Langage et société 2007/3-4
Langage et société
2007/3-4 (n° 121-122)
336 pages
Editeur
I.S.B.N. 9782735111022
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Vous consultezLe détournement de sigle : le cas de CPE

AuteurMat Pires du même auteur

Université de Franche-Comté, Laboratoire LASELDI mpires@univ-fcomte.fr

Résumé

De nombreux travaux ont décrit et analysé le sigle en tant que phénomène néologique, ses domaines d’adoption et ses occurrences dans le discours. Le détournement de sigle, refus politico-linguistique de cette opération morphologique, est, lui, relativement inexploré. L’article prend comme cas d’étude le sigle CPE (Contrat Première Embauche) nom d’un contrat de travail créé par le gouvernement français en 2006, puis retiré sous la pression d’un mouvement populaire. À travers un corpus constitué d’écrits affichés recueillis lors de manifestations de rue, et de dessins de presse humoristiques, l’étude dégage trois procédés principaux de détournement de sigle : la paronomase, la rephonétisation graphique, et le défigement. L’article explore les contraintes linguistiques et les connotations sociales qui caractérisent cette pratique du détournement, ainsi que ses diverses manifestations discursives.

Mots clés
sigle, écriture affichée, dessin de presse, figures rhétoriques, alphabet, discoursmilitant





Acronym subversion : a case-study from France
Many studies have been made of the acronym as a neologistic phenomenon, both in terms of the contexts in which it is used and of how it integrates into discourse. Acronym subversion, a politically-motivated linguistic refusal of this morphological operation, is much less well documented. In this type of subversion, rhetorical devices are used to attack the referent of the acronym. This paper takes as a case study the acronym CPE (Contrat Première Embauche), the name of a model job contract produced by the French government in 2006, before being abandoned in the face of public hostility. By using a corpus made up of press cartoons and public writing collected during street demonstrations, the study posits three main methods of acronym subversion : paronomasia, phonetic respelling, and full-form redefinition. The linguistic constraints and the social connotations which characterise these subversions are discussed, as are their various discursive uses.

Keywords
acronym, displayed writing, press cartoon, rhetorical figures, alphabet, militant discourse

PLAN DE L'ARTICLE

  • 1. Généralités : le sigle
  • 2. Présentation de l’étude
    • 2.1. Le CPE : contexte politique
    • 2.2. Le corpus
  • 3. Analyse du corpus
    • 3.1. Opérations bâties sur le seul sigle
    • 3.2. Opérations bâties sur la forme pleine
    • 3.3. Effacement du sigle
  • Conclusion
  • Corpus :
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