Mil neuf cent. Revue d'histoire intellectuelle
Société d’études soréliennes

I.S.B.N.9782912338259
210 pages

p. 213 à 228
doi: en cours

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Études

n° 25 2007/1

La fabrication d’une nouvelle humanité classique par l’image

Les vorticistes et le pessimisme sorélien

David Monteau
De la pensée de Georges Sorel, les artistes anglais du vorticisme et leur ami T.E. Hulme retiennent la vision pessimiste d’une humanité fondamentalement limitée. L’illusion d’un progrès infini de l’homme par l’exercice de ses facultés rationnelles est pour eux le trait caractéristique de ce qu’ils nomment « romantisme » et résume la décadence de l’époque. Dès lors, il convient de fabriquer, par la puissance de l’image, une sensibilité et un mode de pensée qui formeront un classicisme nouveau. Le programme du vorticisme et donc l’effet escompté de sa peinture sont l’avènement dans le présent d’une humanité violente, dure et avide d’ordre. From the thought of Georges Sorel, the English vorticist artists and their friend T.E. Hulme derived an essentially pessimistic vision of a fundamentally limited humanity. The illusion of the infinite progress of man through his rational faculties was central to what they called “romanticism” as a name for the decay of their era. In reaction, thet called for the making, through the power of images, of a sensibility and a way of thinking that would define a new classicism: the programme of Vorticism and the anticipated effect of its paintings, was intended to be the coming into the present of a violent, hard, and order-loving humanity.


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