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S'inscrire Alertes e-mail - Multitudes Cairn.info respecte votre vie privéeVous consultezAgencements versus totalités
AuteurManuel DeLanda du même auteur
Philosophe américain d’origine mexicaine, enseigne à l’Université Columbia de New York et à l’European Graduate School en Suisse. Il a déjà publié War in the Age of Intelligent Machines (1991), A Thousand Years of Nonlinear History (1997), Intensive Science and Virtual Philosophy (2002). Dans son dernier livre, A New Philosophy of Society : Assemblage Theory and Social Complexity (2006), il tente une synthèse de ses différents champs de recherche – la philosophie, l’architecture, la cybernétique – à travers le concept deleuzien d’agencement. Aucun de ces livres n’a encore été publié en français.Résumé
Comment modéliser la complexité inhérente à tout groupe humain sans retomber dans une dichotomie entre les niveaux micro- et macro- ? La réponse se trouve selon Manuel Delanda dans le concept deleuzien d’agencement. Cet article vise à en définir les modalités d’application. Rejetant la métaphore de l’organisme, l’agencement définit la relation des parties au tout suivant un principe d’extériorité des relations ; celles-ci doivent être considérées comme contingentes et obligatoires. Afin de penser cette complexité, la condition préalable est de rejeter la causalité linéaire pour la définir comme un processus productif.
How is it possible to aknowledge social complexity without separating society into micro and macro levels ? According to Manuel Delanda, the solution resides in the Deleuzian concept of assemblage, theorized in this article. To bypass organicist theories, assemblage define relations from parts to whole as relations of exteriority, while being at the same time contingent and obligatory. The condition to suceed in this purpose is to redefine causality as a productive process, instead of being a mere linearity.




