Revue historique 2010/2
Revue historique
2010/2 (n° 654)
256 pages
Editeur
I.S.B.N. 9782130579632
A propos de cette revue
Acheter en ligne

Cet article ou un abonnement.
Papier et/ou électronique

Ajouter au panier Ajouter au panier - Revue historique
L'âme est à Dieu et l'honneur à nous
par Hervé Drévillon
5 €

Version électronique : l'article est immédiatement accessible
en ligne en texte intégral.

Abonnement annuel particuliers 2013 98 €

Versions papier et électronique : les numéros sont expédiés par poste
au fur et à mesure de leur parution.
Tous les numéros en ligne sont immédiatement accessibles.

ATTENTION : cette offre d'abonnement est exclusivement réservée
aux particuliers. Pour un abonnement institutionnel, veuillez
vous adresser à l'éditeur de la revue ou à votre agence d'abonnements.

Cairn.info respecte votre vie privée
Alertes e-mail

Recevez des alertes automatiques relatives à cet article.

S'inscrire Alertes e-mail - Revue historique

Être averti par courriel à chaque nouvelle parution :
d'un numéro de cette revue
d'une publication de Hervé Drévillon
d'une citation de cet article

Votre adresse e-mail

Gérer vos alertes sur Cairn.info

Cairn.info respecte votre vie privée
Déclinaisons du politique

Vous consultezL’âme est à Dieu et l’honneur à nous

Honneur et distinction de soi dans la société d’Ancien Régime

AuteurHervé Drévillon du même auteur

Hervé Drévillon est professeur d’Histoire moderne à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Ses recherches sur la culture de la violence (avec Pascal Brioist et Pierre Serna, Croiser le fer. Violence et culture de l’épée dans la France moderne xvie-xviiie siècle, Seyssel, Champ Vallon, 2002), la formation de la sphère militaire (L’Impôt du sang. Le métier des armes sous Louis XIV, Paris, Tallandier, 2005) et les pratiques guerrières (Batailles. Scènes de guerre de la Table ronde aux Tranchées, Paris, Le Seuil, 2007), l’ont conduit à identifier une culture de l’honneur, qu’il étudie désormais comme fondement de la société d’ancien régime.

Résumé

Dans l’Esprit des lois, Montesquieu établit que l’honneur est « principe du gouvernement monarchie ». Souvent, ce postulat a été considéré comme l’expression d’une nostalgie aristocratique. Or la culture de l’honneur n’est pas restée l’apanage exclusif des duellistes ou des gentilshommes « malcontents ». Elle a été partagée par l’ensemble des individus de la société d’ancien régime. L’honneur, en effet, est une équation personnelle par laquelle un individu définit ce qu’il doit aux autres et ce que les autres lui doivent. En ce sens, ce principe ne forme pas un système inerte, mais constitue bien une pratique sociale par laquelle un individu affirme son adhésion à un ensemble de codes et de valeurs formant une identité collective, dont il se proclame l’incarnation et le juge souverain. En ce sens, le sentiment de l’honneur a contribué à l’émergence de l’individu dans le cadre d’une société d’ordres et de privilèges.



Mots clés
Ancien Régime, honneur, individualisme, ordre social, duel, France


Ajouter au panier (5€)


In The Spirit of Laws (1748), Montesquieu states that honour is the « principle of a monarchy ». By its actions, « each individual advances the public good while he only thinks of promoting his own particular interest ». This paper aims to examine the relevance of Montesquieu’s theory by studying the ways to feel, to think and to practice honour in French society, from the Renaissance to the Revolution. Honour was an essential part of noble culture. But it was also shared by any member of any community in the realm, as long as each individual felt concerned by the interests, the reputation and the privileges of the groups he belonged to. In the old regime, honour was the main way to measure social and individual status. It was a mixing of inner – almost sentimental –, social and political feelings. It was an imperative injunction, which could lead someone – not necessarily a gentleman – to risk his own life in a duel and, by doing so, to claim the right to be the sovereign judge of his own honour. In that sense, thinking honour, might be the right way to think the rise of the individual in a society of orders and privileges.

Keywords
Old regime, honour, individualism, social order, duel, France

PLAN DE L'ARTICLE

  • L’honneur comme « individualisme collectif »
  • L’honneur comme distinction de soi
  • L’honneur comme rapport social
  • L’honneur comme principe de gouvernement ?
Ajouter au panier (5 €)