Accueil Revues Discipline (Sciences politiques) Revue Numéro Résumé

Raisons politiques

2010/3 (n° 39)



Article précédent Pages 29 - 61 Article suivant

Résumé

Français

Le cinéma militant a rejeté en Mai 68 la notion d'auteur élaborée par la génération de la Nouvelle Vague. Ils l'ont assimilée à la notion d'autorité. Novices, les cinéastes militants ont repris les techniques du cinéma direct des années 1960. Jeunes, ils se sont ainsi initiés au cinéma. Militants, ils ont couvert les mouvements sociaux des années 1970. Ce rejet de l'auteur a néanmoins été ambivalent. Que ce soit les critiques, les auteurs tentés par le cinéma militant comme Chris. Marker ou Godard, ou peu à peu les cinéastes militants, tous ont participé de la réhabilitation de l'auteur. Celle-ci a été rendue possible grâce à un détour par la mise-en-scène et la fiction, et a permis la mise en place du genre documentaire dans les années 1980. Seuls les plus dotés des cinéastes militants ont alors réussi à se reconvertir dans le documentaire, les autres demeurant invisibles.

Plan de l'article

  1. Pourquoi le rejet de la notion d'auteur ?
    1. Du Joli mai au cinéma de Mai ­ un cinéma d'apprentissage
    2. « Avides de s'exprimer » ­ un cinéma de formation
    3. « Tout ce qui bouge est rouge » ­ un cinéma de militants
  2. Des ambivalences persistantes vis-à-vis de la notion d'auteur
    1. Un « double jeu » journalistique ­ Guy Hennebelle
    2. Chris Marker et les « cinquante petits cons »
    3. Truffaut cité dans Kashima Paradise ­ Yann Le Masson
  3. Le processus de réhabilitation de l'auteur
    1. « C'est dégueulasse, je veux pas rester ici ». Marin Karmitz ou le détour fictionnel
    2. « Avoir un regard d'auteur très appuyé » - Jean-Michel Carré et le mélange fiction / documentaire
    3. « Les conquérants du possible » - Nicolas Philibert, Gérard Mordillat et la mise en place du genre documentaire
  4. Conclusion
Accéder à cet article
© 2010-2014 Cairn.info
back to top
Feedback