Revue historique 2012/1
Revue historique
2012/1 (n° 661)
288 pages
Editeur
I.S.B.N. 9782130593973
A propos de cette revue
Acheter en ligne

Cet article ou un abonnement.
Papier et/ou électronique

Ajouter au panier Ajouter au panier - Revue historique
Funérailles nobiliaires et pouvoir seigneurial à la Renaissance
par Anne-Valérie Solignat
5 €

Version électronique : l'article est immédiatement accessible
en ligne en texte intégral.

Abonnement annuel particuliers 2013 98 €

Versions papier et électronique : les numéros sont expédiés par poste
au fur et à mesure de leur parution.
Tous les numéros en ligne sont immédiatement accessibles.

ATTENTION : cette offre d'abonnement est exclusivement réservée
aux particuliers. Pour un abonnement institutionnel, veuillez
vous adresser à l'éditeur de la revue ou à votre agence d'abonnements.

Cairn.info respecte votre vie privée
Alertes e-mail

Recevez des alertes automatiques relatives à cet article.

S'inscrire Alertes e-mail - Revue historique

Être averti par courriel à chaque nouvelle parution :
d'un numéro de cette revue
d'une publication de Anne-Valérie Solignat
d'une citation de cet article

Votre adresse e-mail

Gérer vos alertes sur Cairn.info

Cairn.info respecte votre vie privée

Vous consultezFunérailles nobiliaires et pouvoir seigneurial à la Renaissance


Résumé

Désormais bien connu pour les rois et les princes de la fin du Moyen Âge et de la première modernité, les funérailles nobiliaires demeurent un terrain encore inexploré pour une noblesse plus modeste, pour qui l’essentiel de la distinction sociale reposait sur la propriété féodale. Les obsèques appartenaient aux rites sociaux destinés à manifester le rang et la qualité d’un individu et des siens. Seule cérémonie véritablement personnelle de la vie d’un gentilhomme, la mort noble se distinguait de la mort du vulgaire. Il s’agissait d’un événement central de la vie de la seigneurie, célébré par l’ensemble de la communauté, dans lequel chacun était mobilisé pour honorer le défunt, et à travers lui, l’ensemble de son lignage, vivants et morts. La ritualisation de la mort seigneuriale prenait la forme d’une pompe funèbre parfaitement normée à la Renaissance. Les élections de sépulture entraient également dans la représentation de la puissance nobiliaire. La constitution de nécropoles familiales témoignait d’une forme de reproduction sociale de la noblesse dans une configuration topolignagère. Véritables sanctuaires dynastiques, ils offraient un cadre fixe et permanent à la célébration de la memoria de la parenté aristocratique, dans laquelle chaque ancêtre était individualisé. Les fondations pieuses la plaçaient dans le domaine de l’immémorialité, tout comme elles reflétaient dans le même temps les attaches territoriales et le pouvoir local d’un lignage. L’attachement au tombeau familial est perceptible dans les fureurs iconoclastes qui touchèrent les sépultures nobiliaires pendant les guerres de religion. En détruisant la tombe de son ennemi, on le blessait durablement dans ce qu’il avait de plus cher : la mémoire des ancêtres, présents spirituellement et protecteurs sanctifiés du lignage sur terre et sur ses terres.



Mots clés
xve-xviie siècles, France, funérailles, noblesse, guerres de religion


Ajouter au panier (5€)


Abstract
Known well for kings and princes of the end of the Middle Ages and the Renaissance, the nobiliary burial remain more underestimated for a more modest nobility, the power of which established itself on the feudal property. Funeral belonged to the social rites intended to show the rank and the quality of someone and his family. Only really personal ceremony of the life of a gentleman, the death of a noble distinguished itself from the death of a commoner. It was about a central event of the life of the seigneury, celebrated by the whole community. Every inhabitant honored the deceased and through him, his whole lineage. In the early modern France, the seigneurial death took the shape of a perfectly organized funeral pomp. Burial places also showed the nobiliary power. The constitution of family necropolises testified of a shape of specific social reproduction of the nobility. Dynastic sanctuaries, they offered a permanent frame to the celebration of the memory of the aristocratic relationship, where every ancestor was known. The pious foundations made age-old the family memory. They also showed the territorial power of a lineage. The attachment in the family graves is visible in the destructions which concerned the nobiliary graves during the religious wars. By destroying the grave of his enemy, we hurt him in what he had of more expensively: the memory of the ancestors, the presents spiritually and defenders of the family on earth and on its lands.

Keywords

early modern France, burial, nobility, religious wars

PLAN DE L'ARTICLE

  • Une cérémonie révélatrice des positions sociales
  • Les lieux d’inhumation, des sanctuaires familiaux ?
  • Les fondations pieuses. Charge ou honneur de la maison ?
  • Annexe
Ajouter au panier (5 €)