DOI : 10.3917/rhis.102.0361.
Cet article ou un abonnement.
Papier et/ou électronique
| L'âme est à Dieu et l'honneur à nous par Hervé Drévillon |
5 € |
Version électronique : l'article est immédiatement accessible
en ligne en texte intégral.
| Abonnement annuel particuliers 2013 | 98 € |
Versions papier et électronique : les numéros sont expédiés par poste
au fur et à mesure de leur parution.
Tous les numéros en ligne sont immédiatement accessibles.
ATTENTION : cette offre d'abonnement est exclusivement réservée
aux particuliers. Pour un abonnement institutionnel, veuillez
vous adresser à l'éditeur de la revue ou à votre agence d'abonnements.
Recevez des alertes automatiques relatives à cet article.
S'inscrire Alertes e-mail - Revue historique Cairn.info respecte votre vie privéeVous consultezL’âme est à Dieu et l’honneur à nous
Honneur et distinction de soi dans la société d’Ancien RégimeAuteurHervé Drévillon du même auteur
Hervé Drévillon est professeur d’Histoire moderne à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Ses recherches sur la culture de la violence (avec Pascal Brioist et Pierre Serna,Résumé
Dans l’Esprit des lois, Montesquieu établit que l’honneur est « principe du gouvernement monarchie ». Souvent, ce postulat a été considéré comme l’expression d’une nostalgie aristocratique. Or la culture de l’honneur n’est pas restée l’apanage exclusif des duellistes ou des gentilshommes « malcontents ». Elle a été partagée par l’ensemble des individus de la société d’ancien régime. L’honneur, en effet, est une équation personnelle par laquelle un individu définit ce qu’il doit aux autres et ce que les autres lui doivent. En ce sens, ce principe ne forme pas un système inerte, mais constitue bien une pratique sociale par laquelle un individu affirme son adhésion à un ensemble de codes et de valeurs formant une identité collective, dont il se proclame l’incarnation et le juge souverain. En ce sens, le sentiment de l’honneur a contribué à l’émergence de l’individu dans le cadre d’une société d’ordres et de privilèges.
Mots clés
Ancien Régime, honneur, individualisme, ordre social, duel, France
Ajouter au panier (5€)
In The Spirit of Laws (1748), Montesquieu states that honour is the « principle of a monarchy ». By its actions, « each individual advances the public good while he only thinks of promoting his own particular interest ». This paper aims to examine the relevance of Montesquieu’s theory by studying the ways to feel, to think and to practice honour in French society, from the Renaissance to the Revolution. Honour was an essential part of noble culture. But it was also shared by any member of any community in the realm, as long as each individual felt concerned by the interests, the reputation and the privileges of the groups he belonged to. In the old regime, honour was the main way to measure social and individual status. It was a mixing of inner – almost sentimental –, social and political feelings. It was an imperative injunction, which could lead someone – not necessarily a gentleman – to risk his own life in a duel and, by doing so, to claim the right to be the sovereign judge of his own honour. In that sense, thinking honour, might be the right way to think the rise of the individual in a society of orders and privileges.
Keywords
Old regime, honour, individualism, social order, duel, France
PLAN DE L'ARTICLE
- L’honneur comme « individualisme collectif »
- L’honneur comme distinction de soi
- L’honneur comme rapport social
- L’honneur comme principe de gouvernement ?



