Revue d'économie industrielle 2006/2-3
Revue d'économie industrielle
2006/2-3 (n° 114-115)
200 pages
Editeur
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3. Contagion sur des réseaux

Vous consultezArchitecture des réseaux interbancaires et gestion du risque de liquidité


AuteurSébastien Vivier-Lirimont du même auteur

Docteur en Sciences économiques, ancien élève de l'École normale supérieure de Cachan. Il est actuellement professeur de Finance à l’École supérieure de Commerce de Reims. Reims Management School et EUREQua, université Paris I Panthéon Sorbonne. Sa recherche est principalement axée sur la finance.

Résumé


Dans un modèle dérivé de Diamond et Dybvig, les banques sont intégrées dans un réseau de dettes interbancaires afin de faire face à des chocs de liquidité aléatoires. L’intégration à un tel réseau permet de réduire le montant des réserves liquides et par suite de décentraliser l’allocation Pareto optimale. Cependant, ce résultat dépend de la structure du réseau, du nombre de participants et de la présence de coûts. Dans un réseau sans coûts, le réseau doit avoir des caractéristiques précises afin de produire ce résultat : il doit posséder soit une propriété de « petit monde » qui implique que les banques sont liées deux à deux par une très courte chaîne d’intermédiaires, soit une propriété de régularité stricte. Dans un réseau avec coûts, une unique structure permet de décentraliser l’allocation optimale sans faillite et de minimiser les coûts agrégés. Cependant, une telle structure n’est pas stable deux à deux.

Mots clés


Réseaux, liquidité, fragilité financière.


In a standard stylised frame derived from Diamond Dybvig, banks operate within a network of debt contracts where liquidity shock distribution is unknown. Working in network enables banks to reduce the amount of liquid reserves and to decentralize a Pareto Optimal allocation while it is impossible if they stay isolated. However, this outcome depends on the architecture of the network, on the network participant number and on the cost structure. In a no cost framework, to decentralize first best outcome, networks have to exhibit one of two strong characteristics. It has either to have a « Small World property » which implies that banks must be bound together at very a short network distance, or, to have a strict regular topology. In a frame with positive cost, a single architecture both minimizes aggregate costs and decentralizes first best outcome. However, this topology, exhibiting unbalanced cost sharing among players, is not pairwise stable.

Keywords


Networks, Liquidity, Financial fragilities.

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