - Père symbolique marquant
- Maternage jocastien et dépression maternelle
- Dépression infantile, place du surinvestissement du langage et de la fonction symbolique




