Natures Sciences Sociétés 2011/4
Natures Sciences Sociétés
2011/4 (Vol. 19)
154 pages
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From common pastures to global commons: a historical perspective on interdisciplinary approaches to commons
par Tine De Moor
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Dossier « Le champ des commons en question : perspectives croisées »

Vous consultezFrom common pastures to global commons: a historical perspective on interdisciplinary approaches to commons


Résumé

Au cours des dernières décennies, le champ de la recherche sur les biens communaux ou biens communs (commons) s’est considérablement élargi et les chercheurs des diverses disciplines qui étudient cet objet tendent peu à peu vers une définition commune. Il reste cependant un point de désaccord majeur et tout à fait fondamental, quoique rarement explicité : l’emploi du terme « biens communaux », expression qui remonte loin dans l’Histoire. Historiquement, en anglais, quand il est accompagné de l’article défini (the commons), il désignait les communaux, c’est-à-dire les pâtures ou parcours communaux d’une collectivité. Plus récemment, les chercheurs d’autres disciplines ont utilisé ce terme pour caractériser des ressources d’accès totalement libre telles que les océans et l’air que nous respirons, désignées sous le nom de « biens communs mondiaux ». Même si l’air et les mers sont indéniablement des ressources collectives accessibles en principe à tout habitant de la planète, il manque à ces ressources deux attributs importants qui sont caractéristiques des « communaux » tels qu’ils ont existé pendant des siècles en Europe et au-delà. Contrairement aux biens communs mondiaux, les biens communs historiques étaient caractérisés par une institutionnalisation et une auto-gouvernance. Dans cet article, nous décrivons l’évolution de ce terme et de la discipline au cours des derniers siècles et suggérons des pistes pour concilier ces différences. Cela permettrait d’améliorer l’intégration de l’approche historique longue dans l’analyse des interprétations actuelles, et constituerait une avancée importante pour la recherche sur les biens communaux.



Mots clés
biens communs, histoire, interdisciplinarité, développement, à long-terme, institutions


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Abstract
Over the past decades the scope of commons research has been expanded considerably, and scholars from various disciplines working on the subject have moved closer to a common definition. There is however still one essential and quite fundamental point of disagreement (although it is hardly ever made explicit) and that is about the use of the term “commons”, which is a centuries-old term. Historically, when used with the definite article, it has denoted a community’s common pasturage. More recently, the term is also being used by scholars from other disciplines to include completely open resources such as oceans and the air we breathe, which are also referred to as “global commons”. Although it cannot be denied that the air and seas are in principle collective resources available to all creatures on Earth, these resources lack two important attributes that are characteristic of the commons as they have existed for centuries in Europe and beyond. Unlike the global commons, the historical commons were characterized by institutionalization and self-governance. In this article we describe the evolution of the term and the discipline over the past few centuries and suggest ways to reconcile these differences. Reconciling them could improve integration of the long-term historical approach in the analysis of present-day interpretations, which in itself would be an important step forward in commons research.

Keywords

commons, history, interdisciplinarity, long-term development, institutions

PLAN DE L'ARTICLE

  • Introduction
  • Are we talking about the same things? The confusing use of the “commons paradigm” by various disciplines
  • The analytic characteristics of the commons
  • Concluding remarks: the way forward
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