DOI : 10.3917/pe.053.0559.
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AuteurMichel Makinsky du même auteur
Résumé
La victoire du maire de Téhéran s’explique par la division du camp réformiste, l’échec de ce dernier à s’attaquer aux problèmes sociaux et économiques, et la montée en puissance des ultras face aux conservateurs modérés. Elle traduit sans conteste un renforcement de l’aile dure du régime, et en particulier de l’influence des pasdarans, qui correspond au rejet populaire d’un régime corrompu. L’unité politique retrouvée du régime se traduira-t-elle par des choix, internes et extérieurs, clairs ?
Mots clés
Iran, élections, conservateurs et réformateurs, pasdarans, négociations nucléaires
The outcome of the Iranian presidential election has surprised many observers. In spite of obvious paramilitary, pasdarans and bassiji pressures, this is an unquestionable victory for the new conservatives. Mahmoud Ahmadinejad has managed to gain the support of the poor, lower middle-class people who harbor strong resentment towards Rafsandjani and corrupt politicians, and who have been disappointed by the lack of interest from reformist parties in improving their day-to-day lives. A new rift is becoming visible between rigid “neocons” and “pragmatists” led by Rafsandjani. Khatami’s successor’s ability and strategy remain open to debate. His ideological discourse may lead to internal constraints and uncomfortable dialogue with the European Union.
PLAN DE L'ARTICLE
- Équilibres internes et politique étrangère
- L’achèvement de l’emprise conservatrice, l’effondrement des réformateurs
- Le coup de grâce
- Quelques leçons d’un scrutin
- Quelles perspectives ?



