Langue française 2011/1
Langue française
2011/1 (n°169)
164 pages
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Numéros antérieurs disponibles sur www.persee.fr

I.S.B.N. 9782200926816
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Le conditionnement lexical de l'élision des liquides en contexte post-consonantique final
par Elissa Pustka
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Vous consultezLe conditionnement lexical de l’élision des liquides en contexte post-consonantique final

AuteurElissa Pustka du même auteur

Ludwig-Maximilians-Universität München & Laboratoire MoDyCo (CNRS UMR 7114), Université Paris Ouest Nanterre La Défense

Résumé

L’article expose, s’appuyant sur une base empirique large (33 heures de corpus PFC), à quel point le comportement des liquides post-consonantiques finales est conditionné par le lexique, et cela de manière comparable dans des variétés régionales très différentes (français méridional, antillais et parisien). Le taux d’élision de la liquide est, en effet, minimal dans le cas de entre, autour de la moyenne pour être, notre et autre(s), et maximal pour par exemple, peut-être et par contre. Cela s’explique non par la fréquence de ces mots dans la parole, comme des études antérieures le suggèrent, mais par la fréquence d’apparition du mot en question dans les différents contextes prosodiques, qui, eux, sont liés à des facteurs morphosyntaxiques : plus un mot se trouve dans un contexte de forte cohésion morphosyntaxique et prosodique, plus la liquide sera maintenue – et l’inverse.

Mots clés
liquides, diffusion lexicale, phonologie exemplariste, français méridional, français antillais


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Lexical conditioning of liquid deletion in post-consonantal wordfinal context
The paper investigates, on the basis of a large empirical data set (33 hours from the PFC corpus), to what extent the behavior of postconsonantal final liquids is conditioned by the lexicon, in a comparable manner for very different regional varieties (Southern, Antillean and Parisian French). Results show that the elision rate of the liquid is minimal in the case of entre, approximately average for être, notre and autre(s) and maximal for par exemple, peut-être and par contre. This cannot be explained by the frequency of these words in the usage, as suggested by previous studies, but by the frequency of occurrence of the word in question in the different prosodic contexts, which, on their part, are closely tied to morphosyntactic factors : the more a word appears in a context of strong morphosyntactic and prosodic cohesion, the more the liquid will be maintained –and the opposite.

Keywords

liquids, lexical diffusion, exemplar phonology, Southern French, Antillean French

PLAN DE L'ARTICLE

  • 1. INTRODUCTION
  • 2. LEXIQUE ET PHONOLOGIE
    • 2.1. Lexique et changement phonique
    • 2.2. Lexique et modélisation phonologique
  • 3. ÉTAT DE L’ART
    • 3.1. Variation diatopique
    • 3.2. Variation lexicale (en français d’oïl)
  • 4. RÉSULTATS EMPIRIQUES
    • 4.1. Variation diatopique
    • 4.2. Variation diastratique
    • 4.3. Variation phonotactique
    • 4.4. Variation lexicale
  • 5. ESSAIS D’EXPLICATION DE LA VARIATION LEXICALE
    • 5.1. La fréquence absolue
    • 5.2. L’accentuation
    • 5.3. La classe de mots
  • 6. CONCLUSION
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