Revue économique 2005/2
Revue économique
2005/2 (Vol. 56)
320 pages
Editeur
Numéros antérieurs disponibles sur www.persee.fr

I.S.B.N. 2724630076
A propos de cette revue
Alertes e-mail

Recevez des alertes automatiques relatives à cet article.

S'inscrire Alertes e-mail - Revue économique

Être averti par courriel à chaque nouvelle parution :
d'un numéro de cette revue
d'une publication de Christian Trotzier
d'une citation de cet article

Votre adresse e-mail

Gérer vos alertes sur Cairn.info

Cairn.info respecte votre vie privée
Gender studies

Vous consultezVingt ans de trajectoire après un licenciement collectif

Ouvrières et ouvriers

AuteurChristian Trotzier du même auteur


Résumé

À partir de récits de vie et d’entretiens téléphoniques, l’étude s’intéresse aux trajectoires, sur vingt ans, d’ouvrières et d’ouvriers licencié(e)s pour raison économique au début des années 1980 à Schirmeck, petite bourgade située à 45 kilomètres de Strasbourg. Pour une majorité de femmes, il y a déstabilisation professionnelle sur une longue durée. Les itinéraires instables sont nombreux. Les retraits de la vie active, définitifs pour les plus âgées, temporaires pour les mères d’enfants en bas âge, sont la règle. Si, dans un contexte économique dégradé, les caractéristiques sociodémographiques pèsent sur le retour à l’activité rémunérée, elles ne sont pas non plus sans influence sur « le choix » des nouveaux emplois qui doit peu aux compétences techniques. En revanche, parce que la conjoncture économique leur est moins défavorable, parce qu’ils sont peu soumis aux contraintes de la vie privée, les hommes suivent des trajectoires déterminées principalement par des logiques professionnelles. Cependant, le niveau de salaire est souvent remis en cause. La recherche d’une meilleure rémunération génère alors une mobilité inter-entreprises qui, chez les femmes, est davantage conséquence de la précarité de l’emploi.





Abstract
Adapted from life stories and phone interviews, the study is interested in the way that male and female workers have come during twenty years as made redundanted in the beginning of 1980 at Schirmeck, a small town located at forty five kilometers from Strasbourg. In the majority of women, there is long-term professional destabilization. There are numerous instable ways. Retreats of professional life one the one hand permanent for the olderes, on the other hand temporary for mothers with young children, are the rule. In an economic deteriorated context sociodemographic features influence the return to a paid-job but also “the choice” of very little linked to the technical competences new jobs. On the contrary the men are less disadvantage by the economic conjonture and less submited to the private life constraint. They follow mainly professional determinated ways. The level of salaires has nevertheless often been called into question. Cherching for better remuneration generates an inter-companies mobility which for the women is more consequently precarious employment.

PLAN DE L'ARTICLE

  • Ouvrières, ouvriers et territoire
  • La rupture
  • La formation
  • Les sorties de l’emploi
  • Le retour à l’emploi
  • Les trajectoires d’emploi
    • Les employées de service
    • Les employées familiales
    • Les assistantes maternelles et les accueillantes familiales
    • Les couturières
    • Les ouvrières de l’industrie (hors textile-habillement)
    • Les ouvriers de l’industrie
    • Les indépendant(e)s
    • Les fonctionnaires
    • Les salarié(e)s de l’instabilité
  • La mobilité géographique
  • Conclusion
  • L’enquête
  • Annexe
Accéder à cet article