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Napoleonica. La Revue

2012/3 (N° 15)


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Résumé

Français

L’article examine l’utilisation de chiens de combat pendant l’expédition Leclerc-Rochambeau en Haïti (1802- 1803), un épisode souvent mentionné dans les livres sur la Révolution Haïtienne mais rarement étudié de manière systématique. Les chiens, achetés à Cuba par Louis de Noailles après une première demande par le capitaine général Victoire Leclerc, auraient pu théoriquement aider les Français à réprimer l’insurrection, mais leur utilité s’avéra limitée sur le plan militaire. Ils ne furent employés que trois fois au combat et furent à chaque fois inutiles voire même dangereux. Contrairement à ce qui est souvent écrit, l’utilisation des chiens comme arme psychologique sous Donatien de Rochambeau fut aussi un échec. Même les exemples choquants de chiens dévorant des prisonniers ne parvinrent pas à diminuer l’ardeur des rebelles haïtiens ; au contraire, ces atrocités incitèrent les personnes de couleur à déserter ou à se venger. L’importance historique des chiens de combat est donc d’ordre mémoriel, en tant que symboles des horreurs de l’impérialisme venant justifier le droit d’Haïti à l’auto-détermination.

English

The article examines the use of combat dogs during the Leclerc-Rochambeau expedition to Haiti (1802-1803), an episode often mentioned in histories of the Haitian Revolution but never studied in scholarly fashion. The dogs, purchased in Cuba by Louis de Noailles at the instigation of expeditionary leader Victoire Leclerc, could theoretically have assisted French forces in counterinsurgency operations, but their actual military contribution proved very limited. There are only three documented instances of their use, all of which showed the dogs to be inefficient or even dangerous to their own side. Contrary to popular perception, the dogs’ secondary use as a psychological weapon of terror under Donatien de Rochambeau also proved a failure. Even when the dogs were given such horrific tasks as devouring rebel prisoners, they failed to diminish Haitian rebels’ will to fight and in fact prompted even more defections and reprisals. The dogs’ historical relevance thus lies within the realm of public memory: as symbols of the horrors of imperialism and as a powerful argument for Haiti’s right to selfdetermination.

Plan de l'article

  1. I) Les décideurs
  2. II) Motivations
  3. III) Les chiens au combat
  4. IV) La guerre psychologique
  5. V) Bilan
  6. VI) Enjeux de mémoire

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