DOI : 10.3917/res.157.0213.
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| Pourquoi les démocraties ont-elles besoin d'un journalisme détestable ? par Michael Schudson |
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AuteurMichael Schudson du même auteur
Columbia university, The Journalism School ms3035@columbia.eduRésumé
Cet article revient sur un paradoxe déjà soulevé par Tocqueville : certains des traits journalistiques les plus décriés par la critique et les universitaires, s’avèrent indispensables au bon fonctionnement démocratique. La presse demeure une institution au service de l’establishment, marquée par sa dépendance aux sources officielles, par les contraintes des conventions institutionnelles ou des routines professionnelles. Mais, à côté du journalisme prestigieux de type Pulitzer, les sujets qui focalisent prioritairement sur les événements imprévus, sur les conflits et la personnalisation cynique contribuent pourtant au processus démocratique.
In this article the author re-examines a paradox already pointed out by Tocqueville: some of the features of journalism discredited most by critics and academics are actually indispensable if democracy is to function properly. The press remains an institution at the service of the establishment, characterized by its dependence on official sources, by the constraints of institutional conventions, and by professional routines. But in addition to prestigious journalism of the Pulitzer type, subjects that focus primarily on unexpected events, on conflicts and on cynical personalization do also contribute to the democratic process.
PLAN DE L'ARTICLE
- La presse en tant qu’institution de l’establishment
- La dépendance aux sources officielles
- Les contraintes de la culture professionnelle
- Les contraintes des conventions institutionnelles (conventional wisdom)
- Les opportunités stratégiques au profit de la liberté d’expression
- La force des choses (Eventfulness)
- Conflit
- Le scepticisme à l’égard des hommes politiques
- Le journalisme d’outsiders
- Conclusion



