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S'inscrire Alertes e-mail - Revue française de pédagogie Cairn.info respecte votre vie privéeVous consultezLa scolarisation d’élèves dyslexiques sévères en classe ordinaire de collège : lien entre adaptations pédagogiques, points de vue des enseignants et vécu de l’expérience scolaire des élèves
AuteursAnne Gombert du même auteur
Centre de recherche en psychologie de la connaissance, du langage et de l’émotion,
université de Provence
Résumé
Depuis la loi sur « l’égalité des droits et des chances des personnes handicapées » (2005-102, 02/2005) la notion d’intégration scolaire évolue vers celle d’inclusion : la société peut être handicapante et c’est à elle qu’incombe le devoir de s’adapter. Dans le cadre scolaire, l’adaptation par les enseignants deleurs pratiques professionnelles devient une condition sine qua non pour compenser les difficultés scolaires liées au handicap. Cependant, poser un cadre législatif ne suffit pas. La prise en charge de ces élèves, parfois très en deçà de la norme de la classe, constitue pour l’enseignant un véritable défi, en regard des multiples remises en cause que cela implique (Belmont & Vérillon, 2003 ; Gombert & Roussey, 2007). Se posent alors diverses questions relatives à ces gestes : quelles sont la nature et les fonctions des gestes que les enseignants mettent en place pour aider les élèves ? Est-ce que les types de gestes varient en fonction du niveau d’enseignement (primaire ou secondaire) ? Observe-t-on une corrélation entre la manière dont les enseignants définissent le handicap, l’intégration scolaire et la dyslexie, et certains types de gestes ? Certains d’entre eux sont-ils, plus que d’autres, associés à un ressenti positif de l’intégration chez l’élève ? La recherche présentée s’attachera à répondre à ces questions en établissant un lien entre trois éléments : (1) la nature des gestes d’aide que les enseignants du primaire et du secondaire ont mis en œuvre lorsqu’ils ont intégré dans leurs classes des élèves souffrant d’un trouble spécifique sévère du langage écrit, (2) l’évocation des enseignants sur le handicap, l’intégration et le trouble spécifique (dyslexie et dysorthographie sévère), (3) la manière dont les élèves intégrés vivent leur expérience scolaire (Dubet & Martucelli, 1996).
handicap, intégration scolaire, adaptations pédagogiques, point de vue des enseignants, expérience scolaire, trouble spécifique du langage écrit
Since Act 2005-102 of Februay 11 2005 on “equality of rights and chances for the disabled”, the concept of school integration has evolved toward exclusion: the society can be a handicap and is the one having to adapt to the educational difficulties linked to a handicap. Within the school framework, it is essential that the teachers adapt their teaching practices in order to make up for the learning difficulties linked to the handicaps. Nevertheless, having a legal framework is not enough. Accepting those students, which are sometimes way below the normal requirements of the class, constitutes a real challenge as regards the various issues it raises (Belmont & Vérillon, 2003; Gombert & Roussey, 2007). Various questions on those gestures have to be asked like what are the nature and functions of the gestures meant to help the students? Do those gestures vary depending on the grade level taught (primary or secondary education)? Do we see a correlation between the way the teachers define the handicap, the school integration and dyslexia, and different types of gestures? Are some of them linked – more than others – to the students’ positive feeling about integration? The research work herein sets out to answer those questions establishing a direct link between the three elements: (1) the nature of the gestures of help that primary and secondary school teachers set up in their classes when they welcomed students with a severe specific writing disorder, (2) the way the teachers speak of this handicap, integration and the specific disorder (dyslexia and dysgraphia), (3) the way the welcomed students live their experiences at school (Dubet & Martucelli, 1996).
Seit dem Gesetz 2005-102 vom 11. Februar 2005 über die “Rechten- und Chancengleichheit der behinderten Mitmenschen”, entwickelt sich der Begriff der Schulintegration zu dem der Einbeziehung hin: die Gesellschaft kann behindernd sein und ihr kommt die Anpassungspflicht zu. Im Schulrahmen wird die Anpassung der Berufspraktika durch die Lehrer eine Grundvoraussetzung, um den mit der Behinderung verbundenen schulischen Schwierigkeiten entgegenzuwirken. Dennoch genügt der gesetzgebende Rahmen nicht. Die Betreuung jener Schüler, die manchmal sehr weit unterhalb der Klassennorm stehen, stellt für den Lehrer eine richtige Herausforderung dar, weil er sich selbst vielfach in Frage stellen muss (Belmont & Vérillon, 2003; Gombert & Roussey, 2007). Es wirft nun auch verschiedene Fragen über diese Gesten auf: Was ist die Natur und der Zweck der Gesten, die die Lehrer erarbeiten, um den Schülern zu helfen? Sind die Gestentypen abhängig von der Unterrichtsstufe (Primar- oder Sekundarbereich)? Kann man einen Zusammenhang zwischen der Art und Weise finden, wie die Lehrer die Behinderung, die Schulintegration und die Legasthenie definieren und einigen Gestentypen? Sind einige von ihnen mehr als andere mit einem positiven Erlebnis des Schülers bei der Einschulung verbunden? Die vorgestellte Forschungsarbeit beantwortet diese Fragen, in dem sie eine Verbindung zwischen drei Elementen herstellt: (1) die Natur der Hilfsgesten, die die Lehrer aus dem Primar- und dem Sekundarbereich drangesetzt haben, als sie in ihre Klasse Schüler einbezogen haben, die an einer spezifischen schweren Störung der schriftlichen Sprache leiden, (2) die Aussagen der Lehrer über die Behinderung, die Einbeziehung und die spezifische Störung (schwere Legasthenie oder Dysorthographie), (3) die Art und Weise, wie die einbezogenen Schüler ihre Schulerfahrung erleben (Dubet & Martucelli, 1996).
PLAN DE L'ARTICLE
- Scolarisation des élèves en situation de handicap et pratiques enseignantes
- Une recherche en primaire et collège
- Questions posées
- Enquête de terrain
- Méthodologie
- Résultats et interprétations
- Des profils pédagogiques d’adaptation contrastés ?
- Des enseignants du primaire et du secondaire à profil différent ?
- Profils pédagogiques d’adaptation et points de vue des enseignants
- Profils pédagogiques d’adaptation et vécu de l’intégration chez l’élève
- Discussion
- Annexes méthodologiques




