DOI : 10.3917/phoir.036.0109.
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| Déclin et progrès chez Blumenberg par Sylvie Taussig |
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Résumé
RésuméLa question du sens de l’histoire est un leitmotiv de la pensée moderne. La cosmologie issue de la révolution copernicienne a remis en cause la vision chrétienne qui posait de la Parousie au terme de l’histoire. Que des philosophies de l’histoire totalisantes aient pris le relais constitue une part de la sécularisation. Hans Blumenberg affirme la dimension indépassable de l’historicité tout en s’opposant aux tentatives de conférer un sens global à cette condition d’historicité de l’existence. Les Temps modernes, débarrassée des interminables discussions sur le progrès ou le déclin, sont légitimes. La sécularisation est ce processus dans lequel les ruines de l’âge ancien hantent la pensée moderne et l’aveuglent sur les enjeux de sa nouveauté la mise à nu de sa contingence existentielle et du rôle humanisant de la culture.
AbstractQuestioning the meaning of History is a leitmotiv of the modern thought. The cosmology inherited from the Copernican revolution has put into question the Christian view about the end of History. Totalizing philosophies of History have taken over, which is part of the secularization. Hans Blumenberg affirms that historicity can’t be exceeded but at the same time he opposes attempts to confer a total meaning to this historicity of the existence. Modern Times, released from endless disputes about progress or decline, are legitimate. Secularization is this process where the ruins of old times haunt the modern thought and make it blind about the stakes of its novelty making its existential contingency and the humanizing role of culture obvious.



