Politix 2009/4
Politix
2009/4 (n° 88)
250 pages
Editeur
Numéros antérieurs disponibles sur www.persee.fr

I.S.B.N. 9782804105235
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Dossier : Le gouvernement des coalitions partisanes

Vous consultezLe « monde réel » des coalitions

L’étude des alliances partisanes de gouvernement à la croisée des méthodes

AuteursNicolas Bué du même auteur

Nicolas Bué est maître de conférences en science politique à l’université de Nice/Sophia-Antipolis, membre du laboratoire ERMES (EA 1198) et associé au CERAPS (Lille 2-CNRS, UMR 8026). Ses travaux de recherche portent sur les alliances interpartisanes, les partis politiques et le pouvoir local en France. Il a consacré sa thèse à l’étude du système d’alliance qui a permis au PCF de diriger la ville de Calais de 1971 à 2008.
Parmi ses publications récentes : (avec Jérémie Nollet), « Gouverner au nom des habitants. Métier d’élu, action publique et médias locaux », in Anquetin (V.), Freyermuth (A.), dir., La figure de l’« habitant ». Sociologie politique de la « demande sociale », Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2008 ; « Contribution à la sociologie des coalitions partisanes. L’union de la gauche à Calais (1971-2005) », Annuaire 2008 des collectivités locales, Éditions du CNRS.
nicolas.bue@unice.fr

Fabien Desage du même auteur

Fabien Desage est maître de conférences en science politique (Université Lille 2/CERAPS) et membre du comité de rédaction de Politix. Ses travaux portent notamment sur les institutions et l’action publique. Il s’intéresse actuellement aux politiques du logement et de rénovation urbaine dans les grandes agglomérations.
Il a notamment publié : (avec Bastien Sibille), « L’emprise de l’institué », dans Lagroye (J.), Offerlé (M.), dir., Sociologie des institutions, Paris, Presses de Sciences Po, 2009 ; « Faut-il que “rien ne change” pour que les institutions intercommunales changent ? Portée et limites des théories néo-institutionnalistes », dans Faure (A.), Négrier (E.), dir., Critiques de la territorialisation, Paris, L’Harmattan, 2007 ; (avec Jérôme Godard), « Désenchantement idéologique et réenchantement mythique des politiques locales. Retour critique sur le rôle des idées dans l’analyse de l’action publique », Revue française de science politique, 4, 2005.
fabien.desage@univ-lille2.fr

Résumé

Cet article retrace les principaux développements dans l’étude des coalitions de gouvernement depuis cinquante ans. Il revient ainsi sur la constitution progressive d’une « théorie des coalitions » comme sous-champ autonome de la science politique internationale. Initialement imprégné du paradigme du choix rationnel et d’un fort positivisme, celui-ci se diversifie avec l’introduction progressive d’études plus qualitatives et, corrélativement, avec la multiplication des variables prises en compte pour expliquer les comportements coalitionnels. Ce bref état de l’art ouvre ensuite à une présentation thématique des articles qui composent ce dossier. Le déplacement du regard que ces derniers opèrent et la perspective sociologique qui les guide permettent d’éclairer de façon originale certains des débats les plus prégnants dans la théorie des coalitions (question de l’unicité partisane, processus d’institutionnalisation et gouvernement des alliances) tout en explorant des pistes plus originales (l’expérience coalitionnelle, l’autonomisation tendancielle du jeu coalitionnel).





This article, which introduces this special issue of Politix about Government coalitions, purposes a critical survey of the main studies in this active field of political sciences. In the first part, we show how coalition theory has been developed as (something of) a self-containing field of study since the pioneering works of William Riker. This work, which is marked by the influence of positivism and rational choice paradigm, has influenced most of the later coalition studies. Recently, many stimulating developments have taken into account new variables and refined the analysis in order to analyze coalition governance. In the second part, we argue that, despite this evolution, only a radical shift toward a sociological approach of coalitions enables to improve the knowledge on “coalition life” and “coalition governance”. The papers gathered in this Politix issue, based on various field studies, show that this sociological shift opens up new ways for research (subjective experience of coalition, coalitions inclination to autonomy…).

PLAN DE L'ARTICLE

  • La constitution d’un champ d’étude fortement autoréférent : la « coalition theory »
    • L’empreinte des ambitions positivistes et du paradigme du choix rationnel
    • L’émergence d’approches plus inductives et centrées sur les acteurs
    • Les pratiques coalitionnelles en point de mire
  • Des pistes à peine explorées
    • L’uni(ci)té partisane en question
    • L’institutionnalisation des coalitions
    • Gouverner les coalitions
    • Être en coalition
    • L’autonomie tendancielle du jeu coalitionnel
    • L’alliance comme poursuite du conflit sous une autre forme
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