Cet article.
Version électronique
| Conflits politiques et réseaux sociaux au XVIIIe siècle par Sandro Guzzi-Heeb et Christine Payot |
5 € |
Version électronique : l'article est immédiatement accessible
en ligne en texte intégral.
Recevez des alertes automatiques relatives à cet article.
S'inscrire Alertes e-mail - Revue d’histoire moderne et contemporaine Cairn.info respecte votre vie privéeVous consultezConflits politiques et réseaux sociaux au XVIIIe siècle
AuteursSandro Guzzi-Heeb du même auteur
Université de Lausanne Anthropole - Niveau 5, CH-1015 Lausanne Sandro.Guzzi-Heeb@unil.chChristine Payot du même auteur
Centre Régional d’Études des Populations Alpines Rue Saint-Honoré 14, CH-1933 Sembrancher Crepa@netplus.chRésumé
Le dimanche 29 août 1745, une petite émeute éclate à Bagnes, une vallée marginale des Alpes suisses, contre le seigneur, l’abbé de Saint-Maurice. Cette révolte n’est qu’un élément d’une lutte de longue haleine, pendant laquelle l’opposition au seigneur représente une partie active et bien organisée du conflit. L’analyse détaillée des protagonistes des luttes politiques, ainsi que des réseaux sociaux qui influencent la mobilisation, permet de mieux comprendre les dynamiques d’organisation de la vie politique locale et le rôle actif des couches populaires. Cette perspective autorise quelques conclusions, qui remettent en question les interprétations classiques des révoltes rurales d’Ancien Régime. Dans le cas de Bagnes, le caractère actif et novateur de la « politique populaire » encore négligé dans les études sur la période moderne, apparaît évident. Les protagonistes de la lutte contre l’abbé soutiennent un projet politique qui ne se réduit pas à une autonomie maximale de la région. Au contraire, ils prônent une ouverture des corporations locales, une transformation des structures économiques, politiques et culturelles de la vallée. Les émeutiers du Châble étaient décidément des « rebelles-novateurs ».MOTS-CLÉS
Alpes, XVIIIe siècle , révolte, réseaux sociaux, politique populaire, sociétés rurales
Texte intégral (5 €)
On Sunday 1745-8-29 a small upheaval occurred in Bagnes, a rather marginal mountain valley in the Swiss Alps, against the abbot of St-Maurice, the local feudal lord. This movement was nothing but one element in a long-term struggle, carried out by a stable and quite well organized political faction. The detailed analysis of the conflicts, of their protagonists as well as an analysis of the mobilization networks allows to highlight crucial aspects of local political life and reveals the active role of low classes. The microhistorical approach leads to some conclusions which challenge classical interpretation of pre-modern rural revolts. The case of Bagnes sheds light on the active and innovative character of popular politics, still underestimated in studies about pre-modern rural societies. The participants in the struggle against the abbot had a political program which was not limited to the quest for local autonomy. They claimed an opening of local corporations and a weakening of the control mechanism ; they fought for an economic, political and cultural evolution of their valley. Bagnes rebels were decidedly ìinnovative rebelsî.KEYWORDS
Alps, 18th century, revolt, social networks, popular politics, rural societies
PLAN DE L'ARTICLE
Des rebelles novateurs ? Conflits politiques et réseaux sociaux dans une vallée alpine au XVIIIe siècle - L’ÉMEUTE DU 29 AOûT 1745
- UNE TRADITION CONFLICTUELLE
- LA VIE POLITIQUE À LA MONTAGNE
- MOBILISATION POLITIQUE ET RÉSEAUX SOCIAUX



