Raisons politiques 2006/4
Raisons politiques
2006/4 (no 24)
212 pages
Editeur
I.S.B.N. 2724630491
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Actualité

Vous consultezGenre, nation et représentations : image monolithe masculine contre multiplexité féminine, le cas de la Mongolie

AuteurAnna Jarry du même auteur

ATER au département de Sociologie de l’Université de Paris VII, Denis Diderot, rattachée au CEDREF (Centre d’Enseignement, de Documentation et de Recherche pour les Études Féministes). Doctorante au Centre d’Études des Mouvements Sociaux de l’EHESS de Paris, sa thèse porte sur « Les femmes dans la sphère politique en Mongolie ». Elle a publié « Sphère publique, sphère politique : le cas des associations de femmes en Mongolie », L’homme et la société, n° 158, octobre-décembre 2005, et co-publié « Quelques réflexions sur le rapport de jeunes chercheuses féministes à leur terrain », Terrains et Travaux, n° 10, 2006.

Résumé

Alors qu’elle adopte un régime démocratique libéral en 1992, la nouvelle Nation mongole re-produit l’inégalité dans la dichotomie hommes/femmes, re-construit une exclusion de la catégorie « femmes » de la sphère politique. La mobilisation symbolique du mythe fondateur et des figures historiques nationales montre que les hommes peuvent s’identifier à une allégorie masculine unique, massive, celle du Guerrier Cinggis Qan. A contrario, les modèles féminins sont trop nombreux et antinomiques – de la Reine épouse et mère valeureuse à la « femme en arrière » – révélant que cette catégorie « femmes », en plus de sa domination, est traversée par une multiplexité qui complexifie encore sa propre constitution en sujet politique.





Whilst establishing a liberal democratic regime in 1992, the new Mongolian nation re-produced an inequality in the dichotomy between the categories of “man” and “woman”, re-instituting the exclusion of the latter from the political sphere. The symbolic mobilization of the nation’s founding myth and allegories goes to show that its men can identify with a monolithic male allegory, that of the warrior Cinggis Qan. The feminine models, in contrast, are too numerous and antinomic – from the queen consort and courageous mother to the “woman in the wings” –, revealing that, in addition to its subjugation, the category of “women” is permeated with a multiplexity that still complexifies its own constitution as a political subject.

PLAN DE L'ARTICLE

  • Le mythe fondateur
  • Reconstitution de l’Histoire : nation des reines contre Nation du Guerrier
  • Sur la scène internationale : les paradoxes du « féminin national », entre « tradition » et « modernité »
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