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Raisons politiques

2006/3 (no 23)


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Résumé

Français

L’objectif de cet article est de comparer deux parmi les plus importantes théories de l’égalité contemporaines : celle issue du libertarisme de gauche et celle défendue par les libéraux perfectionnistes. Je défends l’idée qu’au niveau théorique la différence se fait sur la question de la responsabilité de l’État devant les « vies gâchées ». Le libertarisme n’accepte pas que l’État puisse financer la réalisation de la vie de chacun si ces dépenses violent le droit à la propriété de soi. Au contraire, le libéralisme perfectionniste accepte cette possibilité. J’analyse également des cas concrets qui mettent en lumière les conséquences de la théorie libérale perfectionniste qui ne peuvent être acceptées par la théorie libertarienne de gauche. En particulier, seulement la première peut défendre certaines formes de financements publics aux activités culturelles, humanitaires ou économiques.

English

The aim of this article is to compare two of the leading contemporary theories of equality: those of left-libertarianism and perfectionist liberalism. I argue that, in theoretical terms, the chief difference between the two regards the State’s responsibility for “wasted lives”. Libertarianism rejects State spending on individual self-realization if such expenditure conflicts with the right of selfownership. Perfectionist liberalism, in contrast, accepts this possibility. I also look at case studies that bring out ramifications of perfectionist liberalism unacceptable to left-libertarians. Specifically, only the former advocates public spending to cultural, humanitarian or economic ends.

Plan de l'article

  1. A-t-on besoin d’une éthique de la distribution ? La théorie libertarienne de l’égalité
  2. Bien libéral contre justice libertarienne. Pourquoi il est encore utile de parler d’éthique de distribution.
  3. Y a-t-il du bien dans l’égalitarisme libertarien ?
  4. Éthique de la distribution comme justification des taxes promouvant le bien
  5. Conclusion. Libertarisme et libéralisme : une frontière à dessiner

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